Publié par : lettresdemontreal | 3 août 2008

Pour une culture latine avec une prestance accrue

Une étude empirique des médias au Canada et aux États-Unis me donne un certain indice de quelque chose qui paraît évident, mais qui est complexe à expliquer. Il s’agit du fait que la programmation dramatique ou documentaire des chaînes de TV francophones ou anglophones est notamment moins « passionné », sentimentaliste, tempéramentale, que celle que nous avons d’habitude en Amérique latine.

Quand dans les chaînes des deux cultures prédominantes on montre ici des programmes de ce type, soit il s’agit des émissions sur nous, ou tout autre des continents du Tiers Monde, ou bien ce sont des émissions de la chrestomathie locale, principalement francophone, des témoignages de l’époque où les québécois étaient une nation soumise et relativement pauvre au sein du Canada.

Tout cela est resté derrière. La culture et le peuple québécois jouissent aujourd’hui des mêmes opportunités que ceux d’origine anglophone et en conséquence ils ont évolué vers des paramètres civilisateurs plus complexes, pour éviter l’ambivalent mot « élevés ».

Pour personne ce n’est un secret le fait que le niveau de vie, l’instruction et une culture populaire diversifiée et complexe, sont des éléments étroitement liés à la consolidation et au rayonnement d’une culture nationale. Pas plus, le fait que la précarité existentielle, l’émigration des talents, et la régression du niveau d’instruction et de la culture générale d’un peuple, sont des processus sociaux qui impliquent un certain primitivisme de ceux qui restent et qui subsistent au milieu de grands sacrifices quotidiens.

Ce qui est surprenant c’est que le processus de récupération d’un haut standing de nos cultures dans des sociétés du Premier Monde, n’est pas immédiat non plus. Comme évidence de cela : les médias télévisuels ou la presse écrite des communautés ethniques provenant du Sud.

J’ai constaté avec assez fréquemment que ces médias ethniques reflètent dans leur projection éditoriale un niveau semblable à celui qui est habituel dans les pays d’où ils proviennent et c’est à cause de cela que nous pouvons constater des programmations chargées de feuilletons « bons à faire pleurer » des émissions à peu d’effort intellectuel, complaisantes avec le public moyen, ou même dessous la moyenne, qui les écoutes. La presse n’est pas en reste, il est certain qu’elle est généralement gratuite et pour cela dépendante de la publicité qui couvre les frais d’édition et les investissements des propriétaires, mais cette publicité en plus d’être excessive, est de faible qualité, de conception criarde, et sûrement faite avec peu d’étude d’efficacité. Parce que personne ne s’arrête à lire mille et une informations commerciales entassées dans une seule page d’un journal gratuit.

Or, devons-nous nous conformer à ce modèle? Non, je ne le crois pas. Il existe évidemment beaucoup d’acteurs culturels indépendants qui réalisent un effort considérable pour dégager et promouvoir le meilleur de la culture de leurs pays d’origine. Toutefois, il est difficile pour eux, ou pour quelqu’un d’autre, de se lancer à exercer une profession qui a une faible rentabilité sans appuis financiers.

Il y a évidemment une relation plutôt étroite entre les statistiques de recettes des membres d’une communauté déterminée et la qualité de la vie culturelle ou de la présence médiatique de cette dernière.

Dans ces conditions, il ne nous reste pas d’autre solution que de recourir aux mêmes moyens, que d’autres avant nous ont utilisés pour se sortir des ténèbres. Il est vital de stimuler le mécénat de ceux parmi nous qui ont navigués avec succès dans leurs entreprises. Nous pouvons également unir nos efforts dans des projets informatifs et culturels communautaires d’une plus grande qualité.

De cela dépendra le prestige et l’appréciation qu’auront nos compatriotes parmi les citoyens nés ici, ou parmi les communautés déjà établies depuis des siècles.

De cela aussi dépend la récupération de la prestance et de l’influence culturelle d’une tradition qui comme la nôtre, n’a rien à envier aux autres, qui jouissent aujourd’hui d’un plus grand succès.

Finalement cela est condition pour que l’on puisse apporter une bonne et forte branche à l’arbre du métissage culturel en cours au Canada, en Amérique du Nord et dans tout l’hémisphère.

Les Amériques restent un rêve de paix et d’harmonie pour des millions de gens, en tout cas pour les majorités qui les habitent et entre nous tous, je suis sûr, nous pourrons y arriver!

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Por una cultura latina más prestante

Un estudio empírico de los medios en Canada y EE.UU. me da un cierto indicio de algo que parece evidente, pero que es complejo de explicar. Se trata del hecho de que la programación dramática o documental de los canales de TV francófonos o anglofónos sea notablemente menos “pasionaria”, sentimentalistay temperamental, que la que solemos tener en América latina.

Cuando en los canales de las dos culturas predominantes de aquí se muestran programas de esta índole, o bien se trata de emisiones sobre nosotros, o cualquier otro de los continentes tercermundistas, o bien son emisiones de la crestomatía local, predominantemente francófona, testimonios de la época en que los quebequenses eran una nación sometida y relativamente pobre en el seno de Canada.

Todo eso ha quedado detrás. La cultura y el pueblo quebequenses disfrutan hoy de las mismas oportunidades, que los de origen anglófono y en consecuencia han ido evolucionando hacia parámetros civilisatorios más complejos, para evitar la ambivalente palabra “elevados”.

Para nadie es secreto que el nivel de vida, la instrucción y una cultura popular diversificada y compleja, son elementos estrechamente ligados a la consolidación y el brillo de una cultura nacional. Tampoco lo es que la precariedad existencial, la emigración de los talentos, y la regresión del nivel de instrucción y cultura generales de un pueblo, son procesos sociales que implican una cierta primitivización de aquellos que se quedan y que subsisten en medio de grandes sacrificios cotidianos.

Lo sorprendente es que el proceso de recuperación del alto standing de nuestras culturas en un medio primermundista, tampoco es inmediato. Una evidencia de ello es el caso de los medios televisivos o prensa escrita de las comunidades étnicas provenientes del Sur.

He constatado con cierta frecuencia que estos medios étnicos reflejan en su proyección editorial un nivel similar al actual de los países de donde provienen y por ello podemos constatar programaciones cargadas de telenovelas “lloronas”, emisiones de poco esfuerzo intelectual, complacientes con el público promedio o por debajo del promedio que las escucha. La prensa no se queda atrás, es cierto que suele ser gratuita y por ello dependiente de la publicidad que cubre en ella los costos, pero esa publicidad además de ser excesiva, es de escaso gusto, de diseño chillón, y seguramente de poco estudio de efectividad, pues nadie se detiene a leer mil y una informaciones comerciales apiñadas en una sóla página de un diario gratuito.

Ahora bien, ¿Debemos o tenemos que conformarnos?. No, no lo creo. Existen por supuesto muchos actores culturales independientes que realizan un considerable esfuerzo por rescatar y promover lo mejor de la cultura de sus países de origen. Sin embargo es difícil para ellos, o para cualquiera, que se lance a ejercer una profesión que tiene escasa rentabilidad, sin apoyo financiero.

Hay obviamente una relación estrecha entre las estadísticas de ingresos de los miembros de una comunidad determinada y la calidad de la vida cultural o presencia mediática de la misma.

En estas condiciones no nos queda otra solución que recurrir a los mismos medios, que otros antes que nosotros utilizaron para salir de las sombras. Es vital estimular el mecenazgo de aquellos de nosotros que han navegado con éxito en sus empresas. Podemos igualmente aunar esfuerzos en proyectos informativos y culturales comunitarios de mayor calidad.

De ello dependerá el prestigio y la apreciación que tendrán nuestros coterraneos entre los ciudadanos nacidos aquí, o comunidades ya establecidas desde hace siglos.

De ello depende también rescatar la prestancia e influencia cultural de una tradición que como la nuestra, no tiene nada que envidiar a otras que hoy disfrutan de mayor éxito.

Finalmente de ello depende que podamos aportar una buena y fuerte rama al arbol del mestizaje cultural en curso en Canada, Norteamerica y el hemisferio entero.

Las Américas siguen siendo un sueño de paz y armonía para millones, para las mayorías que las habitamos en todo caso y entre todos de ¡seguro podremos!



Responses

  1. Estimado Raúl Ernesto:

    Acabo de descubrir su blog mientras buscaba noticias sobre Cuba y América latina en la red. Comprobar que lo edita desde Montreal ha sido una sorpresa aún mayor.

    Al leer su curriculum constaté que tenemos muchos puntos comunes entre los cuales podría citarle los orígenes, la formación profesional y algunos temas de interés como la museología y el patrimonio. En efecto, somos coterráneos pues al igual que usted soy cubana. También vivo en Montreal (desde hace cinco años). Actualmente soy doctorante en el programa de museología, mediación y patrimonio de la UQAM y la universidad de Avignon.

    Con respecto a este artículo, comparto su criterio y me gustaría discutir un poco más con usted acerca del mismo, así como de otras cuestiones. El tema me interesa sobremanera pues está muy relacionado con mi tesis doctoral. Por favor, ¿podría ponerse en contacto conmigo?

    Agradezco de antemano su atención.

    Saludos cordiales,

    Isbel ALBA


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