Publié par : lettresdemontreal | 3 avril 2008

Brillante conférence sur les avant-gardes picturales cubaines au MBAM

Tuberculose

Montréal, le 3 avril 2008.

Un groupe important de personnes intéressées ont assisté hier à la conférence du docteur Juan Martínez, directeur du School of Art and Art History, de la Florida International University au Musée des Beaux-Arts de Montréal. La conférence traitait du sujet des avant-gardes cubaines du XXème siècle, plus spécifiquement des années 30 et 40 et le tolé d’applaudissements qui a clôturé sa longue et passionnée intervention fût la preuve de son succès.

Martínez a fait le point sur l’analyse détaillée de peintres comme Wifredo Lam, Mario Carreño, Fidelio Ponce, Carlos Enríquez, René Portocarrero, Amelia Peláez, Mariano Rodríguez, Jorge Arche, Eduardo Abela, entre autres, nous amenant à « visiter » les trois mouvements qui ont prédominé à cette époque dans notre peinture : Le Criollismo, l’Afrocubanismo et le Barroquismo.

Le Docteur de l’Université de la Floride, qui a prononcé dans un anglais impeccable avec un léger accent style “Al Pacino” sa conférence, nous a commenté plusieurs anecdotes de la vie de ces gloires de la culture cubaine.  Comme par exemple le cas de Fidelio Ponce, ce Van Gogh cubain, qui a toujours vécu dans la misère, et qui à travers des dessins au charbon ou peut-être de temps à autre avec un pinceau et une toile à l’huile, a créé son propre style qui fait qu’il soit aujourd’hui l’un des peintres cubains le plus reconnus et le plus cotés du siècle dernier. C’était un homme en outre qui accomplissait ses promesses, comme celle qu’il a faite à un docteur pour lui démontrer qu’il était un vrai peintre! Imaginez-vous à quoi pourrait ressembler Ponce pour ne pas avoir pu convaincre de sa condition le médecin! Quelques semaines après cette rencontre, Ponce s’est présenté devant la porte de la maison du docteur et lui a fait livraison d’une grande toile, que le docteur, stupéfait et impressionné, a mis dans la salle d’attente de ses patients. Il faut se rappeler que c’était quelque chose qui à l’époque était assez scandaleux, car il faut se rendre compte que le tableau montre des facettes de la profession médicale n’ayant rien d’agréable. Néanmoins la puissance de ce qui était exprimé dans cette œuvre a convaincu, (elle oui, en effet), le docteur sceptique et après cela tous ceux qui ont eu le privilège de voir cette peinture, peinture d’ailleurs au titre aussi affreux que le propre destin de Ponce: La Tuberculose.

Martínez a assez abondé dans son exposé sur Carlos Enriquez, ce qui est logique, parce qu’il a écrit et il écrit encore sur le célèbre villareño, et aussi parce que, il faut que l’on le reconnaisse : Carlos Enríquez a été l’un des meilleurs peintres cubains du siècle passé, avec bien sûr Victor Manuel, Lam et quelques autres. Son explication longue et détaillée des tableaux intitulés : Manuel Garcia, el rey de los campos de Cuba et La Muerte de Marti en Dos Rios, a été un « bain d’histoire nationale », orné avec les ingrédients freudiens de la psychologie enriquiste, pleine de transparences et d’évocations des mémoires de tout un peuple. Moi, qui ai toujours été un admirateur inconditionel de ce peintre, je suis sorti de la salle plus convaincu que jamais des valeurs qu’il a apportées aux arts plastiques nationaux.

Pour conclure mes amis, la conférence de Juan Martínez au MBAM a été une des plus convaincantes, parmi celles qui ont eu lieu dans cette série d’interventions sur l’art cubain, le tout dans le cadre de la grande exposition CubaArt du MBAM qui s’achève le 8 juin prochain. Ceux qui seront en ville pendant cette période ne ratez pas l’expo! Et au professeur Martínez, on lui dit : nous vous attendons à nouveau à Montréal !

Avec Juan Martinez

 

Brillante conferencia sobre vanguardias pictoricas cubanas en el MBAM

Montréal, 3 de abril de 2008.

Ayer un nutrido grupo de personas interesadas asistieron a la conferencia del doctor Juan Martinez, director de la School of Art and Art History, de la Florida International University en el Museo de Bellas Artes de Montréal. La misma versó sobre las vanguardias cubanas de los años 30 y 40 del siglo XX y el cerrado aplauso que clausuró su larga y apasionada intervención fue la evidencia del éxito de la misma.

Martínez se extendió en un análisis detallado de pintores tales como Wifredo Lam, Mario Carreño, Fidelio Ponce, Carlos Enríquez, René Portocarrero, Amelia Peláez, Mariano Rodríguez, Jorge Arche, Eduardo Abela, y otros, llevandonos a “visitar” los tres movimientos que predominaron en esa época en nuestra pintura: El Criollismo, el Afrocubanismo y el Barroquismo.

El doctor de la Universidad de La Florida que pronunció en un inglés impecable y con un ligero acento “Al Pacino” su conferencia, nos comentó varias anecdotas de la vida de estas glorias de la cultura cubana, como lo fue el caso de Fidelio Ponce, ese Van Gogh cubano, que vivió siempre en la miseria, que a puro dibujo al carboncillo o quizas de vez en cuando un pincel y una tela al oleo, creó su propio estilo y hoy por hoy es uno de los pintores cubanos más reconocidos y cotizados de la centuria pasada. Era un hombre ademas que cumplía sus promesas, como aquella que le hiciera a un doctor de demostrarle qu él si era pintor, ¡imaginen ustedes la estampa que tendria Ponce para no poder convencer al galeno! Y que varias semanas después de ese encuentro, se apareció en la puerta de su casa y le hizo entrega de un gran oleo, que aquel doctor desde entonces puso en la sala de espera de sus pacientes, algo que para la época era bastante escandaloso, pues hay que tener en cuenta que el cuadro muestra facetas nada agradables de la profesion médica. No obastante la potencia de lo expresado en esa obra convenció, (ella sí), al doctor escéptico y a todos a quienes luego hemos visto esa pintura, de título tan pavoroso como el propio destino de Ponce: La Tuberculosis.

Martínez se extendió bastante sobre Carlos Enriquez, lo cual es lógico, él ha escrito y escribe sobre el celebre villareño desde hace tiempo y también porque, reconozcámoslo, Carlos Enríquez ha sido uno de los mejores pintores cubanos del siglo pasado, junto a Victor Manuel, Lam y otros pocos. Su larga y detallada exposición de los cuadros titulados: Manuel Garcia, el rey de los campos de Cuba y la Muerte de Marti en Dos Rios, fue un “baño de historia patria”, aderezado además con los ingredientes freudianos de la psicologia enriquista, plena de transparencias y evocaciones de los recuerdos de todo un pueblo. Yo, que siempre he sido un admirador empecinado de este pintor, Sali de la sala más convencido que nunca de los valores que él aportó a la plástica nacional.

Para concluir amigos, la conferencia de Juan Martinez en el MBAM ha sido una de las más convincentes, de las que se han hecho en esta serie de intervenciones sobre el arte cubano, en el marco de la gran exposicion CubaArt del MBAM que culmina el 8 de junio proximo. Quien esté en esta ciudad por estas fechas no se la pierda y al profesor Martinez, ¡le esperamos de nuevo en Montréal!

Raúl Ernesto Colón Rodríguez


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