Publié par : lettresdemontreal | 13 mai 2008

Rino Dubé à la Casa Obscura

J’ai assisté hier avec ma compagne et son père, Jacques Deshaies (artiste-peintre aussi) au vernissage de l’artiste montréalais Rino Dubé, dans la galerie de la Casa Obscura, située dans le quartier connu comme le Plateau Mont Royal[1], à côté d’ailleurs d’un établissement célèbre pour les cubains : « Elvis ameublement ». Le propriétaire de cet établissement a vendu depuis des années, des équipements usagés de cuisine et du foyer pour des chiffres millionnaires au gouvernement de La Havane.

Mais c’est de Rino Dubé que nous voulons vous parler dans cette petite note journalistique. Cette exposition, appelée humoristiquement « J’Rinove ! », comprend quelques 26 toiles d’une série de breaks paintings, que Rino a faite pendant l’année qui vient de passer. L’inspiration de la gravure japonaise est un des sujets récurrents dans son travail de ces derniers mois, et les vives couleurs jaune, rouge, bleu et noir sont très présentes dans ces œuvres. Elles ont une préférence vers la verticalité, vers un format rectangulaire qui nous fait vivement nous rappeler ces étampes chinoises et japonaises de siècles passés, où le paysage est confondu avec la texture et la couleur avec la matière.

Rino Dubé est un peintre-bohême, comme l’un de ceux que nous avons vu dans des films, des peintres qui se sont ensuite transformés en des indispensables pour l’histoire de la peinture. Rino est de ceux qui créent et recréent pendant toute une vie, pour être ensuite reconnus, quand il est déjà trop tard pour lui. Ce vernissage n’a pas été de ceux spectaculaires qui ont lieu généralement dans les galeries de l’avenue Sherbrooke, ou dans le Vieux Montréal, mais la Casa Obscura est un endroit idéal pour lui, parce que là avec ses amis, parmi lesquels je me compte, il se sent en famille.

Les prix de ses tableaux ne sont pas exagérés, ils oscillent entre les 200 et 500 dollars. Natasha et moi, qui ne sommes pas riches non plus, nous avons décidé de lui acheter une de ses œuvres, un beau tableau bleu, noir et blanc, de réminiscence orientale, parce que comme dit le chanteur cubain Carlos Varela, dans sa chanson « Petits rêves » : « je sais qu’ils ne sont pas de grandes choses, mais ce sont mes rêves, ces petits rêves qui aident aussi à vivre » et c’est cela : aider à vivre les peintres-bohêmes, quelque chose que nous devons faire tous ceux qui aimons l’art. Il peut ensuite être trop tard et des tableaux brillants ne seront jamais faits par ceux que nous aurions laissé partir.

Rino lui, il a de bons amis, mais as-tu un ami peintre-bohême auquel peux-tu aider ? Qui sait ? , peut-être ton geste humain d’aujourd’hui, sera ton meilleur investissement le lendemain…

[1] Maison Foncée, 4381 Papineau rue, Montréal H2H 1T7, 514-527-0592, Courriel

Rino Dubé en la Casa Obscura

Ayer asistí con mi compañera y su papá, Jacques Deshaies (también artista plástico) al vernisage del artista montrealense Rino Dubé, en la galería de la Casa Obscura, sita en el barrio conocido como Plateau Mont Royal[1], al lado por cierto, de un establecimiento célebre para los cubanos: “Elvis ameublement”. El propietario de este establecimiento ha vendido desde hace años, equipos usados de cocina y del hogar por millones de dolares canadienses al gobierno de La Habana.

Pero es de Rino Dubé que queremos hablarles en esta reseña. Esta exposición, llamada humorísticamente « J’Rinove ! » lo que viene siendo en español: “¡YoRinuevo!”, abarca unas 26 telas de una serie de breaks paintings, que Rino ha hecho durante el año que ha transcurrido. La inspiración del grabado japonés es uno de los temas recurrentes en su trabajo de estos últimos meses, y los vivos colores amarillo, rojo, azul y negro se dejan ver con intensidad en estas obras, que tienen una preferencia hacia la verticalidad, hacia un formato rectangular que nos hace recordar vivamente esas estampas chinas y japonesas de siglos pasados, donde el paisaje se confunde con la textura y el color, con la materia.

Rino Dubé es un pintor bohemio, de esos como los que hemos visto en filmes, sobre la vida de los que después se convirtieron en indispensables para la historia de la pintura. Rino es de los que crean y recrean durante toda una vida, para ser reconocidos después, cuando ya es demasiado tarde para él. Este vernisage no fue de esos espectaculares que suelen tener lugar en las galerías de la avenida Sherbrooke, o del Viejo Montréal, pero la Casa Obscura es un lugar ideal para él, porque allí con sus amigos, entre los que me precio, él se siente en familia.

Los precios de sus pinturas no son exagerados, oscilan entre 200 y 500 dolares. Natasha y yo, que no somos ricos, decidimos comprarle una de sus obras, un bello oleo azul, negro y blanco, de motivo oriental, porque como dice el cantante cubano Carlos Varela, en su canción “Pequeños sueños”: “yo sé que no son grandes cosas, pero son mis sueños, esos pequeños sueños que también ayudan a vivir” y es eso, ayudar a vivir a los pintores bohemios, algo que debemos hacer quienes amamos el arte. Después puede ser demasiado tarde y cuadros geniales nunca serán hechos por los que dejamos partir.

Rino tiene buenos amigos, ¿tienes tú un amigo pintor bohemio al que puedes ayudar? ¿Quien sabe?, quizás tu gesto humano de hoy, sea tu mejor inversión el día de mañana…


[1] Casa Obscura, 4381 rue Papineau, Montréal H2H 1T7, 514-527-0592, Courriel


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