Publié par : lettresdemontreal | 27 mai 2008

La journée des musées à Montréal et l’identité de la Belle province

Le dimanche 25 mai dernier c’était la journée des musées de Montréal. 29 des plus importants musées de la ville étaient ouverts gratuitement de 9h00 jusqu’à 18h00. Les organisateurs ont mis à la disposition de centaines de milliers de montréalais et des touristes, 6 circuits d’autobus gratuits, pour ceux intéressés à se déplacer rapidement entre les musées afin d’en voir plus. Montréal est une ville avec un cadre urbain assez étendu et le piéton se sent souvent fatigué s’il décide de faire un programme de visites à pied seulement.

Je n’ai pas laissé passer cette occasion. J’avais prévu de visiter l’exposition « France- Nouvelle France », du musée d’archéologie et d’Histoire de Montréal, aussi appelé Musée de la Pointe-à-Callière, qui exhibe d’habitude les grandes expos liées à l’histoire de la ville et de la belle province, comme les locaux appellent généralement le Québec.

« France-Nouvelle France » est une exposition opportune, depuis 2005 elle circule à intervalles entre les provinces canadiennes, là où les conquérants gaulois sont arrivés pour la première fois au XVIème siècle, et dans les musées français des villes d’où sont partis les premiers colons de l’Amérique septentrionale.

Montréal est la dernière étape de ce long et fatigant voyage, mais l’expo arrive dans la grande métropole francophone d’Amérique, au moment où la grande exposition de cartes de l’Amérique du Nord à la Bibliothèque et archives nationales de Québec à Montréal est à son apogée, et peu après que le même Musée de la Pointe-à – Callière avait conclu son exposition consacrée à commémorer le 170ème anniversaire des Patriotes de 1837-1838, sans oublier pourtant le rôle des Loyaux.

Montréal a toujours été dans le centre de l’action politique québécoise, même si la Capitale est la ville de Québec. C’est ici (hors du circuit politique provinciale à Québec), où l’on débat des grands sujets de l’actualité provinciale et nationale, mais aussi internationale, pour donner un seul exemple, la presse et la TV francophones siègent et se développent dans cette ville.

Par conséquent dire que Montréal est au centre de l’action muséale pourrait paraître redondant. Au début de cette année on a inauguré la grande exposition d’art cubain au Musée de Beaux Arts de Montréal, la plus grande qui a été faite hors de Cuba depuis 1944. Cette expo sera considérée sans doute, comme l’action muséologique étrangère, la plus significative de cette année au Québec.

Mais, pour ceux qui profitent fréquemment des institutions comme le Jardin Botanique de Montréal, le Biodôme, le Centre de sciences de Montréal, la Grande Bibliothèque, le Musée d’Art contemporain de Montréal, et beaucoup d’autres musées et galeries, il est évident que la norme muséologique de l’Amérique francophone est à Montréal, qu’elle s’établie ici et qu’à partir d’ici elle se répand dans le territoire québécois.

L’exposition « France – Nouvelle France » de la Pointe-à-Callière, vient alors consolider l’élan fort qu’a reçu au cours de cette dernière année, la réflexion québécoise sur l’identité nationale. Il s’agit d’un sujet qui ne souffre pas de désintérêt par le public local, mais non plus par les visiteurs ou les immigrants récents dans la grande ville cosmopolite de la belle province. Montréal monopolise 84% de tous les immigrants de cet immense territoire grand comme trois fois la France métropolitaine. Ce dimanche passé j’ai vu un père lusophone montrer à son fils dans une ancienne carte du continent américain, le territoire du Brésil. J’ai vu aussi des touristes japonaises rirent en constatant la proximité du Cipango avec le continent américain (les cartographes européens appelaient ainsi le Japon encore au XVIème siècle), il s’agissait bien de la même carte que quelques secondes auparavant observait le père brésilien.

La Commission Bouchard-Taylor, qui débuta le 8 février 2007, et qui fût instiguée par le Premier Ministre de Québec, M. Jean Charest, pour la réalisation d’une consultation publique sur les pratiques de compromis liées aux différences culturelles, est le moment le plus significatif de l’actualité liée au sujet identitaire québécois. Dans les médias presque tous les jours on voit les politiciens s’exprimer sur la signification et les contradictions que produit l’insertion de milliers de nouveaux immigrants dans la vie économique et sociale du territoire. Québec s’interroge et réaffirme son identité, non plus par rapport au composant anglophone et ethniquement européen de sa population, mais par rapport au nouveau et croissant composant d’origine musulmane, africaine, latino-américaine, asiatique.

Pour cela l’action d’aujourd’hui des musées fût évidemment adressé à tous, mais très singulièrement à ceux parmi nous qui sommes en train de nous insérer, de plus en plus dans la vie des québécois et des canadiens. La manière didactique, accueillante, cultivée, grâce à laquelle nous prenons quotidiennement connaissance des nouvelles infos, et à travers lesquelles nous incorporons cette identité québécoise et canadienne (encore en construction) à nos propres vies et identités, est quelque chose qui mérite une réflexion profonde et permanente.

Un peuple ne finit jamais son processus identitaire, celui-ci est une construction permanente, une union et aussi une adoption – rejet des nouveaux composants. L’expérience identitaire de Québec n’est pas, comme aucune autre, un modèle à suivre, mais elle est sans doute exemplaire et nous qui sommes insérés dans ce tourbillon, nous savons que nous pouvons apporter le meilleur de nous-mêmes, parce que nos enfants nous en seront toujours reconnaissants.

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El dia de los museos en Montréal y la identidad de la Bella provincia

El pasado domingo 25 de mayo fue el dia de los museos de Montréal, 29 de los más importantes museos de la villa estuvieron abiertos desde las 9 de la mañana y hasta las 6 de la tarde a todo el que quisiera entrar. Los organizadores pusieron a disposición de cientos de miles de montrealenses y de los visitantes de la ciudad, 6 circuitos de autobuses gratuitos, para que los interesados se despalzaran rapidamente entre los museos. Montréal es una ciudad con un entramado urbano bastante extenso y el peaton se siente frecuentemente fatigado si decide hacer un programa de visitas solamente a pie.

Yo no dejé pasar esta ocasión, ya tenía previsto visitar la exposición “Francia-Nueva Francia”, del Museo de arqueología e historia de Montréal, también llamado Museo de la Pointe-à-Callière, que es el que exhibe generalmente las grandes expos vinculadas a la historia de la ciudad y de la bella provincia como suelen llamar a Québec.

“Francia-Nueva Francia” es una exposición oportuna, desde 2005 anda circulando a intervalos, entre las provincias canadienses, a donde llegaran por vez primera en el siglo XVI, los conquistadores galos y los museos franceses de las ciudades de donde partieron esos primeros colonos de la America septentrional.

Montréal es la última escala de ese largo y fatigoso viaje, pero llega la expo a la gran metropolis francófona, en el momento en que está en su apogeo la gran exposición de mapas de America del Norte en la Biblioteca y archivos nacionales de Québec en Montréal, y poco después de que el mismo Museo de la Pointe-à-Callière concluyera su exposición consagrada a rememorar el 170 aniversario de la gesta de los Patriotas de 1837-1838, sin olvidar por tanto el rol de los Leales.

Montreal siempre ha estado en el centro de la acción política quebequense, aún cuando la capital es la ciudad de Québec. Es aquí donde se debaten los grandes temas de la actualidad provincial y nacional, pero también los internacionales, pues por poner un solo ejemplo, la prensa y la TV francófonas radican y se gestan en la ciudad-isla.

Decir por ende que Montréal está en el centro de la acción museal es algo que puede parecer redundante. A inicios de este año se inauguró la gran exposición de arte cubano en el Museo de Bellas Artes de Montréal, la más grande que se haya hecho fuera de Cuba esde 1944. Esta ha sido y será sin dudas, la acción museológica vinculada al exterior, más relevante de este año en Québec.

Pero, para quienes asistimos con frecuencia a instituciones como el Jardín Botánico de Montréal, el Biodôme, el Centro de ciencias de Montréal, la Gran Biblioteca, el Museo de Arte contemporáneo de Montréal, y muchos otros museos y galerias, es fácil apreciar que la pauta museológica de la América fancófona es en Montréal que se establece y de ella que se extiende por el territorio.

La exposición “Francia-Nueva Francia” de Pointe-à-Callière, viene entonces a consolidar un fuerte impulso que ha recibido en este último año la reflexión quebequense sobre la identidad nacional. Este es un tema que no sufre de desinterés por parte del público local, pero tampoco por parte de los visitantes o recientes inmigrantes a la gran urbe y la bella provincia. Montréal acapara el 84% de todos los inmigrantes de este inmenso territorio que significa tres veces Francia metropolitana. El domingo pasado yo vi a padres lusófonos mostrarle a su hijos en un mapa antiguo allí expuesto, el territorio del Brasil, o a turistas japonesas reir al constatar la proximidad del Cipango (así llamaban los cartógrafos europeos del siglo XVI al Japón) con el continente americano, según ese mismo mapa que segundos antes observara el papa brasileño.

La Comisión Bouchard-Taylor, surgida el 8 de febrero de 2007, y creada por el Primer Ministro de Québec, Sr. Jean Charest, para la realización de una consulta pública sobre las prácticas de compromiso vinculadas a las diferencias culturales, es el momento más relevante de la actualidad vinculado al tema identitario quebequense. En los medios casi todos los dias se ve a los políticos expresarse sobre el significado y las contradicciones que genera la inserción de miles de nuevos inmigrantes en la vida económia y social del territorio. Québec se cuestiona y reafirma su identidad, ya no en relación al componente anglófono y etnicamente europeo de su población, sino al nuevo y creciente de origen musulman, africano, latinoamericano, asiático.

Por ello la acción de este dia de los museos está obviamente dirigida a todos, pero muy singularmente a quienes nos insertamos cada vez más en la vida de los quebequenses y canadienses. La forma didactica, acogedora, culta, en que todos los interesados tomamos diariamente conocimiento e incorporamos esa identidad quebequense y canadiense (aún en construcción) a nuestras propias vidas e identidades, es algo que merece reflexión profunda y permanente.

Un pueblo nunca finaliza su proceso identitario, es una permanente construcción, ensamblaje y adopción-rechazo de nuevos componentes. La experiencia identitaria de Québec no es, como ninguna otra, un modelo a seguir, pero sin dudas es ejemplar y quienes estamos insertos en ella, sabemos que podemos aportar lo mejor de nosotros mismos, nuestros hijos serán siempre los primeros beneficiados.


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