Publié par : lettresdemontreal | 1 mai 2008

Conférences et concerts à l’Auditorium de la BANQ

J’ai assisté avec ma seconde moitié à deux activités différentes à l’Auditorium de la Bibliothèque et archives nationales du Québec à Montréal. Ce dernier est un espace qui rempli toutes les conditions nécessaires pour assurer le rayonnement de celui qui s’y produit. Semblable à un amphithéâtre romain, mais sous plafond et avec toute la technologie contemporaine, il est accueillant et aussi les évènements présentés y sont gratuits.

La première fois nous sommes allés à un spectacle de conteurs habitant Montréal. La qualité de tous et chacun des conteurs m’a surpris, la diversité de leurs histoires : urbaines et rurales québécoises, irlandaises ou haïtiennes, m’a donné la mesure du cosmopolitisme de chaque domaine de la culture de cette ville et dans une grande mesure aussi de ce pays. Il s’agit bien d’une grande richesse spirituelle pour tous ceux qui peuvent en profiter.

Cet événement a été organisé par la Maison d’édition « Planète Rebelle », conjointement avec la BANQ. Planète rebelle publie des livres-CD et très récemment aussi des livres-DVD, un genre dans le monde de l’édition qui est assez nouveau et inconnu dans les pays de Notre Amérique. Planète rebelle arrive à ses dix années d’existence, son site web est: www.planeterebelle.qc.ca. Ils prennent part en outre, et très activement, au festival annuel « Les rendez-vous des Grandes Gueules »: http://www.contes-recits.ca/accueil.php) qui a lieu dans les environ du Jour de l’Action de grâce, dans la ville de Trois-Pistoles, au Québec.

La seconde fois, fût hier le 30 avril, pour la conférence du cartographe de la Bibliothèque, M. Jean-François Palomino, conférence intitulée : « Il a cartographié l’Amérique : Jean-Baptiste Louis Franquelin ». En rapport évidemment avec la grande exposition de la BANQ « Ils ont cartographié l’Amérique ». Cette exposition sera à l’affiche jusqu’au 24 août prochain, dans l’espace expo de cette archi-reconnue institution culturelle montréalaise.

Franquelin a été le premier cartographe officiel du Nouveau Monde septentrional français. Il dessine entre 1674 et 1708 environ 50 cartes richement illustrées de la Nouvelle France et de la Louisiane, celles-ci étaient les appellations de presque toute l’Amérique du Nord à cette époque. Entre 1674 et 1684, Franquelin consigne les explorations de Louis Jolliet et de Cavelier de La Salle, puis en 1686 il est nommé hydrographe du Roi. Il fût sans doute l’un des plus importants cartographes des Amériques et ses cartes ont servi au Roi de France et à ses ministres à évaluer l’ampleur des colonies américaines, en particulier dans le contexte de la rivalité anglaise pour la domination de ces dernières.

Palomino a enchanté son auditoire avec un exposé érudit et saupoudré d’anecdotes intéressantes. Il a répondu à de nombreuses questions du public et il vaut la peine de souligner ici l’une d’elles, où il a abondé sur les éléments à tenir compte, quand on veut souligner l’importance du legs, que l’exposition mets en valeur : Le reflet des connaissances scientifiques, géographiques et sociales d’une époque où on décidait les destins de ce continent, peut être apprécié dans ces cartes.

Cela m’a fait réfléchir sur le fait que quand nous contemplons une carte, nous pensons rarement à toutes les histoires que montre d’une ou d’autre manière cette œuvre du génie humain. Derrière la toponymie, derrière les formes, les couleurs, les illustrations et même derrière les erreurs d’une carte, en particulier de celles que l’on considère déjà anciennes, se cache une infinitude de traces, des évidences, que les chercheurs étudient méticuleusement, pour faire lumière sur les circonstances de l’Histoire, celle qui manque généralement de beaucoup d’explications encore. La valeur d’une carte comme source de recherche historique est élevée, et cette exposition montréalaise, ainsi que la conférence de son cartographe principal, le souligne.

Que ceux qui on l’occasion de la visiter le fassent. Bien qu’il existe dans cette exposition une emphase logique dans la cartographie de l’Amérique du Nord, et de la Nouvelle France en particulier, c’est le continent américain, presque au complet, qui est à l’honneur et très bien représenté. Des cartes portugaises, espagnoles, françaises, anglaises et d’autres origines nous montrent sans doute que dans les Amériques nous avons encore beaucoup de légendes à apprendre et des milliers d’histoires à raconter.

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Conferencias y conciertos en el Auditorium de la BANQ

He asistido con mi media naranja a dos actividades diferentes en el Auditorium de la Biblioteca y archivos nacionales de Québec en Montréal. Este es un espacio que tiene todas las condiciones necesarias para el brillo de quien allí se presente. Parecido a la forma de un anfiteatro romano, pero bajo techo y con toda la tecnología contemporánea, es acogedor y también gratuito.

La primera vez fuimos a un concierto de cuenteros de esta ciudad. La calidad de todos y cada uno de ellos me sorprendió, la diversidad de sus historias: urbanas y rurales quebequenses, irlandesas o haitianas me dió la medida de que cada sector de la cultura de esta ciudad y en gran medida de este país, es cosmopolita y de gran riqueza espiritual para todos quienes disfrutamos de ella.

Este evento fue organizado por la Editorial “Planète Rebelle”, de conjunto con la BANQ. Planète rebelle edita libros-CD y muy recientemente también libros-DVD, un género del mundo de la edición que es bastante novedoso y desconocido en países de Nuestra América. Planète rebelle cumple diez años de vida y su sitio Web es: www.planeterebelle.qc.ca Ellos participan además, muy activamente en el festival anual “Los encuentros de los bocones” (Les rendez-vous des Grandes Gueules: http://www.contes-recits.ca/accueil.php ) que tiene lugar alrededor de las fechas del Dia de acción de gracias, en la ciudad de Trois-Pistoles, de esta provincia canadiense de Québec.

La segunda vez, fue ayer 30 de abril y se trataba de la conferencia del cartógrafo de la Biblioteca, el Sr. Jean-François Palomino, conferencia titulada: “Él cartografió America: Jean-Baptiste Louis Franquelin”, relacionada evidentemente a la gran exposición de la BANQ “Ellos cartografiaron America”, que se extiende hasta el 24 de agosto próximo, en el predio expositivo de esta reconocidísima institución cultural montrealense.

Franquelin fue el primer cartógrafo oficial del Nuevo Mundo septentrional francés. Realizó entre 1674 y 1708 cerca de 50 mapas ricamente ilustrados de la Nueva Francia y la Luisiana, que era como llamaban a casi toda la America del Norte en esa época. Entre 1674 y 1684, documenta Franquelin las exploraciones de Louis Jolliet y de Cavelier de La Salle, luego, en 1686, se es nombrado hidrógrafo del Rey. Fue sin dudas uno de los más importantes cartógrafos de América y sus mapas sirvieron al Rey de Francia y a sus ministros para valorar la amplitud de las colonias francesas de America septentrional, en particular en el contexto de la rivalidad inglesa por el dominio de las mismas.

Palomino encantó su auditorio con una exposición erudita y salpicada de anecdotas de interés, respondió a numerosas preguntas del público y vale la pena destacar una de ellas, donde abundó sobre los elementos a tener en cuenta, cuando se quiere resaltar la importancia del legado que la exposición promueve. El reflejo de los conocimientos científicos, geográficos y sociales de una época en que se decidían los destinos de este continente, se puede apreciar en estos mapas.

Ello me hace reflexionar sobre el hecho de que cuando contemplamos un mapa, rara vez pensamos en todas las historias que muestra de una u otra forma esa obra del genio humano. Tras la toponimia, tras las formas, colores, ilustraciones y hasta tras los errores de un mapa, en particular de estos, ya hoy considerados antiguos, se esconden infinitud de huellas, de evidencias, que los investigadores estudian minuciosamente, para hacer luz sobre las circunstancias de la historia, esa que generalmente carece de muchas explicaciones aún. El valor de un mapa como fuente de investigación hisótica es elevado, y esta exposición montrealense, así como la conferencia de su cartógrafo principal, lo subrayan.

Quien pueda visitarla que lo haga, aunque existe en ella un lógico énfasis en la cartografía de América del Norte, y de la Nueva Francia en particular, en esta exposición es el continente americano, casi completamente, el que está bien representado y honrado. Mapas portugueses, españoles, franceses, ingleses y de otros orígenes nos muestran sin dudas que en las Américas aún tenemos mucha leyenda por aprender y miles de historias que contar.

Por: Raúl Ernesto Colón Rodríguez


Responses

  1. Muy buen blog Raúl, gracias por visitar en-cuba y te extiendo la invitación para que participes.
    Si me permites me gustaría publicar algunos de tus posts, sobre todo en la sección Tu Canal, hay una categoría dedicada a estilos de vida, la idea es que los cubanos que vivimos en el extranjero escribamos sobre los países donde vivimos, y de alguna forma empecemos a cambiar la idea « oficial » de que todo afuera es caos.
    Voy a ligar tu blog a en-cuba, si te parece bien, te agradecería hicieras lo mismo.
    Si tienes alguna otra idea de colaboración, adelante. Te dejo mi e-mail para estar en contacto y si te parece bien, también podemos comuncarnos por Skype.
    Saludos


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