Publié par : lettresdemontreal | 16 mars 2008

Une histoire d’il y a 20 ans : Les quatre d’Odessa

odessalahavane.jpg

Ces jours-ci, je « commémore » le 20ème anniversaire de mon expulsion de l’ex-Union Soviétique et mon arrivée à Cuba dans un bateau porte-conteneurs en partance de Saint-Petersbourg, Leningrad à l’époque. La curiosité de ce fait était que je n’ai pas été expulsé par les soviétiques, mais par les autorités diplomatiques cubaines sur place, ou plus sûr encore, par le gouvernement de La Havane, mais racontons l’histoire… Le 20 septembre 1987, un groupe de trois étudiants cubains de la faculté de physique, de l’Université d’État d’Odessa, et moi, qui étudiais à l’époque à la faculté d’Histoire de la même Université, nous avions protesté contre la censure d’une pièce de théâtre que nous avions préparé pour le festival annuel des étudiants cubains à Odessa (plus de mille cubains dans cette ville à l’époque).

Le Consulat cubain, qui surveillait toujours le contenu politique de tout ce que nous faisions en public, nous avait interdit de jouer notre pièce.  Nous nous sentions dans l’obligation d’expliquer aux étudiants cubains, qui connaissaient déjà en grande majorité l’existence de notre pièce, et surtout son contenu de critique sociale, pourquoi nous avions voulu la jouer. Les 4 étudiants d’Odessa, nous sommes montés sur la scène du théâtre où se déroulait le festival, pour expliquer la situation à nos collègues étudiants, et par la suite des fonctionnaires du consulat cubain d’Odessa sont aussi montés sur la scène pour nous chasser et une bousculade s’est produite.

Aujourd’hui, une expo d’art cubain à Londres montre un rouleau de papier sanitaire fait avec des feuilles du Granma (le journal de la pensée unique à Cuba, organe officiel du parti communiste). Ce que nous faisions aussi dans notre pièce de théâtre, mais à l’époque cela fut considéré comme un « sacrilège », un scandale qui devait être puni « sévèrement ». Pour revenir au contexte de l’histoire, il ne faut pas oublier qu’au même moment se déroulait le processus de la Perestroïka et de la Glasnost en ex-Union soviétique, cela nous encourageait davantage. L’idéologie dans l’ancien bloc de l’Est était partagée comme un tout trans-national : la révolution permanente, la conquête de l’avenir devrait se faire entre tous, et par tous, suivant un chemin commun… Après on apprendrait qu’à Cuba, comme partout ailleurs, il s’agissait d’une façon de manipuler les masses populaires pour rassurer le pouvoir politique d’une caste « révolutionnaire ».

Quelques semaines plus tard, des fonctionnaires de l’Ambassade de Cuba à Moscou sont venus à Odessa, et lors d’une réunion au consulat cubain ils nous ont dis que nous serions expulsés d’Odessa vers Cuba, sans pouvoir poursuivre nos études avant l’année suivante, donc une sanction d’une année scolaire complète.

En mars 1988 nous avons embarqué dans le bateau porte-conteneurs « Magnitgorsk » à Leningrad, et au début d’avril nous arrivions à La Havane.

Nous avons été convoqués au Comité Central du Parti Communiste de Cuba pour nous entendre sur ce que l’on avait fait, mais nos arguments étaient ceux des « perestroikos » un mot qui commençait à être péjoratif dans le Cuba de l’époque. L’objectif de cette visite n’était que de nous « rééduquer » à travers une série de visites et des « travaux volontaires » aux principales « œuvres de la Révolution » de cette période-là, EXPOCUBA, par exemple.

Entretemps, le Ministère de l’Éducation Supérieure nous a fait parvenir une résolution où les événements d’Odessa étaient qualifiés comme « action contre-révolutionnaire », ce qui constituait de fait une sentence politique à vie.

En 1988, pendant son discours annuel du 26 juillet, Fidel Castro fit référence indirecte à notre cas, dans son style paternaliste caractéristique:

http://www.cuba.cu/gobierno/discursos/1988/esp/f260788e.html

“Nosotros estamos orgullosos de la pureza ideológica, de la fortaleza ideológica de un país que se ha enfrentado al imperialismo; y no solo que se ha enfrentado al imperialismo, un país donde cientos de miles de sus hijos han cumplido misiones internacionalistas, un país donde no hay más que levantar una mano y, si hacen falta 10 000 maestros para Nicaragua, aparecen los 10 000 maestros para Nicaragua (APLAUSOS); si hacen falta médicos, van médicos; un país que cuando han hecho falta combatientes, ha habido siempre 10 veces más combatientes dispuestos a cumplir la misión que el número de combatientes que se necesitan.

Por eso hoy, en este 35 aniversario, hay una idea muy esencial, y es no olvidar nunca dónde estamos situados, que no es en el Mar Negro, sino en el Mar Caribe, no a 90 millas de Odesa, sino a 90 millas de Miami, con frontera en nuestra propia tierra, en una parte ocupada de nuestro territorio, con el imperialismo. Nuestro pueblo es el responsable de nuestro país; y nuestro Partido es el responsable de su política, de su línea, de su defensa.

Nuestro Partido sabe que no puede cometer errores que lo debiliten ideológicamente. Por eso, en nuestro proceso de rectificación el papel del Partido no se debilita, el papel del Partido se fortalece; en nuestro proceso de rectificación el papel de nuestro Partido se hace cada vez más y más esencial. ¡No habrá nada que debilite la autoridad del Partido! ¡Sin el Partido no hay revolución posible, sin el Partido no hay construcción posible del socialismo!”

« Nous sommes fiers de la pureté idéologique, de la forteresse idéologique d’un pays qui a fait face à l’impérialisme ; et il s’agit non seulement qu’il ait fait face à l’impérialisme, c’est aussi un pays où des centaines de milliers de ses fils ont accompli des missions internationales, un pays où il ne faut que lever une main et, s’il manque 10.000 enseignants pour le Nicaragua, apparaissent les 10.000 enseignants pour le Nicaragua (APPLAUDISSEMENTS) ; s’il manque des médecins, il y a des médecins ; un pays où quand on a eu besoin de combattants, il y a toujours eu 10 fois davantage de combattants disposés à accomplir la mission que le nombre de combattants nécessaires.

C’est pourquoi aujourd’hui, dans ce 35ème anniversaire, il y a une idée très essentielle, et elle est de ne jamais oublier où nous sommes situés, que l’on n’est pas dans la Mer Noire, mais dans la Mer Des Caraïbes, pas à 90 milles d’Odessa, mais à 90 milles de Miami, avec la frontière dans notre propre territoire, dans une partie occupée de notre territoire, par l’impérialisme. Notre peuple est le responsable de notre pays ; et notre Parti est le responsable de sa politique, de sa ligne politique, de sa défense.

Notre Parti sait qu’il ne peut pas commettre des erreurs qui l’affaiblissent idéologiquement. C’est pourquoi, dans notre processus de rectification le rôle du Parti ne s’est pas affaibli, le rôle du Parti s’est fortifié ; dans notre processus de rectification le rôle de notre Parti est rendu chaque fois plus et plus essentiel. Il n’y aura rien qui affaiblira l’autorité du Parti ! Sans le Parti il n’y a pas une révolution possible, sans le Parti il n’y a pas une construction possible du socialisme ! »

Après tous ces événements, je pris à parti de travailler à la mesure de mes moyens à favoriser une évolution de la culture politique dans mon pays. Pendant 20 ans j’ai travaillé dans différentes institutions à caractère culturel de Cuba, constatant néanmoins la corruption généralisée, le sourd mécontentement des jeunes, l’opportunisme croissant de la part des fonctionnaires, la rigidité et l’impossibilité d’évolution démocratique de ces structures fossilisées. Entretemps, plusieurs moments de rupture se sont produits à Cuba. Des révolutionnaires conséquents, ou tout simplement des intellectuels et des chercheurs des centres de recherche des sciences sociales, furent soumis à des processus de purge. Ces jours-ci on lit ces histoires sur http://www.kaosenlared.net/cuba, le cas du CEA, d’HABITAT et surement d’autres qui suivront, en sont l’évidence de l’atmosphère répressive qu’ont vécu et que vivent encore les Cubains qui osent avoir leur propre opinon.  

Un échange critique par courriel a eu lieu dès le début de 2007, parmi des intellectuels cubains aussi bien à Cuba qu’en l’exil, notamment sur les années du « quinquennat gris » (1970-1975), on l’appelait « la guerre des emilios » (Emilio étant un prénom espagnol qui ressemble au mot email). Ce processus a servi en dernière instance comme un nouvel instrument de sondage des forces mécontentes avec la situation politique à Cuba. Ces gens le moment venu, se verront réprimer par le pouvoir en place.  Cela pourrait être lié à la récupération physique de Castro, ou bien lors d’une situation politique internationale moins difficile pour le gouvernement de La Havane. Le fait est que le débat initié par cette nouvelle « vague » de discussion politique à Cuba ne peut pas être arrêtée cette fois-ci.  Internet comme moyen de partage des expériences et des propositions devient de plus en plus le substitut de cette presse cubaine officielle dans laquelle personne n’a plus confiance. Le crédit politique dont a bénéficié et grâce auquel le gouvernement de La Havane a pu si longtemps faire et défaire à sa guise, est sur le point de disparaître. La population de l’île est de plus en plus sceptique et l’envie de changement, d’un vrai changement politique et socio-économique à Cuba s’approche, parce que comme disent les Cubains, « il n’y a pas de maladie qui dure 100 ans ni un corps qui puisse y résister non plus! ».

Raúl Ernesto Colón Rodríguez.
Montréal, le 15 mars 2008

Una historia de hace 20 años: Los cuatro de Odessa.

Por estos días, « conmemoro » el 20 aniversario de mi expulsión de la ex – Unión Soviética y la llegada a Cuba en un barco portacontenedores, que salio de San-Petersburgo, (Leningrado en esa época). La curiosidad del caso es que no fui expulsado por los soviéticos, sino por las autoridades diplomáticas cubanas, o más seguro aún, por el Gobierno de La Habana, sin embargo será mejor contar la historia… el 20 de septiembre de 1987, un grupo de tres estudiantes cubanos de la facultad de la física, de la Universidad de Estado de Odessa y yo, que estudiaba en esa época en la facultad de Historia de la misma universidad, protestamos contra la censura de una obra teatral que habíamos preparado para el festival anual de los estudiantes cubanos en Odessa (éramos más de mil cubanos en esa ciudad por aquella época).

El Consulado cubano que supervisaba siempre el contenido político de todo lo que se hacía en público nos la había prohibido, pero los “cuatro” nos sentiamos en la obligación de explicar a los estudiantes cubanos lo que pasaba. La gran mayoría ya conocía la existencia de nuestra obra y sobre todo su contenido de crítica social. Hoy en día una exposicion de arte cubano en Londres muestra un rodillo de papel sanitario hecho con hojas del Granma (el Diario del pensamiento único en Cuba, órgano oficial del partido comunista), lo que, por otra parte, haciamos también en nuestra obra teatral, pero en la época eso fue un « sacrilegio », un escándalo que debía castigarse « severamente ». Para volver de nuevo al contexto de la historia, no es necesario olvidar que en el mismo momento se desarrollaba el proceso de la Perestroika y la Glasnost en la antigua Unión Soviética, eso nos animaba aún más.

La ideología en el antiguo bloque del Este se pensaba y se trasmitía de alguna forma como un conjunto, como un todo: la revolución permanente, la conquista del futuro debía hacerse entre todos, y por todos, siguiendo un camino común… después nos dariamos cuenta que en Cuba, como en todas partes, se trataba de una manera de dirigir a las masas populares para asegurar el poder político de una casta « revolucionaria ».

Los 4 estudiantes de Odessa, subimos al escenario del teatro donde se desarrollaba el festival, queriamos explicar la situación a nuestros colegas estudiantes, pero casi simultaneamente se subieron algunos funcionarios del consulado cubano de Odessa para intentar expulsarnos de alli por la fuerza y como es logico tuvo lugar una pequeña “batalla campal”.

Algunas semanas más tarde, funcionarios de la embajada de Cuba en Moscú vinieron a Odessa, y en una reunión en el consulado cubano se nos dijo que seriamos expulsados de Odessa hacia Cuba, sin poder continuar nuestros estudios antes del siguiente año, era por lo tanto una sanción de un año de suspensión de estudios.

En marzo de 1988 se nos embarcó en el portacontenedores « Magnitgorsk » en Leningrado, y a principios de abril llegabamos a La Habana.

Nos citaron al Comité Central del Partido Comunista de Cuba para “escucharnos”, pero nuestros argumentos eran los de unos « perestroikos » palabra que comenzaba a ser ya peyorativa en la Cuba de aquellos tiempos. El objetivo de esta visita tan sólo era de intentar « rehabilitarnos » a través de una serie de visitas y de « trabajos voluntarios » a las principales “obras de la Revolución” de este período – EXPOCUBA, por ejemplo.

Mientras tanto, el Ministerio de la Educación Superior nos hizo llegar una Resolución donde los acontecimientos de Odessa se calificaban como “acción contrarevolucionaria”, lo que constituía de hecho una sentencia política de por vida.

En 1988, durante su discurso anual del 26 de julio, Fidel Castro hizo referencia indirecta a nuestro caso, en su característico estilo paternalista, la cita proviene del sitio de sus discursos en Internet:

http://www.cuba.cu/gobierno/discursos/1988/esp/f260788e.html

“Nosotros estamos orgullosos de la pureza ideológica, de la fortaleza ideológica de un país que se ha enfrentado al imperialismo; y no solo que se ha enfrentado al imperialismo, un país donde cientos de miles de sus hijos han cumplido misiones internacionalistas, un país donde no hay más que levantar una mano y, si hacen falta 10 000 maestros para Nicaragua, aparecen los 10 000 maestros para Nicaragua (APLAUSOS); si hacen falta médicos, van médicos; un país que cuando han hecho falta combatientes, ha habido siempre 10 veces más combatientes dispuestos a cumplir la misión que el número de combatientes que se necesitan.

Por eso hoy, en este 35 aniversario, hay una idea muy esencial, y es no olvidar nunca dónde estamos situados, que no es en el Mar Negro, sino en el Mar Caribe, no a 90 millas de Odesa, sino a 90 millas de Miami, con frontera en nuestra propia tierra, en una parte ocupada de nuestro territorio, con el imperialismo. Nuestro pueblo es el responsable de nuestro país; y nuestro Partido es el responsable de su política, de su línea, de su defensa.

Nuestro Partido sabe que no puede cometer errores que lo debiliten ideológicamente. Por eso, en nuestro proceso de rectificación el papel del Partido no se debilita, el papel del Partido se fortalece; en nuestro proceso de rectificación el papel de nuestro Partido se hace cada vez más y más esencial. ¡No habrá nada que debilite la autoridad del Partido! ¡Sin el Partido no hay revolución posible, sin el Partido no hay construcción posible del socialismo!”

Tras todos estos acontecimientos, decidi trabajar de acuerdo a mi capacidad para favorecer una evolución de la cultura política en mi país. Durante 20 años trabajé en distintas instituciones de carácter cultural de Cuba, constatando sin embargo la corrupción generalizada, el sordo descontento de los jóvenes, el oportunismo creciente por parte de los funcionarios, la rigidez y la imposibilidad de evolución democrática de las estructuras fosilizadas de direccion del pais. Entre tanto varios momentos de ruptura se producian en Cuba. Se sometió a procesos de purga, a revolucionarios consecuentes, o simplemente a intelectuales e investigadores de centros de investigacion de ciencias sociales. Epor estos días se pueden leer estas historias en el sitio http://www.kaosenlared.net/cuba, Casos como el de la CEA, el de HÁBITAT y seguramente muchos otros que seran publicados en el futuro, son la evidencia del ambiente represivo que vivieron y que aun viven los cubanos que piensan por su propia cabeza.

Un intercambio crítico por correo electrónico tuvo lugar a principios del 2007, entre intelectuales cubanos tanto en Cuba como en el exilio, en particular, sobre los años así llamados del « quinquenio gris » (1970-1975), se le llamó también « la guerra de los emilios  » (Emilio, nombre comun hispano, se asemeja a la palabra “email”, usada para llamar al correo electrónico). Este proceso sirvió en última instancia como un nuevo instrumento de sondeo de las fuerzas descontentas con la situación política en Cuba. Esta gente llegado el momento oportuno, serán sin dudas reprimidas por el poder existente, ello podría estar relacionado a un momento quizá vinculado a una hipotética recuperación física de Castro, o sencillamente a una menos difícil situación política internacional para el Gobierno de La Habana. El hecho es que el debate iniciado por esta nueva « ola » de debate político en Cuba no puede ser tan facilmente acallada esta vez, Internet como medio de difusión de las experiencias y propuestas del cubano comun, se convierte cada vez más, en el sustituto de esa prensa oficial cubana en la cual casi nadie deposita ya su confianza. El crédito político del cual se benefició y gracias al cual pudo mucho tiempo “hacer y deshacer” el Gobierno de La Habana, está a punto de desaparecer. La población de la isla es cada vez más escéptica y el deseo de cambio, de un verdadero cambio político y socioeconómico en Cuba se hace inminente, porque como dicen los cubanos, « ¡no hay enfermedad que dure 100 años ni cuerpo que la resista!”

Raúl Ernesto Colón Rodríguez.
Montréal, 15 de marzo del 2008


Responses

  1. Hola Raul

    Soy colombiano y estoy desde hace seis meses acá en Montreal.
    Escribo cuentos y tengo una novela inédita, que bueno encontrar este blog (cultura latina en Montreal).

    Ahí te quedan mis datos y mi sitio web para que estemos interactuando,

    Saludos,
    DANIEL CARDONA

  2. Les totalitarismes politiques et religieux sont identiques, se nourrissent de l’intolérance. Mise à l’Index, Nuit de Cristal, Inquisition, Odessa, et combien d’autres!!!. Vos cris de vérité me font penser à Babi Iar d’Ievtouchenko, le désir de liberté….Encore pour combien de temps allons nous avoir des Torquemada?.

  3. Que tiempos aquellos!!!! y tan presentes. Feliz conmemoracion de tu 2o aniversario de « expulsion » ahora en Montreal, Canada. Gracias a « Emilio » hoy y gracias a tu inquietud y valentia, con la que asumiste aquellos hechos, tu mayor virtud, saber esperar!!!. Felicidades » »!!!!

  4. Hola Raúl, yo soy H. Un placer saludarte. Mi nombre es Horacio Espino y normalmente firmo con H todo lo que escribo. Mis compañeros me reconocerán muy fácil, me dicen H, es mi nombre de « guerra ». Yo me gradué en Telecomunicaciones en la CUJAE y en Derecho por la Universidad de La Habana y tan solo tenía 30 años y ya había terminado tres carreras; con 35 años me faltaba el aire para respirar y había dado lo mejor de mi desde mi juventud. Militante de la UJC con 15 años y del PCC con 22 años. Sucede que nunca me dejé adoctrinar y siempre tuve « la duda » por bandera, de modo que eso « a ellos » le sabe a poco, no solo quieren tu cuerpo, quieren tu alma, entonces no era lo « suficientemente confiable » para los ortodoxos, de modo que me « convertía » o me resignaba a « dejar pasar el tiempo » y leer, y comer, y respirar, y repetir los que otros me dijeran. Sinceramente lo intenté. No tengo fantasmas. Duermo en paz. Mi familia está bien. Ahora estoy en una beca de Doctorado en Derecho en la Universidad de Ferrara, Italia. Preparándome para aportar lo que se pueda. Un abrazo y muchas gracias por tu confianza. Uniendo es la única manera de salvar la Patria. Entre todos. H.

  5. Hola Raul:
    Soy antiguo estudiante de Metrologia en Odessa y puedo decirte que estaba presente ese dia, por cierto participaba en una obra de teatro de Ernesto Chao, y recuerdo perfectamente como nos pasaban por el consulado para presentar los guiones y dar el aprobado politico, recuerdo tambien cuando pasasteis por nuestro albergue a dar vuestro punto de vista, despues de los sucesos del teatro, en aquella pequena sala de la tele,, en Tolstoi 24,, que recuerdos…yo termine expulsado al ano siguiente, termine hastiado de tanta hipocresia…hoy por suerte vivo en espana , atras quedaron los anos de militancia en la UJC, mi regreso a Cuba como fracasado, asi me lo dijeron en el Ministerio, mis antagonias con el proceso cubano despues de tantas experiencias fuera de ella, hoy buscaba fotos de los barcos en que nos fuimos a Odessa, queria contarle a mi hijo esa etapa de mi vida, he enciontrado esto y me han venido 1000 recuerdos, la facultad de Fisica, el teatro, el heavy metal(prohibido en cuba), mis companeros que no veo hace 21 anos, soy de cienfuegos y creo que a Montreal fue a parar Pedro, un cienfueguero que me encantaria volver a ver….nada pasare mas veces por este blog.
    Viva cuba

  6. Yo tambien estube ese dia en el teatro, yo me gradue en metrología en el año 1988 y recuerdo
    ese suceso, ahora vivo en España y quisiera ponerme en contacto con algunos de mis compañeros de esos años
    un saludo,
    Cesar Dominguez

  7. […] haber vivido allí durante casi 5 años y haber pagado las consecuencias de ser un « perestroiko« , como nos llamaron en Cuba luego los perros del poder, pues parece que […]

  8. Hola Raul, hola Nancy,(la del segundo comentario)Soy gustavo Vigoa y tambien estuve ese dia en el teatro,solo que no dentro del publico sino contigo en la tarima,y sabes lo que nunca se me quita de la memoria,…haber visto al imbecil del consul empujarte, recuerdo tu rostro y que te dije « no lo toques crusate las manos a la espalda »,estabas a mi derecha y yo lo tenia ahi a un pescozon de distancia.Aquel dia nos tomamos todo el Havana Club que guardabas para tu graduacion(3 botellas), era como los soldados rusos, un trago fuerte de alcohol antes del combate,solo que nuestro combate arrecio muy fuerte.Aquello fue una verdadera epopeya de la que por si no sabes conservo no solo una impecable memoria (al estilo del testamento de Bujarin) sino que creo que « nuestra persona en Odessa ‘conserva mucha informacion mia, (fotos, notas y hasta pudiera ser que grabaciones) no se pero lo averiguare pronto.
    Nancy para ti muchos besos y saludos, nunca te pude agradecer tu ayuda con los aguacates, GRACIAS.
    Raul mi hermano te quiero, ya se que lo sabes pero esto es una declaracion Mundial.


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