Publié par : lettresdemontreal | 17 avril 2008

Déclaration de la Concorde

Communiqué de Presse

La déclaration que nous diffusons ci-dessous, signée par 77 cubains de la Diaspora résidants dans sept pays, a été envoyée le 20 mars, par voie électronique à des centaines de compatriotes résidants à Cuba : fonctionnaires, journalistes, prêtres, académiciens, artistes et dirigeants d’organisations gouvernementales entre autres :

Déclaration de la Concorde

Ceux qui souscrivent la présente déclaration, cubains ou d’origine cubaine résidents à l’extérieur du pays, nous souhaitons faire connaître aux citoyens résidants à Cuba les critères suivants : sentiments, espoirs et convictions sur la réalité cubaine actuelle et sur son futur ; nous plaidons pour la paix, la réconciliation et la concorde entre tous les cubains.

  • Nous refusons de continuer à nourrir la haine et le ressentiment réciproques qui ont engendré dans l’histoire nationale, et de manière cyclique, la violence et le fratricide.
  • Nous plaidons pour une amnistie qui inclut les cubains de toutes les tendances politiques et idéologiques.
  • Nous plaidons, en somme, pour une rénovation en esprit de toute la famille cubaine pour le début d’une nouvelle ère de paix et prospérité. L’ensemble des résidents cubains à Cuba et dans la diaspora, nous formons une seule nation et nous devons ensemble travailler pour faire avancer le pays.
  • Nous comprenons que la concorde cubaine signifie assurer la coexistence entre tous les frères de la patrie commune, sur la base du respect des diverses perspectives et doctrines. En aucune façon on devra admettre que de telles différences puissent empêcher ou menacer cette coexistence.
  • On ne devra pas accepter, sous aucune circonstance, n’importe quelle discrimination basée sur des différences ethniques, économiques, culturelles, de sexe ou d’orientations sexuelles, idéologiques, religieuses ou de chauvinisme.
  • Aucun cubain ne devra être privé, pour raison de sa nationalité, des droits et de l’accès à des installations et des lieux dont jouissent, dans le territoire cubain, les touristes étrangers, aucun ne devra être privé non plus du droit à acheter, vendre ou louer des biens personnels, tels qu’un logement et une voiture.
  • Aucun cubain, résidant ou pas à Cuba, ne devra être privé de la possibilité d’investir ses ressources dans son propre pays, tout en ayant des étrangers qui jouissent de ce droit.
  • Nous souhaitons un ordre qui loin de freiner le potentiel créatif de l’être humain, le libère de ligotages et le stimule à produire des richesses et de l’abondance dans tout le pays, surtout quand il s’agira du travailleur cubain, qui a une solide habitude de travail, son niveau de capacité productive et son talent à produire des ressources sont connus. Nous ne voulons pas un ordre qui favorise l’égalité dans la misère, mais, au contraire, un état général de richesse dans des conditions d’égalité d’opportunités, et des droits économiques et sociaux.
  • Aucun résident cubain actuellement dans notre pays ne devra être dépouillé des biens qu’il utilise actuellement pour vivre, comme c’est le cas des logements et des petites parcelles agricoles, par les éventuels désirs de réclamation de restitution de la part des anciens propriétaires, indépendamment du droit à une indemnisation juste. On ne devra pas non plus supprimer le bénéfice des acquis collectifs dans des sphères sociales telles que l’éducation et la santé, mais bien au contraire, ces bénéfices devront être augmentés et assurés.
  • Nous ne sommes pas guidés par un esprit de rapacité ou de vengeance, mais d’aide désintéressée dans l’amélioration et la reconstruction de la maison commune.
  • De même, nous nous prononçons contre toutes les restrictions qui empêchent le libre mouvement des résidents cubains à l’intérieur et en dehors du territoire national, soit par la politique de l’État cubain ou imposées par d’autres gouvernements, en particulier celui des États-Unis, mesures qui compliquent aux résidents cubains de l’extérieur de voyager vers leur pays d’origine, elles leur empêchent aussi l’accès ou la relocalisation dans leur patrie, des mesures qui rendent artificiellement coûteux d’envoyer des remises ou d’autres moyens d’aide et aussi celles qui empêchent l’accès à l’information et à la communication téléphonique ou par courrier électronique avec ses famille et amis à Cuba.
  • Nous nous prononçons pour des méthodes pacifiques pour la réalisation des idéaux concrétisés dans cette déclaration, à travers le dialogue et le libre échange des idées, convaincus que seulement l’évolution de la conscience des citoyens peut nous conduire à un ordre d’harmonie, de réconciliation nationale et de respect à tous les droits fondamentaux.

Cette année on commémore le XXXème anniversaire des conversations humanitaires qui en 1978 ont abouti à la liberté de plus de 3.600 prisonniers politiques et à une ouverture à de plus grands contacts familiaux entre les cubains dans l’île et ceux qui habitent à l’extérieur. Nous proposons de nouvelles conversations de nature humanitaire – sous des règles mutuellement convenues – qui peuvent constituer un premier pas vers le futur que mérite notre nation.

Publié à la Ville de Miami le 20 mars de l’année 2008.

NOTE

Si vous souhaitez ajouter votre adhésion à cette Déclaration de la Concorde adressez-vous à Ariel Hidalgo au courriel: infoburo@aol.com

Traduction de l’espagnol: Raúl Ernesto Colón Rodríguez

Comunicado de Prensa

La declaración que a continuación difundimos, firmada por 43 cubanos de la Diáspora residentes en siete países, acaba de ser enviada hoy, 20 de marzo, por vía electrónica, a cientos de sus compatriotas residentes en Cuba: funcionarios, periodistas, prelados, académicos, artistas y dirigentes de organizaciones gubernamentales entre otros:

Declaración de Concordia

Los que subscriben esta declaración, cubanos o de origen cubano residentes en el exterior del país, deseamos dar a conocer a la ciudadanía residente en Cuba los siguientes criterios, sentimientos, esperanzas y convicciones sobre la realidad cubana actual y sobre su futuro:

  • Abogamos por la paz, la reconciliación y la concordia entre todos los cubanos.
  • Nos negamos a seguir alimentando el odio y el resentimiento recíprocos que han engendrado en la historia nacional, de forma cíclica, violencia y fratricidio,
  • Por una amnistía que incluya a los cubanos de todas las orillas políticas e ideológicas.
  • Abogamos, en suma, por una renovación en espíritu de toda la familia cubana para el comienzo de una nueva Era de paz y prosperidad. El conjunto de cubanos residentes en Cuba y en la diáspora formamos una sola nación y debemos trabajar juntos para levantar al país.
  • Entendemos que concordia cubana significa asegurar la convivencia entre todos los hermanos de la patria común sobre la base del respeto a las diversas perspectivas y credos. De ningún modo deberá admitirse que tales diferencias puedan obstaculizar o amenazar esa convivencia.
  • No deberá aceptarse, bajo ninguna circunstancia, discriminación alguna basada en diferencias raciales, económicas, culturales, de sexo u orientación sexual, ideológicas, religiosas u origen nacional.
  • Ningún cubano deberá ser privado, por razón de su nacionalidad, de los derechos y accesos a instalaciones y lugares que en el territorio cubano disfruten los turistas extranjeros, o a comprar, vender o alquilar bienes básicos, como una vivienda y un auto.
  • Ningún cubano, resida o no dentro de Cuba, deberá ser privado de la posibilidad de invertir sus recursos en su propio país mientras haya un empresario extranjero gozando de ese derecho.
  • Deseamos un orden que lejos de frenar el potencial creador del ser humano, lo libere de ataduras y lo estimule para generar riquezas y abundancia en todo el país, sobre todo cuando se trata del trabajador cubano, célebre por su hábito de trabajo, su nivel de capacidad productiva y su ingenio en generar recursos. No queremos un orden que tienda a generar igualdad en la miseria, sino, por el contrario, un estado general de riqueza en condiciones de igualdad de oportunidades, y derechos económicos y sociales.
  • Ningún cubano residente actualmente en nuestro país deberá ser despojado de aquellos bienes que actualmente utiliza para vivir, como es el caso de viviendas y pequeñas parcelas agropecuarias, por los eventuales deseos de reclamos de restitución de antiguos propietarios, independientemente del derecho a una justa indemnización. Tampoco deberá suprimirse el disfrute de beneficios colectivos en esferas sociales como la educación y la salud, sino que por el contrario, esos beneficios deberán ser aumentados y asegurados.
  • No nos anima un espíritu de rapiña o despojo, sino de ayuda desinteresada en el mejoramiento y reconstrucción del hogar común.
  • Asimismo, nos pronunciamos contra todas las restricciones que obstaculizan el libre movimiento de los cubanos residentes dentro y fuera del territorio nacional, sean por la política del Estado cubano o impuestas por otros gobiernos, en particular el de los Estados Unidos, medidas que dificultan a los cubanos residentes en el exterior viajar a su país de origen, le impiden el acceso o relocalización en su patria, o hacen artificialmente costoso el enviar remesas u otros medios de ayuda y las que obstaculizan el acceso a la información y la comunicación telefónica o por correo electrónico con sus familiares y amigos en Cuba.
  • Nos pronunciamos por métodos pacíficos para el logro de los ideales plasmados en esta declaración, a través del diálogo y el libre intercambio de las ideas, convencidos de que sólo la evolución de la conciencia ciudadana nos puede conducir a un orden de armonía, reconciliación nacional y de respeto a todos los derechos fundamentales.

En este año se conmemora el XXX aniversario de las conversaciones humanitarias que en 1978 culminaron con la libertad de más de 3,600 presos políticos y una apertura a mayores contactos familiares entre los cubanos en la isla y los que radican en el exterior. Proponemos nuevas conversaciones de naturaleza humanitaria – bajo reglas mutuamente convenidas- que puedan constituir un primer paso hacia el porvenir que merece nuestra Nación.

Dado en la Ciudad de Miami a los 20 días del mes de marzo del año 2008.

NOTA

Si desea sumar su adhesión a esta Declaración de Concordia diríjase a Ariel Hidalgo a:

infoburo@aol.com


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