Publié par : lettresdemontreal | 8 mai 2008

Des étudiantes québécoises protestent mises à nu, jeunes de toutes les Amériques unissez-vous !

En mars dernier 8 jeunes étudiants québécoises, auto-titrées « les Amazones » protestaient mises à nu devant le Conseil d’administration de l’Université du Québec à Montréal, où elles étudient. Elles protestaient afin de dénoncer le manque de transparence de l’administration, l’absence de négociation avec la partie étudiante et l’inégalité des rapports de sexes en politique. Un plan de redressement financier, élaboré conjointement avec la firme PricewaterhouseCoopers, dont les effets seront déterminants pour l’avenir de leur institution universitaire étaient en cours ce jour-là. L’objectif de cette action était de prendre connaissance de ce document et de démontrer leur mécontentement.

Ces jours-ci où l’on débat autant (de façon publique en dehors de Cuba bien évidemment) du prix Ortega et Gasset du journal espagnol El Pais, accordé à la blogueuse cubaine Yoani Sánchez, cette action des jeunes filles de Montréal, me faisait réfléchir sur le manque d’accord permanent auquel sont soumis les jeunes de tous les pays, et aux nouvelles manières auxquelles ils sont obligés de recourir, pour tromper le harcèlement des adultes, dont l’éternelle tentative de faire taire et de médiatiser le mécontentement juvénile est avec chaque année qui passe de plus en plus pathétique.

J’aimerais bien que cette brève nouvelle sert à approfondir la réflexion nécessaire sur comment mettre en œuvre un dialogue intergénérationnel, et sur comment restituer aux nouvelles générations, le protagonisme qui leur correspond, à Cuba, comme ailleurs, dans tous les coins de ce continent américain et dans le monde entier.

Voici le texte du tract qu’elles distribuaient :

Nos corps hurlent notre parole

Comptables, Administrateurs, Directeurs, Gouvernants de tout acabit,

Vous voulez notre peau
Vous allez la voir

Vous déniez nos paroles
Vous refusez d’entendre nos voix

Vous déniez notre capacité d’action politique

Vous refusez d’entendre nos revendications

Vous déniez nos mouvements de grève
Vous rejetez du revers de la main tout ce dont nous sommes capables

Alors nous irons plus loin

Nos corps, nos chairs, voyez-les !
Voyez les messages politiques qu’ils portent
Nous nous réapproprions nos corps
Afin de nous réapproprier notre parole
Nous exhibons nos corps

Afin d’exhiber notre existence
Afin de vous forcer à la reconnaître
Afin de vous forcer à entendre notre parole

Afin de changer les choses par la force de l’action symbolique

Notre parole, c’est celle de celles à qui vous n’en reconnaissez pas
Notre parole, c’est celle de personnes qui désirent changer les choses
Notre parole, c’est celle de citoyennes

Nos corps ne sont que chairs
Notre parole est notre message

Nos corps ne sont que des instruments

Notre action est notre message

Nos corps hurlent notre parole déniée

Cessez de nous ignorer !
Nous sommes là, nues de votre déni de nous
Vêtues de nos corps et de notre parole
Entendez-nous !

Estudiantes quebequenses protestan desnudas, jóvenes de todas las Américas ¡uníos!

En marzo pasado 8 jóvenes estudiantes quebequenses, autotiladas “Las Amazonas” protestaban desnudas frente al Consejo de administración de la Universidad de Québec en Montréal, donde estudian. Ellas protestaban contra la no transparencia de la administración de esa universidad, la ausencia de negociaciones con los estudiantes y la desigualdad de las relaciones entre sexos en política. Un plan de reajuste financiero de la universidad se encontraba en curso ese día entre el Consejo de administración y la firma PricewaterhouseCoopers, cuyo efectos serán determinantes para el futuro de la alta casa de estudios y por ende de ellas mismas. La acción tenía como objetivo tomar conocimiento de ese documento y mostrar el descontento ante tal política unilateral que afecta directamente el futuro de los estudiantes.

Por estos dias en que se debate tanto (publicamente, fuera de Cuba por supuesto) del premio Ortega y Gasset del periódico español El País, otorgado a la bloguera cubana Yoani Sánchez, esta acción de las jóvenes de Montréal, me hacía reflexionar sobre la permanente incomprensión a que se ven sometidos los jóvenes de cualquier país, y las formas novedosas a las que se ven obligados a recurrir, para burlar el asedio de los mayores, cuyo eterno intento de silenciar y mediatizar el descontento juvenil es con cada año que pasa más y más patético.

Sirva esta breve noticia para ahondar en una reflexión necesaria sobre como implementar un diálogo intergeneracional, y para devolver a las nuevas generaciones, el protagonismo que les corresponde en su momento, en Cuba, como en todas partes en este continente americano y en el mundo entero.

He aquí el texto del prospecto que ellas distribuían:

Nuestros cuerpos gritan nuestra palabra

Contables, Administradores, Directores, Gobernadores de todo tipo,

Ustedes quieren nuestro pellejo
Pues lo van a tener

Ustedes niegan nuestras palabras
Ustedes se niegan a oír nuestras voces
Ustedes niegan nuestra capacidad de acción política
Ustedes se niegan a oír nuestras reivindicaciones

stedes niegan nuestros movimientos de huelga

Ustedes rechazan de un plumazo todo aquello a lo cual somos capaces

Entonces nosotras iremos más lejos

¡Nuestros cuerpos, nuestras carnes, veanlos!
Vean los mensajes políticos que portan
Nos reapropiamos de nuestros cuerpos
Con el fin de reapropiarnos de nuestra palabra
Exhibimos nuestros cuerpos
Con el fin de exhibir nuestra existencia
Con el fin de forzarles a reconocerla

Con el fin de forzarles a oír nuestra palabra

Con el fin de cambiar las cosas por la fuerza de la acción simbólica

Nuestra palabra, es la de aquellas a quienes ustedes no reconocen
Nuestra palabra, es la de aquellas que desean cambiar las cosas
Nuestra palabra, es la de las ciudadanas

Nuestros cuerpos son sólo carne
Nuestra palabra es nuestro mensaje
Nuestros cuerpos no son más que instrumentos
Nuestra acción es nuestro mensaje
Nuestros cuerpos gritan nuestra palabra denegada

¡Dejen de ignorarnos!
Estamos aquí, desnudas de vuestra denegación de nosotras

Vestidas de nuestros cuerpos y nuestra palabra
¡Oiganos!



Responses

  1. De Mai 68 à Mai 2008..Le monde à quand même changé un peu grace à une jeunesse qui n’a pas peur des mots. Les mots sur la peau, exemple de liberté.! Nous devons écouter leur discours, l’avenir du monde en depend.


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