Publié par : lettresdemontreal | 8 janvier 2016

Athée, oui, mais de culture chrétienne catholique-syncrétique

Polythéismes

Je suis athée, cela est une évidence après ce que je viens de publier. Mon athéisme néanmoins n’en est pas un borné.

J’ai fait des études de théologie il y a quelques années, parce qu’après avoir étudié « l’athéisme scientifique » en ex-URSS, dans le cadre de mes études en histoire à l’Université d’Odessa, je n’étais pas satisfait. Je savais qu’il y avait quelque chose qui clochait, et c’était bien les valeurs que j’avais appris dans ma famille, valeurs morales qui n’étaient pas nécessairement athées ou « socialistes », malgré tout l’effort de l’État cubain pour nous faire oublier tout ce qui était relié à la religion.

Alors étudiant la théologie chrétienne et surtout l’histoire de cette religion, et par ricochet celle de beaucoup d’autres, j’ai saisi d’où cela venait notre disposition presque innée à adopter des traits culturels et des comportements des cultures autres que celles de laquelle nous provenons « ethniquement ».

La chrétienté catholique fut toujours en quelque sorte (ensemble avec l’orthodoxe), celle qui conserva le plus l’héritage polythéiste qui le précédait. C’est bien l’une des raisons pour laquelle les Espagnols se sont mêlés si facilement avec les populations originaires des Amériques ou avec les Africains introduits par les Européens de force dans ce continent. Les divinités nombreuses des peuples autochtones américains ou africains ont trouvé « refuge » dans la longue liste des saints catholiques et ainsi commença le processus que nous appelons transculturation ou syncrétisation.

L’idée d’un seul et unique dieu, ennemi mortel de tous les autres a eu une fonction historique : contribuer à la centralisation du pouvoir dans les mains des moins, sur des populations de plus en plus nombreuses. C’est comme cela que nous avons vu fleurir les empires chrétiens et musulmans, assoiffés tous les deux de conquête et de conversion des vaincus.

Les religions polythéistes ont par contre généralement permis la négociation des différences, et même à l’intérieur des empires de l’Antiquité les processus d’adoption des divinités « étrangères » ou d’acceptation de la diversité religieuse était la norme. Dans les communautés polythéistes ancestrales, ce processus d’adoption et de transfert était plutôt la norme. Du matriarcat au patriarcat, du clan à la tribu, au peuple ou à la nation, ces spiritualités ont conservé un lien privilégié avec la nature, l’environnement et constituent toujours une expérience humaine riche de lésons de quoi éviter et de quoi favoriser pour une vie riche et pleine.

Le XXIe siècle a commencé, malgré toute attente rationnelle, comme un siècle d’une nouvelle virulence religieuse monothéiste au niveau mondial. Je dis malgré toute attente parce que cela a lieu justement quand l’Humanité dispose des outils rationnels et scientifiques les plus développés pour passer au pas suivant dans notre histoire commune, c’est-à-dire, assumer que les seuls « dieux » qui existent dans notre quartier de la galaxie, ce sont nous-mêmes.

La conscience humaine collective travaille néanmoins à un rythme différent de celui du meilleur de son intellect, et ce décalage nous oblige à négocier des compromis. Si nous devons continuer à nous inspirer des idées religieuses il va mieux regarder dans le passé, mais aussi dans le présent, et explorer ce que les polythéismes ou les religions monothéistes qui ont conservé et développé le plus des éléments des veilles croyances, peuvent nous apporter pour continuer notre chemin cosmique sans devenir une futile parenthèse.

Moi, je m’identifie en tant que athée, mais de culture chrétienne catholique-syncrétique, et si dans les années à venir l’Église catholique sort de son immobilisme séculaire, et propose une ouverture théologique, mais surtout identitaire et sociale, je pourrais même devenir un membre de la congrégation, parce que ce que je crois essentiel ce sont les faits et les actions, pas une ou autre croyance.

Publié par : lettresdemontreal | 6 janvier 2016

Aujourd’hui encore, je suis Charlie

la-une-du-numero-anniversaire-de-charlieOui, aujourd’hui encore, je suis Charlie, parce que comme ce journal satirique je me pose la question du rôle des monothéismes dans le déclin de nos civilisations, occidentale, orientale et toutes les autres.

Comme Charlie je pense qu’à travers l’humour nous devons nous débarrasser de la mesquinerie et de la bigoterie des « illuminés » de la vérité unique qui mènent la planète systématiquement à la catastrophe.

Que ce soient des fanatiques religieux ou des fanatiques laïques, cachés sous les drapeaux de « l’internationale » ou du nationalisme chauviniste, nous devons les condemner tous et essayer de nous défendre comme l’a proposé Rodrigo Bijou pour le monde virtuel, à travers une Peer-to-Peer Security, c’est-à-dire, à travers des réseaux humains qui érodent la puissance des forces de la mort.

Publié par : lettresdemontreal | 20 décembre 2015

Québec ou Montréal?

Québec

Depuis très longtemps la rivalité entre les villes de Québec et Montréal est un sujet qui surgi de façon récurrente dans les conversations, quand on se trouve dans l’une des deux plus importantes cités québécoises. Les montréalais ont l’habitude de considérer les gens de la capitale provinciale un peu moins que des « paysans urbains » et les québécois considèrent les montréalais, à juste titre ou pas, des cosmopolites élitistes, imbibés du « politiquement correcte », et en fin de comptes snobs.

Un article publié dans La Presse (de Montréal) hier, vient m’éclaircir un peu la question. Dans « Au pays des grandes gueules » Nathalie Petrowski analyse le phénomène des « radios parlées » à Québec, et je mets entre guillemets le terme, parce que tout de suite après le terme qui va être utilisé pour qu’il reste dans la mémoire du lecteur est l’archiconnu et manipulateur de « radios poubelles ». Même si le rapport Payette n’est mentionné qu’en diagonale, ses points principaux sont dans l’article noir sur blanc, et il est évident que l’auteure n’est pas loin de l’idéologie qui le motive, celle du « politiquement correcte » et de la démonisation des phénomènes de société qui peuvent déstabiliser le statu quo bien-pensant.

Le constat le plus intéressant aux propos du présent post est le suivant : La Petrowski y constate que « La radio parlée à Montréal compte deux stations. Celle de Québec en compte cinq! », point d’exclamation y compris et pas sans intention. Un peu plus tard elle reconnait que ce type de radio à Québec est « beaucoup moins formatée que la radio parlée à Montréal, la radio parlée à Québec est engagée, émotive, opiniâtre et sujette à la logorrhée ». Ce qui est par défaut implicite dans cette affirmation est que celle de Montréal est fort probablement tout le contraire, peut-être parce que comme elle le reconnait aussi plus tard les animateurs de ces postes radio à Québec sont « les seules vraies vedettes d’une ville qui n’a pas ni équipe de hockey ni vedettes de la télé », c’est-à-dire qui n’ont pas ni le pain, ni le cirque qui distrait traditionnellement le peuple des vrais préoccupations de société. Quelque chose cloche dans l’argumentation et le but persuasif de l’article…et l’auteure le sait.

En fin bref, suit une série de arguments et de citations des animateurs locaux qu’elle a pu contacter, plusieurs autres ont refusé, selon l’auteure, André Arthur, « l’ancêtre des grandes gueules » de Québec, serait à l’origine d’une campagne contre ce reportage.  La conclusion de la Petrowski est que « le mariage d’amour entre la classe moyenne des banlieues de Québec et les grandes gueules de la radio dure toujours. Pour le meilleur et pour le pire ». C’est dommage qu’une recherche journalistique qui a soulevé un sujet de société si important, car on parle ici des fibres les plus intimes et vibrantes de ces deux façons d’être québécois aujourd’hui, soit resté dans un espace de chicane politique droite-gauche (si toujours cela veut dire quelque chose), et de peu moins que d’envie voilée du dynamisme polémique et contradictoire, certes, de la ville capitale du Québec, de la part d’un Montréal qui ne cesse de régresser dans son immobilisme élitiste.

Il me semble que si aujourd’hui les débats de société ont un lieu de préférence au Québec, c’est dans la capitale que cela se passe, et que les radios parlées de cette ville sont un symptôme à explorer et à analyser.

Un débat grandi en Amérique du Nord, et dans le monde autour du « politiquement correcte » qui mérite être pris au sérieux. Il ne peut plus s’agir de reprendre les vieux termes du monde polarisé d’années passés et les recycler, comme l’establishment du politiquement correcte essaie de faire encore une fois.

Il s’agit plutôt d’essayer de saisir et de formuler en termes nouveaux, peut-être plus complexes et moins binaires, ce que de nouveau apporte cette nouvelle mouvance des forces du centre du spectre politique, d’une classe moyenne qui s’élargie et qui prend conscience de son pouvoir, parce que les extrêmes de ce spectre ne seront plus capables de gagner les cœurs des grandes majorités.

D’ailleurs, si l’on regarde du côté de ce qui se passe en ce moment en Espagne, on aura peut-être quelques clés pour mieux comprendre ce qui s’en vient un peu partout dans le monde développé.

Publié par : lettresdemontreal | 17 décembre 2015

De regreso

complexity

Luego de una demasiado larga pausa, este blog se reactiva, para pesar de algunos y regocijo de otros, eso me resulta ya bastante evidente y propiciar una y otra reacción esa una de las intenciones de esta reactivación, pero no la única, ni la principal.

Esta última es seguir contribuyendo a un pensamiento crítico, tanto en los temas cubanos, como en los de la traducción. Ellos, y prácticamente todos los demás, se encuentran a menudo atravesados por disyuntivas gnoseológicas invalidantes de un largo alcance.

Solemos enfrentarnos con demasiada frecuencia a análisis hechos para el corto plazo, para la complacencia inmediata de un estado de opinión que suele querer ver las cosas en términos de una u otra opción, es decir binarios, y por ello condenados de antemano a una existencia efímera, a un impacto limitado.

La argumentación que se pretende desarrollar aquí de los temas que han caracterizado a este blog será hipotáxica, es decir que surgirá por olas consecutivas, por suma de elementos constitutivos, tratando de reproducir la red de conexiones de la realidad, y no tratando de disecar cartesianamente esa realidad. Es obviamente un procedimiento complejo, y es también la epistemología de los tiempos actuales, que lucha por hacerse un lugar, pero que enfrenta la hosca resistencia de nuestro habito a simplificar, a reducir a su mínimo denominador común el conocimiento y la sociedad.

Cuba está hoy más que nunca antes en crisis, el aniversario que se cumple de hoy de la reanudación de relaciones entre EE.UU. y Cuba es un triste recuerdo de lo poco o nada que ha cambiado. La represión a la disidencia aumenta en la isla y 7500 cubanos están ahora mismo varados en Costa Rica, o en camino hacia ella, impedidos por el gobierno de Nicaragua de seguir camino hacia los Estados Unidos, donde les esperan sus familias o simplemente la libertad de ser ellos mismos. El gobierno de La Habana, desesperado en su crónica ineficacia trata por todos los medios de obtener dinero inmediato o plazos para pagar sus crecientes y pesadas deudas. El pueblo cubano es evidentemente el único garante de esos pagos, de modo que no es difícil comprender por qué a ese clan en el poder, ya pronto por más de 57 años,  no le importe mucho si se siguen escapando de sus garras miles de cubanos, pues ellos van a aportarle más dinero fuera que dentro. Claro está, eso excluye a los médicos, esclavos de su condición de profesionales « engordados » para el comercio de la salud mundial, y una de las entradas de « cash » más importantes del régimen.

El mundo anda revuelto, los ataques de Paris primero y el de San Bernardino luego, han puesto el peligro terrorista yihadista de nuevo en los titulares de todos los medios de prensa y en el centro de las preocupaciones de los gobiernos occidentales, pero no únicamente. Rusia hace tiempo interviene en Siria y el balance geopolítico mundial se resiente, se comienza a hablar hasta de declive civilizatorio. Arabia Saudita crea otra coalición de países para combatir el terrorismo, aunque sigue siendo un enigma qué es lo que ese país y sus aliados entienden por ese concepto y por ende quién o quienes serán el verdadero objetivo de su programada lucha.

Los fenómenos de traducción que estaban produciéndose en países como Canadá y Brasil, asociados a los movimientos estudiantiles de 2012 y 2013 respectivamente se han venido enfriando. Constituían una esperanza de horizontalidad y de regreso de la racionalidad al activismo político y estaban estrechamente vinculados a los procesos de repolitización de las sociedades civiles respectivas.

Hoy se habla menos de repolitización y cada vez más de reideologización. Las sociedades civiles que llevaron a cabo las primaveras árabes, de « arce » (Quebec) o « capoeira » (Brasil), luego se han adormecido o sencillamente desaparecido, pues vivimos tiempos de un perverso regreso de las ideologías milenaristas, religiosas o laicas.

 

 

Publié par : lettresdemontreal | 17 juillet 2015

Carta abierta sobre la reanudación de relaciones Cuba-Estados Unidos

EEUU-Cuba-banderas

Los signatarios de esta carta abierta, todos residentes en el exterior de Cuba, contrariamente a la opinión de gran número de políticos cubanos del exterior que han rechazado indignados la reanudación de relaciones diplomáticas entre Cuba y los Estados Unidos sin tener en cuenta todos sus posibles efectos a largo plazo,  deseamos por este medio dar a conocer nuestras consideraciones:

1-      La política de aislamiento no ha traído para nuestro pueblo ningún resultado positivo en más de cincuenta años en relación a los derechos y libertades de los cubanos, por lo que puede considerarse que ha redundado en un total fracaso.

2-      A quien realmente ha aislado esa política es al pueblo cubano, no al gobierno, el cual ha mantenido relaciones con la mayor parte del mundo mientras que la población ha quedado sólo a merced de las versiones y enfoques de los medios oficialistas.

3-      El conflicto y las tensiones entre ambos países, ha permitido al gobierno cubano presentar ante el mundo el conflicto Cuba-Estados Unidos como la contradicción principal del drama cubano y enmascarar ante la opinión pública la verdadera contradicción que ha enfrentado la nación cubana en las últimas décadas, que no es otra que la existente entre una dirigencia que ha negado sistemáticamente derechos y libertades fundamentales, y una ciudadanía que ha permanecido al margen de todo protagonismo. Consideramos que la reanudación de relaciones es el primer paso para desarmar ese mito.

4-      El embargo económico sobre Cuba, en particular, ha permitido al gobierno cubano justificar ante el mundo todos los descalabros de su política económica e institucional como supuestos efectos del llamado “bloqueo imperialista” y eludir sus responsabilidades sociales para con su pueblo. El actual proceso de normalización apunta hacia el desmantelamiento de esa política y obliga a la dirigencia cubana a asumir sus responsabilidades o de lo contrario, quedar sin argumentos ante sus ciudadanos y el  mundo por el sostenimiento de un bloqueo interno que ha sido mucho más dañino que el externo.

5-      La reanudación de esas relaciones, que apunta hacia el término de la guerra fría entre ambos gobiernos, tiene, como consecuencia, el fin del clima de plaza sitiada en el escenario político cubano, lo cual arrebata a la dirigencia cubana la justificación para reprimirlos y procesarlos con el manido argumento de que todos aquellos que cuestionan su política oficial actúan pagados por Washington. El incremento de la represión por parte del gobierno cubano contra los disidentes, no tiene ninguna justificación posible en el marco de las nuevas negociaciones. Quienes subscribimos mantendremos la denuncia y monitoreo de las violaciones de los derechos humanos a nuestros compatriotas.

6-      Las nuevas condiciones creadas por la reanudación de relaciones tiende a generar en ciertos sectores de la población cubana una mayor libertad de movimientos y contactos, así como acceso a mayor información que les permitirá adquirir una visión más independiente y desprejuiciada de la realidad.

7-      Aunque el conflicto de la nación cubana debe resolverse sólo entre cubanos, las nuevas relaciones entre ambos países permiten una mayor influencia del gobierno de los Estados Unidos en defensa de aquellos que dentro de Cuba luchan por lograr el respeto a los derechos ciudadanos.

No tiene sentido acusar al gobierno de los Estados Unidos de traición por no exigir pasos de apertura a la dirigencia cubana como condición previa al restablecimiento de esas relaciones cuando esa administración, como todas las anteriores, se debe y ha respondido siempre, a intereses de su propia nación, como tampoco se puede esperar que este paso, por sí mismo, lleve a cambios significativos en ese sentido por parte de la dirigencia cubana. Más bien somos nosotros los cubanos los que tenemos la responsabilidad moral de aprovechar las ventajas de las nuevas circunstancias creadas en Cuba para trabajar por una patria mejor.

Manuel C. Acosta Acosta, investigador y docente, residente en  México.

Pedro Pablo Alvarez Ramos, activista sindicalista, resident4e en La Florida, Miami.

Dora Amador, periodista, residente en La Florida, Estados Unidos.

Wilfredo Armesto, médico,  residente en Colombia.

Marlén Azor Hernández, Socióloga, residente en México.

Rolando Castañeda, economista, residente en Washington DC.

Siro del Castillo, artista plástico, residente en la Florida, Estados Unidos.

Raúl Ernesto Colón Rodríguez, professor universitario, residente en Canadá.

Armando Chaguaceda, politólogo, residente en México.

Juan A. Francés, sindicalista, residente en República Dominicana.

Reinold González, editor, residente en La Florida, Estados Unidos.

Ileana de la Guardia, psicóloga, residente en Francia.

René Hernández Bequet, Presidente del Partido Demócrata Cristiano, residente en La Florida, Estados Unidos.

Ariel Hidalgo, maestro,  residente en La Florida, Estados Unidos.

Faisel Iglesias, abogado, residente en Puerto Rico.

Heriberto Leyva, maestro, residente en New Jersey Estados Unidos

Mónica López, traductora, residente en Nueva York.

Pedro Ramón López, empresario, residente en República Dominicana.

Jorge Masetti, periodista. residente en Francia.

Marcelino Miyares, politólogo, residente en La Florida, Estados Unidos.

Arnoldo A. Muller, empresario,  residente en La Florida, Estados Unidos,

Oscar Peña, periodista, residente en La Florida, Estados Unidos.

Marifeli Pérez-Stable, profesora universitaria, residente en La Florida, Estados Unidos.

Elay Rodríguez, activista, residente de La Florida, Estados Unidos.

Augusto Rodríguez, periodista. Residente en La Florida, Estados Unidos.

Rodolfo Rojas Companioni, técnico, residente en La Florida, Estados Unidos.

Ricardo Roque, médico, residente en República Dominicana.

Danny Roque, antropólogo, residente en México.

Pedro Subirats, professor de Filosofía, residente en Puerto Rico.

Grupo Concordia. Miami, 17 de Julio de 2015.

Publié par : lettresdemontreal | 15 janvier 2015

El mensaje de las manifestaciones en Francia a los cubanos

« Marche hommage Charlie hebdo et aux victimes des attentats de janvier 2015 (31) » par Sébastien Amiet

« Marche hommage Charlie hebdo et aux victimes des attentats de janvier 2015 (31) » par Sébastien Amiet

El domingo pasado más de 3 millones de personas marcharon por las calles de las ciudades francesas en protesta contra el salvaje asesinato del equipo de redacción de Charlie Hebdo y varias otras personas, entre ellas, 3 policias y 4 franceses de origen judío.

Para los cubanos que tuvimos el privilegio de seguir en la TV estos acontecimientos, un sentimiento de similitud se establecía de inmediato. Todos los que han vivido en Cuba en algún momento de estos 56 últimos años tienen que haber participado en marchas multitudinarias.

La diferencia fundamental entre esas marchas en Cuba y las de Francia de este fin de semana de enero del 2015, no es sólo lo que las motiva, es también quien las convoca. En Francia ha sido la sociedad civil en reacción espontanea y auténtica. En Cuba, todos lo sabemos, siempre ha sido el Estado, ese omnipresente Estado disfrazado de « organizaciones de masas », de « partido », de « juventudes comunistas » o hasta de « pioneros ».

En Francia esto sucede en circunstancias excepcionales, en Cuba es el resultado de campañas políticas programadas y planificadas en oscuras oficinas del edificio que está detrás del monumento a José Martí en la plaza que un día recobrará el nombre de Plaza Cívica, no para hacer homenaje al dictador que la mandó a construir, sino para recuperar el sentido martiano que la misma nunca debió dejar de portar.

Lo que estas marchas de los franceses nos dicen a los cubanos es que vale la pena marchar multitudinariamente cuando se trata de nuestras libertades, las de todos los ciudadanos. Vale la pena cantar la Marsellesa o Al combate corred Bayameses, cuando se trata de defender nuestros más sagrados e irrenunciables derechos: la libertad de expresión, de reunión, de contestar al poder, de construir nuestras vidas en una sociedad que respete la diversidad de todo tipo, religiosa, política, ideológica, económica.

Gracias a Francia por mostrarnos una vez más de qué es capaz un pueblo que ha pagado muy cara su libertad y que no duda en defenderla al precio de la vida de sus mejores hijos.

Perseveremos compatriotas, Cuba volverá a ser libre, próspera y diversa, porque ese sueño martiano sigue siendo el de todos los cubanos y ningún tirano podrá borrarnoslo de nuestro espíritu nacional.

Publié par : lettresdemontreal | 9 janvier 2015

Nous sommes tous Charlie

JesuisCharlie

 

La liberté a toujours un prix, elle commence et elle finit par la parole, par l’écriture, c’est bien pour cela que j’écris sur ce blogue.

Hier des gens qui haïssent la parole, l’écriture et les dessins des autres ont assassiné 12 personnes à Paris. Demain il y aura encore des morts aux mains des cons de Dieu, ou d’Allah, peu importe.

Ce que ces cons ne peuvent pas imaginer c’est que leurs actions nous redonnent le courage de lutter pour notre liberté, parce que nous savons qu’elle n’est pas un cadeau, qu’elle n’est qu’un droit acquis, mais qu’elle est toujours menacé par les liberticides de toutes les croyances et de toutes professions de foi, réligieuses ou laïques.

Demain nous serons encore ici pour dénoncer l’obscurantisme et la sauvagerie des « illuminés », parce que nous sommes et nous serons tous Charlie!

PS : Je préssentais que les actes terroristes à Paris n’étaient pas des actes isolés et on constate aujourd’hui que d’autres victimes et d’autres victimaires se rajoutent aux massacres d’hier. Nous, ceux qui voulons une monde rationnel et complexe, un monde de diversité et de paix, nous sommes tous Charlie.

charlienoustous

Publié par : lettresdemontreal | 18 décembre 2014

Seguirá no siendo fácil

BanderaLettresMontreal

Ya sabemos todos que las relaciones diplomáticas serán restablecidas entre los Estados Unidos y Cuba el año que viene. Ya todos sabemos que el embargo no será desmantelado automáticamente, pues es ley y sólo el congreso del país que la legisló puede abolirla. Ya sabemos todos que el presidente Obama ha encontrado mucha resistencia y condena entre la parte de la comunidad cubana que es más activa políticamente en la Florida y en EE.UU. ¿Qué queda por decir?

Pues me parece que hay dos dimensiones a tener en cuenta: la primera es la relativa al ámbito cubano. Es necesario afirmar que seguirá no siendo fácil,  para parafrasear la célebre frase cubana que Obama usó en su discurso. Si bien éste es un momento histórico y el pueblo cubano será el primero en beneficiarse a corto plazo, también es un momento difícil para la nación cubana, a mediano y largo plazos, pues la enfrenta a la hipotética perspectiva de ver prolongarse el castrismo más allá de la vida de los dos hermanos que han gobernado a la isla con puño de hierro e instaurado la dictadura más larga y empobrecedora de los valores nacionales, -bien diferentes de los nacionalistas- que ha conocido la historia patria. Tan sólo la creación de la peor burocracia cívico-militar que ha conocido el pueblo cubano en toda su historia, es y seguirá siendo el más eficaz freno a toda reforma verdadera, a todo cambio democrático profundo y sí, usemos esa palabra por una única vez: a todo cambio revolucionario.

La segunda dimensión es la continental y sobre esa Obama hizo un muy discreto, pero firme hincapié al final de su discurso. Vamos a ver pronto, seguramente incluso antes de la Cumbre de las Américas en Panamá, que este presidente de los Estados Unidos estará haciendo más por la unidad de todos los que aquí vivimos (en las Américas), que todos los previos y fallidos intentos de crear bloques subregionales, con agendas que han ido desde lo ideológico a lo mero comercial como eje. El eje que este presidente de los Estados Unidos está proponiendo es geopolítico. Él, como ningún otro presidente en este continente tiene los necesarios conocimientos y poder de acción como para darse cuenta de los desafíos geopolíticos que enfrentan las Américas en este siglo XXI y hacia futuro. ¿Necesitan un solo ejemplo? El propuesto y al parecer aprobado canal interoceánico nicaragüense con financiamiento y mandato chino. Hay muchos más, y la nueva alianza de los Castros con la Rusia conservadora y nacionalista de Putin, es quizás el más peligroso. Obama lleva razón cuando nos dice que no se puede pretender obtener resultados diferentes con una misma política de hace más de 50 años. No en este mundo que cambió tanto desde entonces.

Lo que debe quedar claro para los cubanos es que lo que viene no va a ser fácil, porque Cuba ha estado y seguirá estando en el centro de las decisiones geopolíticas más cruciales de este continente y nos guste o no, ese es nuestro karma. Si queremos que las cosas cambien y mejoren, no van a ser ni los Castros, ni Obama quienes nos harán caer « maná del cielo », será por el contrario sí, la capacidad de negociar con inteligencia y de darnos los gobernantes que sepan cuidar de nuestros intereses nacionales – que al fin y al cabo no se pueden disociar de los continentales- de manera consulta, consensuada y participativa, donde el ciudadano común de la isla tenga su palabra que decir y ser escuchada, donde la sociedad civil de ese país tan infantilizado políticamente, sepa alcanzar la madurez que van alcanzando las de sus pares latino y angloamericanos.

Hoy se abre una nueva era para Cuba, la de la progresiva toma de conciencia de los cubanos de sus responsabilidades y deberes. Obama habrá contribuido a abrir la puerta, pero nos toca a nosotros limpiar la casa.

Publié par : lettresdemontreal | 15 décembre 2014

« La tentation de devenir esclave »

Vargas_Losa_2011_sml

Stéphan Bureau a interviewé Mario Vargas Llosa dans sa maison à Lima et l’entrevue a été diffusée chez ICI-ARTV dimanche dernier, le 14 décembre 2014. J’ai eu la chance de l’enregistrer sur le PVR de la maison pour « écoute attentive » et aujourd’hui je l’ai fait. Le résultat de cette écoute, sont les lignes qui suivent.

Il s’agit d’un document remarquable qui devrait être traduit (sous-titré, mais pas doublé) vers l’espagnol et diffusé dans les principales chaines de TV latino-américaines et espagnoles. Même si le journaliste québécois se montre parfois peu familiarisé avec la réalité et surtout l’histoire latino-américaine (ses questions ou remarques ont parfois plus une couleur touristique que journalistique d’enquête),  c’est sont les réponses de Vargas Llosa, dans son français plus que correcte, mais pas parfait, ce qui fait de l’émission un vrai bijou du documentaire contemporain.

Il y a au début, une trop longue et quelque peu indiscrète intromission dans l’historique des relations Vargas fils-père, à laquelle l’écrivain péruvien fait face sans perdre la face et même en donnant plus d’information que ce qu’il aurait dû (c’est bien mon point de vue), mais la « perle » de cette entrevue est la défense exhaustive du droit à la liberté individuelle que l’auteur de La fête du Bouc, et de La Guerre de la fin du monde y a fait. À la question ambiguë de Bureau (comme si ce c’était « les autres » qui pensent comme ça), à propos de la réaction « partagée » des lecteurs du grand écrivain qui « regrettent » ses positions politiques, Vargas Llosa répond en faisant une précise et détaillée exposition de l’importance de la liberté individuelle dans les sociétés latino-américaines, où trop souvent on s’est vu confrontés à se faire voler ce droit élémentaire par des dictateurs, que ce soit de droite ou de gauche, et il y a souligné qu’il s’enfutait « royalement » de la couleur politique du totalitarisme.

Évidement quand c’est Vargas Llosa qui parle de ce sujet, la mention de Cuba est « de rigueur » et pour bonne cause. Bureau lui force un peu la main, l’interrompant, lui glissant dans la bouche « Cuba », mais son interviewé n’esquive pas l’occasion pour souligner le fait que la liberté individuelle implique la possibilité et la responsabilité de l’erreur, même de la gaffe, et que pourtant cette condition inaliénable de la vie en société était préférable à « l’abdication » de ces droits et responsabilités aux mains d’un « leader », d’un « camarade en chef », en fin de comptes d’un dictateur, comme « l’exemplaire » cas de Fidel Castro.

La tentation de devenir esclave a été et reste le vice le plus dangereux dans des sociétés ou l’esclavage a marqué à feu les consciences sociales et où la stratification de la société a créé des mondes parallèles, peu propices au développement de sociétés civiles fortes et capables de fiscaliser le pouvoir.

Une bonne et bien méritée critique fait Vargas Llosa aussi de ces intellectuels « domestiqués par le pouvoir », c’est bien le terme qu’il utilise. Des intellectuels qui gagnent très vite confort et privilèges sous les dictatures, pourvoyant survie au mythe de la « place spéciale » de l’intellectuel dans la société. Il vaut encore la peine de mentionner le cas cubain, pour se rappeler comment une partie de la génération intellectuelle qui arrive avec les Castros au pouvoir dans les années 1960, garde encore de nos jours les « clés de la réussite » pour toutes les autres, et bien plus important, le « mot de passe » de l’acceptation dans les cénacles de la gloire culturelle à Cuba.

Cette entrevue, si elle réussit à se faire entendre, peut devenir un moment important de l’histoire culturelle et intellectuelle de l’Amérique latine. Souhaitons alors que Radio Canada soit à la hauteur, et que les gauchistes de « manuel stalinien ou trotskyste » soient incapables de l’empêcher.

Publié par : lettresdemontreal | 4 novembre 2014

Migrando a Ello

Hola amigos, algunos de ustedes me deben haber visto desaparecer de Facebook. Es cierto, esa plataforma hace todo lo que este manifiesto que les dejo debajo explica. No me siento a gusto como producto, creo, con Ello, que merecemos algo mejor.

Nos vemos por Ello!

ello

ELLO MANIFESTO

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