Publié par : lettresdemontreal | 11 juillet 2008

Le 1er juillet : Fête Nationale du Canada

Le 1er juillet dernier ont eu lieu partout au Canada et plus spécialement dans la capitale fédérale : Ottawa, les célébrations pour le 141ème anniversaire de la signature de la Confédération, ou plus précisément de l’Acte de l’Amérique du Nord britannique, dont la validité est acceptée à partir du 1er juillet 1867.

Ce ne fût que 12 ans après l’adoption de l’Acte, que le premier jour du mois julien s’est transformé en jour férié au Canada, c’est-à-dire en 1879, et il était appelé à cette époque le Jour du Dominion. Il s’est transformé en la Fête du Canada, à partir du rapatriement de la Constitution, après le 27 octobre 1982. Ce jour ne se fête pas dans le pays situé le plus au nord de l’hémisphère américain, d’une manière centralisée. C’est de cette manière que se fêtent dans presque tout le reste du continent les fêtes nationales, mais les québécois en particulier, ont vu avec une certaine appréhension cet événement à travers l’histoire, raison pour laquelle les célébrations sont généralement modestes dans la Belle province. En fait, beaucoup parmi eux (on calcule qu’entre 200.000 ou 250.000), profitent de cette journée « off » pour déménager, parce qu’elle coïncide d’habitude avec la fin des baux des maisons et appartements, qui sont contractés pour une année, et c’est tradition dans le pays de changer de lieu de logement, pour « améliorer la chance ».

Le cas du nationalisme canadien est très singulier, et il devient extrêmement intéressant à la lumière du processus de mondialisation en cours. La journée nationale n’est pas celle d’une indépendance, comme dans le cas du reste des nations américaines. Le lien organique avec le Royaume-Uni et le Commonwealth britannique, n’a jamais été interrompu, et jusqu’à aujourd’hui c’est la Reine Elizabeth qui préside à titre honorifique l’état canadien. C’est son effigie d’ailleurs qui reste sur le très utilisé billet vert de 20 dollars canadien.

Un livre récent de Jacques Attali : « Une brève histoire de l’avenir »[1] nous offre un panorama du monde aux environs de 2050. A cette époque selon l’auteur, de grands groupes humains seront des « hypernomades », le concept de nationaliste de la citoyenneté sera tombé en désuétude depuis assez longtemps. Un « hyperempire » dominera la planète, mais il n’aura pas un siège national. Il se peut qu’il soit encore associé aux États-Unis, mais ce ne sera pas nécessairement son appareil étatique qui gouvernera véritablement. Il s’agit d’un possible scénario du futur, mais l’auteur se base sur une analyse de la réalité actuelle, et de l’Histoire de l’humanité qui a assez de mérite et de crédit. Dans un scénario pareil, les canadiens seront des citoyens privilégiés du monde, parce qu’on aura évité au XXIème siècle le lourd poids et les conséquences qu’ont entraîné les nationalismes des XIXème et XXème siècles.

Ceci est sans doute un sujet qui a beaucoup de substance, nous le laissons ici pour l’instant pour le continuer dans un prochain commentaire et si l’ami lecteur a quelque chose à dire, qu’il n’hésite point à le faire dans l’espace réservé à cela dans ce blog. Le sujet est aussi votre qu’à nous tous.

Quant au reste, la fête à Ottawa, télévisée dans toute la nation, a eu un rayonnement et un faste dignes du grand pays qu’elle a honoré.


[1] Jacques Attali. « Une brève histoire de l’avenir ». Paris, Fayard, 2006.

El 1ro de julio: Fiesta Nacional de Canada

El pasado 1ro de julio se celebró en toda Canada y especialmente en la capital federal: Ottawa, el 141 aniversario de la firma de la Confederación, o más precisamente del Acta de la America del Norte británica, cuya validez es aceptada a partir del 1ro de julio de 1867.

Fue 12 años después de adoptada el Acta, que el primer dia del mes juliano se convirtió en feriado en Canada, o sea en 1879, y era llamado en aquella época como el Dia del Dominion. Se convirtió en Dia de Canada, a partir del repatriamiento de la Constitución, posterior al 27 de octubre del 1982. Este dia no se celebra en el país situado más al norte del hemisferio americano, de forma centralizada. Es de esa forma que se hace en casi en todo el resto del continente, pero los quebequenses en particular, han visto con algo de ojeriza este evento a través de la historia, razón por la cual las celebraciones suelen ser modestas en la Bella provincia, de hecho muchos de ellos (se calcula que entre 200 000 o 250 000), aprovechan para mudarse en este día, pues suele coincidir con el final de los alquileres de casas y apartamentos, que se contratan por un año, y es tradición en el país cambiar de lugar de vivienda, para “mejorar la suerte”.

El caso del nacionalismo canadiense es muy singular, y le hace sumamente interesante a la luz del proceso de mundialización en curso. Su dia nacional no es el de una independencia, como el resto de las naciones americanas. El vinculo orgánico con el Reino Unido y la Commonwealth británica, nunca se suspendió, hasta hoy es la Reina Elizabeth quien preside honorariamente el estado canadiense, y su efigie sigue presidiendo los muy utilizados billetes verdes de 20 dólares canadienses.

Un libro reciente de Jacques Attali: “Breve historia del futuro”[1] nos adentra en un panorama del mundo de los alrededores del 2050. Para esa época según el autor, grandes grupos humanos serán “hipernómadas”, el concepto nacionalista de la ciudadanía habrá caído en desuso desde hará bastante tiempo, un Hiperimperio dominará el planeta, pero no tendrá sede nacional, puede estar asociado aún a los Estados Unidos, pero no será necesariamente su aparato estatal, el que rija verdaderamente. Es un posible escenario del futuro, pero el autor se basa en un análisis de la realidad actual, y de la historia de la Humanidad, que tiene bastante mérito y crédito. En un escenario tal, los canadienses serán ciudadanos del mundo privilegiados, pues se habrán evitado los lastres de los nacionalismos que arrastra el siglo XXI, del XIX y el XX.

Este es sin dudas un tema que tiene mucha sustancia, dejémoslo aquí para continuarlo en un próximo comentario y si el amigo lector tiene algo que decir, no dude en hacerlo en el espacio  a ese propósito en este blog. El tema es tan suyo como de todos.

Por lo demás la fiesta en Ottawa, televisada para toda la nación, tuvo un brillo y un fasto dignos del gran país que honra.

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[1] Jacques Attali. « Une brève histoire de l’avenir ». Paris, Fayard, 2006.


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