Publié par : lettresdemontreal | 30 mars 2008

« L’étoile du soldat »

L’étoile du soldat

France/Allemagne/Afghanistan • 2006 • 105 min
fiction • v.o. multilingue • s.-t.f.
Réal./Dir. : Christophe de Ponfilly • Scén./Script : Rim Turki
Dir. Photo. : Laurent Fleutot • Son/Sound : Alain Curvelier • Mont./ Ed. : Anja Lüdcke. Mus : Jean Baptiste Loussier • Avec/Cast : Sacha Bourdo, Najmudine, Patrick

« il n’est pas sûr, par ailleurs, que la majorité des électeurs ait envie d’entendre des vérités inconfortables ou de faire l’effort d’aller au-delà de la politique-spectacle-diversion » Jean-Marie Bourjolly, « En avoir ou pas », article apparu dans l’édition du 28 mars de LE MATIN, Haïti.

Jeudi dernier en première nord-américaine et pendant la soirée d’ouverture du 3ème Festival international des films sur le droit de la personne de Montréal, on a visionné le film « L’étoile du soldat », du réalisateur français Christophe de Ponfilly. Sacha Bourdo, l’acteur principal du film était présent dans la salle, et il a répondu aux questions du public à la fin de la séance.

Le film, premier et seul long métrage de son réalisateur, récemment décédé, est l’un de ces films qui troublent tout le monde, et qui à cause de cela se fait « non populaire » parmi certains. Les réactions du publique en ont été l’évidence. On ne prend pas facilement la parole pour poser des questions sur la guerre, sur le rôle d’un pays et de ses citoyens dans un conflit militaire hors les frontières nationales. Il s’agit d’un sujet très actuel, très délicat, très conflictuel pour une grande partie de la planète, surtout pour ceux qui vivent dans des pays où sévit la guerre, et pour les familles de ceux qui meurent dans ces conflits, peu importe à quel camp ils appartiennent.

Les faits historiques de ce film sont liés à l’invasion soviétique de l’Afghanistan, et son personnage principal, interprété de façon convaincante par Sacha Bourgo, fût un homme qui a réellement existé, et qui mourut dans cette sale guerre. Nikolaï, jeune musicien russe, débarque en 1983 en Afghanistan, comme des milliers d’autres conscrits soviétiques, pour livrer une guerre qui ne fût pas la sienne. Lors d’un raid dans un village du Panjshir il est capturé. Après des mois passés en captivité et après avoir fraternisé avec les moudjahidins du Commandant Massoud, il est libéré. Peu après sa libération, et après avoir traversé le pays à pied avec Vergos, il est tué par d’autres moudjahidins. L’Afghanistan, on le sait est le territoire des Lords de la guerre, c’était à cette époque que cela a commencé, et ça continue aujourd’hui à être comme cela.

L’histoire est raconte par Vergos, un journaliste français qui témoigne, caméra à la main et du coté des afghans qui résistent l’invasion, le quotidien d’une guerre qui ne fait pas des vainqueurs, comme d’ailleurs on pourrait le dire de toutes les guerres. Le pire de l’être humain se révèle dans ces situations, peut-être aussi le mieux, mais à quel prix! Le personnage de la petite fille qui voit sa mère tuer un soldat russe qui essaye de la violer, en même temps que Nikolaï sauve sa vie en ne la dénonçant pas à ses supérieurs. Fille qui meurt quelques mois après, lors d’un bombardement aérien russe sur son village, est le symbole de l’horreur de la guerre, où qu’elle ait lieu. Ce sont les enfants les victimes les plus démunies, les éternels souvenirs pour les adultes de leur impardonnable attitude inhumaine en déclenchant la folie meurtrière. Cette honte de notre condition comme espèce, qui nous diminue, et qui peut entrainer un jour à notre propre disparition et à celle de la majeure partie des autres espèces de la planète.

« L’étoile du soldat » est un message de désespoir de son réalisateur. Il n’a pas pu résister aux conséquences émotionnelles de son engagement, et il y a laissé sa vie. Souhaitons que son sacrifice ne soit pas en vain, faisons, tous et chacun, un peu plus pour chasser les guerres de notre vocabulaire et de l’avenir de nos enfants!

 

« La estrella del soldado »

Francia/Alemania/Afganistan • 2006 • 105 min., ficción • versión original. multilingüe • s.-t.f.

Real./Dir. : Christophe de Ponfilly • Escen./Script : Rim Turki
Dir. Foto. : Laurent Fleutot • Sonido : Alain Curvelier • Montaje/ Edicion : Anja Lüdcke. Musica : Jean Baptiste Loussier • Cast : Sacha Bourdo, Najmudine, Patrick

El jueves pasado en premiere norteamericana y durante la apertura del 3er Festival internacional de filmes sobre los derechos de la persona de Montreal, se pudo apreciar el filme « La estrella del soldado », del realizador francés Christophe de Ponfilly. Sacha Bourdo, el protagonista principal del filme estaba presente en la sala, y respondió a las preguntas del público al final de la sesión. El filme, primero y único largometraje de su realizador, recientemente fallecido, es uno de estos filmes que perturban a todo el mundo, y que por ello se hacen « impopulares » para algunos. Las reacciones del público fueron evidencia de ello. Nadie toma fácilmente la palabra para hacer preguntas ya sea sobre la guerra, o sobre el papel de un país y de sus ciudadanos en un conflicto militar fuera de sus fronteras nacionales. Se trata de un tema muy actual, muy delicado, muy conflictual para una gran parte del planeta, sobre todo para aquellos que viven en países donde la guerra es el pan cotidiano, y también para todas las familias de aquellos que mueren en los conflictos armados, poco importa a qué campo pertenezcan.

Los hechos históricos de este filme están vinculados a la invasión soviética de Afganistán, y su personaje principal, interpretado de manera convincente por Sacha Bourgo, fue un hombre real, que murió en esa sucia guerra. Nikolaï, joven músico ruso, desembarca en 1983 en Afganistán, como millares de otros reclutas soviéticos, para librar una guerra que no era la suya. En una incursión a una aldea del valle del Panjshir, es capturado y después de meses pasados en cautiverio y de confraternizar con los moudjahidins del Comandante Massoud, lo liberan, pero poco después y es asesinado por otros moudjahidins. Afganistán, bien se sabe es un tierra de los Señores de la guerra, fue en esa época que comenzó ese orden de cosas y ello continua así hoy en dia.

La historia es contada por Vergos, un periodista francés que da testimonio, cámara en mano y del lado de los afganos que resisten la invasión, del día al día de una guerra que no tiene vencedores, como no lo tiene guerra alguna. ¡Lo peor del ser humano se revela en estas situaciones, quizá también lo mejor, pero a qué precio! El personaje de la niña que ve a su madre matar a un soldado ruso que intenta violarla, al mismo tiempo que Nikolaï salva su vida no denunciándola a sus superiores. Niña que mure algunos meses después, en un bombardeo aéreo ruso sobre su aldea, es el símbolo del horror de la guerra, donde quiera que tenga lugar. Son los niños las víctimas más desamparadas, el eterno recuerdo para los adultos de su imperdonable e inhumana actitud al desencadenar la locura fatal que es la guerra. Esta es una vergüenza que nos disminuye en nuestra condición como especie y que puede llevarnos un día a la desaparición, asi como a la de la mayor parte de las demás especies del planeta. « La estrella del soldado » es un mensaje de desesperación de su realizador, él no pudo soportar las consecuencias emocionales de su compromiso, en ello se le fue su vida. ¡Deseemos que su sacrificio no sea en vano, hagamos todos y cada uno un poco más para expulsar las guerras de nuestro vocabulario y del futuro de nuestros niños!

 


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