Publié par : lettresdemontreal | 2 juin 2008

L’Amérique dans les premières cartes

On considère comme établi que la première fois que le nom de l’Amérique est apparu sur une carte, c’était sur la carte de Martin Waldseemuller, publiée à Saint-Dié, en 1507 et qui illustre cet article. Mais il y a une donnée que les chercheurs ne détaillent pas trop d’habitude et c’est que « l’Amérique » de l’époque était celle qui aujourd’hui est l’Amérique du Sud. Le reste des territoires connus jusqu’à ce moment par les Européens étaient les « Antilles » et une « Terra incognita » plus au nord, qui était à peine encore exploré par certains et/ou systématiquement cachée par d’autres.

Amerigo Vespucci parle dans ses lettres de quatre voyages vers ce Nouveau monde, récemment découvert, trois d’entres-elles ont pu être confirmés par d’autres sources. Entre 1499 et 1504 il voyage en Guyane, et à l’embouchure de l’Amazone, à bord de navires espagnols, ensuite dans des bateaux portugais vers la baie qu’il baptise Rio de Janeiro et par la suite jusqu’à la Patagonie. On ne sait pas trop au sujet de son dernier voyage. Il meurt à Séville le 22 février 1512. L‘Amérique est alors un continent qui se trouve principalement dans l’hémisphère Sud.

Cela semble évident, mais c’est un détail qu’il est nécessaire de souligner, pour mieux comprendre le contexte de l’arrivée « officielle » des Européens sur le continent aujourd’hui appelé Américain.

La grande exposition de cartes de l’Amérique du Nord, à la Bibliothèque et archives nationales de Québec à Montréal, provoque cette réflexion. C’est sans doute un moment important dans la valorisation du patrimoine cartographique continental. Cette institution québécoise et canadienne reconnue conserve et expose une considérable collection de cartes anciennes, en particulier de l’Amérique du Nord, toutes de grande valeur historique et non moins anecdotique. Dans une carte de 1537, par exemple, le Typus cosmographicus universalis de Johann Herwagen de Bâle, ce qui peut aujourd’hui être identifié comme la côte est des États-Unis apparaît comme Terra de Cuba, et l’Hispaniola ressemble beaucoup plus à la Cuba réelle qu’à Quisqueya.

La confusion ou la dissimulation de ses découvertes par les Européens, va se refléter dans la cartographie du XVIème siècle d’une manière qui, aujourd’hui, peut nous paraître ridicule, mais qui, en son temps, a constitué un élément clef dans les destins des conquérants et des puissances en expansion qu’ils représentaient.

Il y a quelques évidences que la côte est du nord de l’Amérique avait été visitée par les vikings depuis des dates aussi précoces que le début du second millénaire chrétien. L’emploi de la boussole a permis à des pêcheurs basques de rentrer dans la « Mar oceana » (ou mer ultime), depuis les XIIIème et XIVème siècles, poursuivant des troupeaux de baleines. On dit, dans des chroniques islandaises, qu’aux alentours de 1412 sont arrivés des basques sur des terres connues aujourd’hui comme le Labrador et Terre-Neuve. Dans ces eaux « découvriraient » ces courageux marins, les inépuisables, à cette époque, bancs de morue. Mais le secret a été gardé « entre pêcheurs » pas pour longtemps. Des Bretons, des Normands, et des Portugais les ont suivis, jusqu’à ce que Giovanni Caboto en 1497 fasse connaître publiquement ces terres septentrionales avec son expédition, financé par le roi anglais.

Au nord, la pêche, dans le sud, le très apprécié Pao do Brésil, aux Antilles et partout ailleurs : l’or, l’argent, le cuivre, les perles, et toute autre richesse que l’on pourrait acquérir « en passant », étaient les raisons économiques de l’entreprise colonisatrice.

Encore aujourd’hui nous sommes des héritiers de plusieurs confusions depuis les temps anciens; nous continuons à appeler des Indiens les habitants des premières nations, appellation par laquelle ils souhaitent être reconnus. Les Européens continuent à appeler « Américains » les États-Uniens, tandis que tous ceux qui habitent le continent, au nord au centre et au sud, devraient être appelés ainsi.

La connaissance de l’histoire favorise l’entendement entre ceux qui vivent et interagissent aujourd’hui dans ce Nouveau Monde, qui est un véritable produit du métissage de tous les peuples et de toutes les cultures de la planète. L’Amérique reste encore un rêve de prospérité pour beaucoup de gens, mais la conscience identitaire continentale reste à un stade de développement apparemment embryonnaire. Connaissons mieux notre histoire, pour mieux interagir entre nous et avec le reste du monde. La cartographie des débuts sûrement y contribuera.

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América en los primeros mapas

Se da por establecido que la primera vez que el nombre de América apareció en un mapa, fue en el que confeccionó Martin Waldseemuller, publicado en Saint-Dié, en 1507 y que ilustra este artículo. Pero hay un dato que los investigadores suelen no detallar demasiado y es que la “América” de la época era la que es hoy América del Sur, el resto de los territorios conocidos hasta el momento por los europeos eran las “Antillas” y una “Terra incognita” más al norte, que apenas había sido aún explorada por algunos y/o sistemáticamente ocultada por otros.

Amerigo Vespucci en sus cartas habla de cuatro viajes hacia ese Nuevo mundo, tres de ellos han podido ser confirmados por otras fuentes. Entre 1499 y 1504 viaja a Guyana, y la desembocadura del Amazonas, en navios españoles, luego en barcos portugueses a la bahía que él bautiza de Rio de Janeiro y más adelante hasta la Patagonia. No se sabe mucho de su último viaje. Muere en Sevilla el 22 de febrero de 1512. América es entonces un continente que se encuentra basicamente en el hemisferio Sur.

Parece evidente, pero es un detalle que es necesario subrayar, para comprender el contexto de la llegada “oficial” de los europeos al continente hoy llamado americano.

La gran exposición de mapas de América del Norte, en la Biblioteca y archivos nacionales de Québec en Montréal, nos provoca esta reflexión. Es sin dudas un momento importante en la valorización del patrimonio cartográfico continental. Esta reconocida institución quebequense y canadiense conserva y expone una considerable colección de mapas antiguos, en particular de América del Norte, todos ellos de gran valor histórico y no pocas veces anecdótico. En un mapa de 1537, por ejemplo, el Typus cosmographicus universalis de Johann Herwagen de Basilea, lo que puede identificarse hoy como la costa este de los EE.UU. aparece como Terra de Cuba, y la Hispaniola se parece más a la Cuba real que a Quisqueya.

La confusión o el ocultamiento de sus descubrientos por parte de los europeos, va a reflejarse en la cartografía del siglo XVI de una manera que hoy nos puede parecer ridícula, pero que en su momento constituyó un elemento clave en los destinos de los conquistadores y las potencias en expansión que representaban.

Hay algunas evidencias de que la costa este del norte de América había sido visitada por los vikingos desde fechas tan tempranas como fueron los comienzos del segundo milenio cristiano. El empleo de la brújula permitió a pescadores vascos adentrarse en la “Mar oceana” (o mar última), desde los siglos XIII y XIV, persiguiendo manadas de ballenas. Se dice en crónicas islandesas, que para 1412 llegaron los vascos a las tierras hoy conocidas como Labrador y Terranova. En estas aguas “descubrirían” esos corajudos marinos, los inagotables en esa época, bancos de bacalao, pero el secreto se mantuvo “entre pescadores” no por mucho tiempo, bretones, normandos, y portugueses les siguieron, hasta que Giovanni Caboto en 1497 diera “razones públicas” con su expedición, de estas tierras septentrionales.

Al norte la pesca, en el sur el codiciado pao brasil, en las Antillas y por doquier el oro, la plata, el cobre, las perlas, y toda otra riqueza que se pudiera adquierir “de paso”, eran los móviles económicos de la empresa colonizadora.

Aún hoy somos herederos de no pocas confusiones de antaño, seguimos llamando indios a los habitantes de las primeras naciones, que es como ellos desean ser reconocidos. Siguen los europeos llamando “americanos” a los estadounidenses, mientras que todos los que habitamos el continente, al norte al centro y al sur, deberíamos así ser llamados.

El conocimiento de la historia favorece el entendimiento entre los que viven e interaccionan hoy en este Nuevo Mundo, que es un verdadero producto del mestizaje de todos los pueblos y culturas del orbe. América sigue siendo un sueño de prosperidad para muchos, pero la conciencia identitaria continental continua en un estadío de desarrollo al parecer embrionario. Conozcamos mejor nuestra historia, para mejor interactuar entre nosotros mismos y con el resto del mundo. La cartografía de los inicios de seguro contribuirá.


Responses

  1. Buen artículo!
    Yo nunca he creído completamente la historia de que el nombre de América viene del nombre del viajero Amerigo o como se haya llamado. Las otras teorias me parecen más lógicas.
    Saludos
    Al Godar


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