Publié par : lettresdemontreal | 27 juillet 2008

Tombouctou : une ville légendaire dans le coeur de l´Afrique

Il y a quelques jours j’ai vu dans la chaine de TV History l’un des épisodes de la série Digging for the truth, consacré à la ville de Tombouctou (les anglophones l’appellent Timbuktu), cela m’a rappelé ce texte que j’avais écrit en 2006, impressioné par la description que de cette « Alexandrie du Sahara », avait fait Maryse Condé, dans son célèbre roman : « Ségou ». Les mines d’or dont seulement jusqu’à présent j’avais entendu parler ou lu dans des livres d’histoire, j’ai pu les voir aujourd’hui dans ce documentaire, exploitées encore, de la même manière que c’était il y a 500 ans ou davantage encore, avec la même technologie rudimentaire et avec le même coût humain qu’auparavant. Les manuscrits qui ont pu être conservés dans des collections familiales des habitants de la ville et dans la bibliothèque qui les récupère peu à peu en les numérisant, peuvent et doivent nous ouvrir le chemin (au moins partiellement), vers la connaissance d’un monde fascinant, mais peut-être irrémédiablement perdu, un monde où beaucoup et de vastes connaissances gardées par des chercheurs et savants d’une ville mystérieuse, et inaccessible, mais immensément riche, qui séduit aujourd’hui à pas mal d’explorateurs et qui fait rêver à pas mal non plus d’aventuriers.

Je vous offre alors une fois de plus (pour ceux qui l’aient déjà lu), un texte qui prétend récupérer un peu de la gloire et de la mémoire de ce berceau de connaissances qui a été Tombouctou, ancré dans le continent-mère de tous les êtres humains.

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Tombouctou est une ville à l´intérieur du Mali. Entre la rivière Niger et le Sahara, son histoire remonte à une date aussi lointaine que le XIIème siècle de nôtre ère, approximativement la même époque où des artisans français (appelés aussi maçons) construisaient la Cathédrale gothique Notre Dame de Paris.

Fondée par un peuple nomade qui jusqu´à nos jour maintient ses traditions, celui qui visite l´Afrique occidentale peut les retrouver fondamentalement au Mali et au Niger, mais aussi au Burkina Faso et dans d´autres pays voisins, il s´agit des Touaregs, les nomades du Sahara, les possesseurs de l´indigo, avec lequel ils teignent leurs vêtements et leurs corps, une race guerrière et artisane.

Tombouctou est située stratégiquement dans la rencontre des caravanes du Maghreb et des bateaux provenant Gao, de Niamey et autres villes le long de la Vallée du Niger, cette ville fut successivement occupé par les Mandingues, les Songhaïs, les Marocains, les Peuls et de temps en temps pillée par les descendants de ses fondateurs.

Durant cinq siècles depuis sa création cette ville fut prospère grâce au commerce et parallèlement elle fut un important centre religieux et culturel dans le cœur de l´Afrique.

Ce n´est qu´avec la pénétration et la domination des Européens par la côte, la traite des noirs et l´islamisation dans la profondeur du continent, que l´équilibre ancestral des civilisations africaines se modifia ou plutôt s’effondra, perdant aujourd´hui ce qu’elles avaient atteint durant plusieurs millénaires de processus civilisateur autochtone.

Les religions polythéistes ancestrales furent condamnées, les pouvoirs politiques réduits et les richesses locales spoliées, les devins des cours, les poètes des rois, qui thésaurisaient une tradition oral millénaire disparurent. Les danses et les musiques séculaires expirèrent, aujourd´hui, de tout cela, il ne reste plus que des vestiges…

La Tombouctou qu´ont trouvé les explorateurs européens du XIXème siècle n´était plus que l´ombre de ce que fut son apogée sous l´empire Songhaï. Les routes de commerce s’étaient éloignées de la Vallée du Niger et les villes et les villages de la côte atlantique africaine réverbéraient les activités européennes, marocaines, africaines et des commerçants de diverses origines.

Tombouctou avait été une riche ville d´échanges entre les commerçants arabes et berbères et les puissants négociants Dioulas du Sud. L´or des mines, l´ivoire, les plumes et les esclaves achetaient les luxueux tissus d´Egypte ou du lointain Orient, les tapis, le tabac, les dattes, les épices, tant convoités par les européens.

L´Université de Sankoré fondée par l´Askia Mohamed, avait un effectif atteignant le chiffre de 25000 étudiants. Vers le sud-ouest de la ville, la mosquée de Djinguereber, reconstruite plusieurs fois, étant donné la précarité des matériaux de construction (pour la plupart d´adobe), est un témoignage de la grandeur passée de cette ville. Au nord-est une autre mosquée, celle de Sankoré a été construite sous l´empire Mandingue, par désir d´une riche et pieuse femme, ce qui démontre la place sociale de la femme dans cette société.

La mosquée reconstruite ensuite au XVIème siècle, imitant les dimensions de la Kaaba de la Mecque nous donne une idée approximative du niveau de développement des peuples qui habiteraient cette ville. Une troisième grande mosquée, celle de l’Imam Sidi Yahia du XVème siècle est, comme les universités et bibliothèques annexes des mosquées précédemment mentionnées, le témoignage aujourd´hui muet de la vie spirituelle et culturelle que possédait Tombouctou entre les XIV et XVIIème, une ville qui fut plus célèbre alors pour sa réputation intellectuelle et scientifique que par le puissant commerce qui la soutenait.

Il existe une chronique, celle de Es Saadi (né à Tombouctou en 1596), appelée Tarij es Suddan, celle-ci nous offre des détails d´intérêt sur ces régions appelées aussi soudanaises et elle nous donne une image assez fidèle du Tombouctou de cette époque.

Aujourd´hui, à Tombouctou, nous pouvons trouver des Songhaïs, des Touaregs, des Maures et des habitants du Sud de la rivière Niger, l´arrivée des caravanes est peut-être encore le moment spécial qu’il a toujours été dans le passé, quand Tombouctou se transforma en la ville la plus cosmopolite du cœur de l´Afrique.

Depuis plusieurs années des spécialistes et des techniciens cubains de la culture travaillent dans le Palais des Arts de Bamako, la capitale du Mali, aidant à former de jeunes talents de cette nation sœur. Cet échange culturel que nous effectuons avec les cordiaux peuples d´Afrique devrait nous stimuler à récupérer et développer la connaissance de l´histoire et la culture de ces terres, d´où provient la notre dans une mesure égale à celle de l´Espagne et de l´Europe. Ce premier article de la série « Petite encyclopédie africaine » sert un tel but.

Tombuctú: una ciudad legendaria en el corazón de África

Hace unos dias vi en el canal History uno de los episodios de la serie Digging for the truth, consagrado a la ciudad de Tombuctú (los anglófonos la llaman Timbuktu), eso me hizo recordarme de este texto que escribiera en el 2006, impresionado por la descripción que de esa “Alexandría del Sahara”, hiciera Maryse Condé, en su célebre novela: “Ségou”. Las minas de oro de las que sólo hasta ahora había oído hablar o leído en libros de historia, las pude ver en ese documental, explotadas aún hoy, de la misma manera que hace 500 o más años, con la misma tecnología rudimentaria y con el mismo costo humano que entonces. Los manuscritos que se han logrado conservar en las colecciones familiares de los habitantes de la ciudad y en la biblioteca que los recupera poco a poco digitalizandolos, pueden y deben abrirnos paso (siquiera parcialmente), hacia el conocimiento de un mundo fascinante, pero quizás irremediablemente perdido, un mundo donde muchos y vastos conocimientos atesorados por estudiosos de una ciudad misteriosa, e inalcanzable, pero inmensamente rica, seduce hoy a no pocos exploradores y hace soñar a no menos aventureros.

Les ofrezco entonces una vez más (para quienes ya lo hayan leído), un texto que pretende hacer recuperar un poco de la gloria y la memoria de aquella cuna de conocimientos que fue Tombuctú, anclavada en el continente madre de todos los seres humanos.

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Tombuctú es una ciudad al interior de Malí. Entre el río Níger y el Sahara, su historia se remonta a fecha tan lejana como el siglo XII de nuestra era, aproximadamente la misma época en que artesanos franceses (también llamados masones) construían la gótica Notre Dame de Paris.

Fundada por un pueblo nómada que hasta hoy mantiene sus tradiciones, quien visita África occidental puede encontrarles fundamentalmente en Malí y Níger, pero también en Burkina Faso y en otros países vecinos, se trata de los Tuaregs, los peregrinos del Sahara, los poseedores del índigo, con el cual adornan sus vestimentas y cuerpos, una raza guerrera y artesana.

Situada estratégicamente en el encuentro de las caravanas del Maghreb y las barcas provenientes de Gao, Niamey y otras ciudades a lo largo del Valle del Níger, Tombuctú fue sucesivamente ocupada por Mandingas, Songai, Marroquíes, Peul y de tiempo en tiempo saqueada por los descendientes de sus fundadores.

Durante cinco siglos desde su creación experimentó la prosperidad gracias al comercio y paralelamente fue un importante centro religioso y cultural en el corazón de África.

No es sino con la penetración y el dominio de los europeos por el lado de la costa, la trata negrera y la islamización en la profundidad del continente, que el equilibrio ancestral de las civilizaciones africanas se logra modificar o más bien quebrar, cayendo en decadencia hasta hoy lo alcanzado durante varios milenios de proceso civilizatorio autóctono.

Junto a la condena de las religiones politeístas ancestrales fueron cayendo los poderes políticos y las riquezas locales siendo expoliadas, fueron desapareciendo los adivinos de las cortes, los poetas de los reyes, que atesoraban una tradición oral milenaria. Danzas y músicas seculares desaparecieron, y de todo ello no quedan hoy más que vestigios…

La Tombuctú que encontraron los exploradores europeos del siglo XIX ya no era ni la sombra de la que fue en su apogeo bajo el imperio Songai. Para entonces las rutas de comercio hacía mucho que se habían alejado del Valle del Níger y ciudades y poblados de la costa atlántica africana reverberaban bajo la actividad de europeos, marroquíes, africanos y comerciantes de diversos orígenes.

Tombuctú había sido una rica ciudad de intercambios entre comerciantes arabo-beréberes y los poderosos negociantes Diulas del Sur. El oro de las minas, el marfil, las plumas y los esclavos compraban los tejidos lujosos venidos de Egipto o de más lejos en el Oriente, las alfombras, el tabaco, los dátiles, las especias, tan codiciadas ellas por los europeos.

La Universidad de Sankoré fundada por el Askia Mohamed, tenía un alumnado que alcanzaba la cifra de 25000. Hacia el sudoeste de la ciudad, la mezquita de Djinguereber, reconstruida varias veces, debido a lo precario de los materiales de construcción (en su mayor parte de adobe), es testimonio de la pasada grandeza de esta villa. Al nordeste otra mezquita, la de Sankoré fue edificada bajo el imperio Mandinga, por deseo de una mujer rica y piadosa, lo cual evidencia el lugar social de la mujer en esta sociedad. La mezquita reconstruida luego en el siglo XVI imitando las dimensiones de la Kabba en la Meca nos da una idea aproximada del nivel de desarrollo de los pueblos que habitaran esta ciudad. Una tercera gran mezquita, la del imán Sidi Yahia del siglo XV, es como las universidades (médersas) y bibliotecas anexas a las mezquitas antes mencionadas, testimonio hoy mudo, de la vida espiritual y cultural que experimentó Tombuctú entre los siglos XIV al XVII, una ciudad que fue más célebre entonces por su renombre intelectual y científico, que por el fuerte comercio que la sostenía.

Existe una crónica, la de Es Saadi, quien nació en Tombuctú en 1596, llamada Tarij es Suddan, ella nos brinda detalles de interés sobre estas regiones también llamadas sudanesas y claro está, nos da una imagen bastante fiel del Tombuctú de entonces.

Hoy en Tombuctú se pueden encontrar a gente Songai, Tuaregs, Moros y habitantes del Sur del río Níger, quizás la llegada de las caravanas sea aún el momento especial que siempre fue en el pasado, cuando Tombuctú se transformaba en la ciudad más cosmopolita del corazón de África.

Desde hace varios años especialistas y técnicos cubanos de la cultura trabajan en el Palacio de las Artes de Bamako, la capital de Malí, ayudando a formar jóvenes talentos de esa hermana nación. Este intercambio cultural que realizamos con pueblos entrañables del África debería estimularnos a recuperar y desarrollar el conocimiento de la historia y la cultura de estas tierras, de donde proviene la nuestra en igual medida que de España y Europa. Sirva pues este primer artículo de la serie “Pequeña enciclopedia africana” a tal propósito.




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