Publié par : lettresdemontreal | 12 juin 2008

La Havane se vide de bicyclettes et Montréal s’en rempli.

J’ai lu par hasard ces jours-ci, deux nouvelles qui se touchent: le polémique et gênant (pour les autorités cubaines) mais opportun et aigu, (pour le reste des mortels), correspondant de la BBC mundo à La Havane, M. Fernando Ravsverg, constatait dans son blog sur le site Web de BBC mundo, que les pistes cyclables de La Havane disparaissaient et qu’il paraissait que « quelqu’un avait décidé que le vélo avait été une mesure conjoncturelle et qu’il fallait rendre les rues aux automobiles, aux autobus et aux camions, en mettant les mains à l’œuvre de manière immédiate ».

D’autre part à Montréal, le journal la Presse publiait le 13 juin la nouvelle relative à la prochaine mise en place par les autorités municipales de Montréal, du Service de bicyclette-taxis à partir de 2009. Ce seront des bicyclettes spéciales, conçues par le dessinateur Michel Dallaire, reconnu pour avoir créé la torche olympique de Montréal 1976.

Ce service de bicyclettes urbaines à loyer est quelque chose qui existe ailleurs, dans plusieurs villes d’Europe comme Paris et Stockholm. Il s’agit d’un système de loyer qui permet d’utiliser une bicyclette d’un modèle homogène, pour des trajets courts. Donc, il est possible de laisser la bicyclette dans toute gare habilitée, peut importe le lieu de départ. La bicyclette de Montréal corrige les erreurs de conception et d’exploitation de ses prédécesseurs; elle est faite d’aluminium et pèse seulement 20 kilos. Comme vous pouvez le constater dans la photo elles seront de couleur noire et argent. Elle pourra de plus être également utilisée par des hommes et des femmes.

Comme on peut le constater ce sont des nouvelles en apparence similaires, mais contradictoires au fond. D’une part un pays sous-développé et en pleine crise qui tend à s’aggraver à cause des gros nuages de l’économie mondiale, est en train de défaire une des solutions les plus fonctionnelles provoqué par la catastrophe économique des années 90, quand l’économie de l’île a diminué à des niveaux insoupçonnés. D’autre part un pays du premier monde, dont la croissance est maintenue stable bien que son puissant voisin du sud soit au bord de la récession, investit dans des technologies accessibles aux majorités et qui ont un fort impact social et écologique.

Quand à Cuba on parle de blocus et de nécessités, on oublie qu’une bonne partie de ces nécessités sont dues à notre blocus mental et politique interne, en particulier au fait qu’ils ne nous permettent pas de développer l’initiative personnelle et coopérative des citoyens, parce que l’État se croit dans le droit d’être celui qui approuve toute et chacune des actions visant le fonctionnement de la société.

Une fois de plus, La Havane prend une mesure qui la met à la traîne, pour ensuite devoir investir à nouveau avec des coûts doubles ou triples dans la même affaire. Montréal pour sa part navigue plutôt bien dans ce XXIème siècle où la préoccupation pour l’écologie et l’exercice physique des majorités, sont des politiques d’État, des Communes et des Communautés qui eux, oui, ont une vision à long terme.

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La Habana se vacía de bicicletas y Montréal se llena.

Por esas casualidades de la vida, he leído en estos días, dos noticias que se tocan: el polémico e incomodo (para las autoridades cubanas) y oportuno y agudo, (para el resto de los mortales), corresponsal de BBC mundo en La Habana, el Sr. Fernando Ravsverg, constataba en su blog en el sitio de BBC mundo, que los carriles ciclables de La Habana estaban desapareciendo y que parecía que “alguien ha decidido que la bici fue una medida coyuntural y que hay que devolverle la calle a los automóviles, autobuses y camiones, poniendo manos a la obra de forma inmediata.

Por otro lado en Montréal, el periódico La Presse saca hoy la noticia relativa a la próxima implementación por parte de las autoridades municipales de Montréal, del Servicio de bicicletas-taxis en el 2009 en esta ciudad. Serán bicicletas especiales, concebidas por el diseñador Michel Dallaire, reconocido por haber creado la antorcha olímpica de Montréal 1976.

Este servicio de bicicletas de alquiler urbanas es algo que existe por demás, en ciudades de Europa como Paris y Estocolmo. Se trata de un sistema de alquiler que permite usar una bicicleta de un modelo común, para hacer un trayecto corto. Luego, es posible dejar la bicicleta en cualquier estación habilitada, sin importar en lugar de origen de la carrera. La bici de Montréal corrige los errores de diseño y explotación de sus antecesoras, es de aluminio, pesa 20 kilos y como pueden ver en la foto serán de color negro y plateado, así como podrá ser igualmente utilizada por hombres y mujeres.

Como se pude apreciar son noticias en apariencia similares sin embargo profundamente contradictorias. Por un lado un país subdesarrollado y en plena crisis que tiende a agravarse por los nubarrones de la economía mundial, se deshace de una de las soluciones más funcionales del desastre económico de los 90, cuando la economía de la isla descendió a niveles insospechados. Por otro lado un país del primer mundo, cuyo crecimiento se mantiene estable a pesar de que su poderoso vecino del sur está al borde de la recesión, invierte en tecnologías acequibles a las mayorías y de fuerte impacto social y ecológico.

Cuando en Cuba hablamos de bloqueo y de necesidades, se nos olvida que una buena parte de esas necesidades se deben a nuestro bloqueo mental y político interno, en particular al hecho de que no nos permiten desarrollar la iniciativa personal y cooperativa de los ciudadanos, pues el Estado se cree con el derecho de ser quien apruebe todas y cada una de las acciones que van dirigidas al funcionamiento de la sociedad.

Una vez más, La Habana toma una medida que le sume en el retraso, para luego tener que volver a invertir con costos dobles o triples en lo mismo. Montréal por su parte navega bien por este siglo XXI en el que la preocupación por la ecología y el ejercicio físico de las mayorías, son políticas de los estados, municipios y comunidades que tienen, ellos sí, visión larga.

Bientôt en français!


Responses

  1. Yo di mucha bicicleta en la Habana y alrededores y esa noticia la tomo con nostalgia y un poco de escepticismo.
    No puedo creer que esten tratando de reducir el uso de la bici en Cuba.
    Saludos,
    Al Godar


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