Publié par : lettresdemontreal | 14 septembre 2008

Parrainer un compatriote

Il faut faire quelque chose et de façon urgente! Cela semble être la phrase que tous les cubains qui vivent à l’étranger se disent entre eux et c’est aussi la phrase que leurs consciences leur dit tout le temps… Il faut faire quelque chose et de façon urgente, parce que les gens sont encore étourdis sous l’effet des coups subis des deux ouragans dévastateurs de notre terre et de nos gens.

Beaucoup d’idées ont été discutées, nous tous avons évidemment envoyé quelque chose à nos parents : de l’argent, des médicaments, des vêtements, mais ça ne suffit pas. Cette fois il faut aider d’autres cubains qui n’ont personne pour les aider, même pas cet État qui avait cru tout pouvoir et avait promit de protéger toujours la population. Un État qui aujourd’hui « prend l’eau » comme le bateau vétuste et mal calfaté dans lequel il s’est transformé, et où pas mal de fonctionnaires se font déjà l’écho des manques, de l’impossibilité d’aider tout le monde.

C’est alors le moment de faire quelque chose et de façon urgente, je vous propose que chacun d’entre nous parraine un(e) cubain(e) parmi vos connaissances. Quelqu’un qui comme cette jeune infirmière de Gibara qui a tout perdu et qui continue à son poste, à faire honneur au serment le plus noble du genre humain : l’hippocratique.

J’ai proposé à quelques amis de la parrainer, de lui envoyer un peu d’argent chacun et cela pourrait peut-être contribuer à ce qu’elle puisse refaire sa vie. Il n’est pas nécessaire de faire de la publicité de cela. Le plus direct le don, le mieux ce sera, parce que quand trop de gens s’en mêlent de ces choses-là, les choses commencent « à dégénérer », les fonctionnaires commencent à bloquer, certains gens à critiquer, donc c’est mieux que ce soit de cubain à cubain, de personne à personne.

La meilleure aide est celle que chacun pourra faire au plus grand nombre, la meilleure donation, celle qui arrivera au plus démuni.

Parlez à vos proches à Cuba, faites la recherche de celui dans le quartier qui est le plus désemparé et quand vous enverrez de l’argent à la maison, dites à la famille de donner une petite aide à cette personne. Peu importe qu’elle soit modeste cela sera un geste humain et peu à peu nous aiderons un grand nombre de personnes en détresse.

Quand Cuba ne peut compter sur personne d’autre que les cubains, c’est parce que l’heure est arrivée d’être solidaires et d’être ingénieux, d’être humains et d’exiger de tout le monde de pas s’en mêler, que personne ne veut « administrer » des aides personnelles, parce que le peuple en dernière instance, il sait s’aider tout seul.

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Apadrinar a un compatriota

¡Hay que hacer algo y urgente!, parece ser la frase que todos los cubanos que vivimos en el extranjero nos decimos entre nosotros y escuchamos a nuestras conciencias decirnos todo el tiempo…hay que hacer algo y urgente, pues la gente aún está anodada bajo el efecto de los golpes que significaron esos dos huracanes desvastadores de nuestra tierra y de sus gentes.

Muchas ideas se han estado manejando, por supuesto todos hemos enviado algo a nuestros familiares: dinero, medicinas, ropas, pero no basta, esta vez hay que ayudar a otros cubanos que no tienen quienes les ayuden, ni siquiera ese estado que se creyó poderlo todo y prometió proteger siempre a la población, hoy “hace agua” como el barco vetusto y mal calafeteado en que se ha convertido, y no pocos funcionarios ya se hacen eco de las carencias, de la imposibilidad de ayudar a todos.

Es entonces el momento de hacer algo y urgente, yo les propongo que cada uno de nosotros apadrine a algún cubano que conozca, a alguien que como esta joven enfermera de Gibara lo ha perdido todo y sigue en su puesto, haciendo honor al juramento más noble del género humano: el hipocrático.

Yo le he propuesto a algunos amigos apadrinarla, enviarle un poco de dinero cada cual y ello podría contribuir a que pueda rehacer su vida. No es necesario hacer publicidad de lo que se done, mientras más directo sea mejor, pues cuando en estas cosas se meten demasiada gente, las cosas empiezan a “malearse”, los funcionarios a bloquear, alguna gente a criticar, entonces es mejor que sea de cubano a cubano, de persona a persona.

La mejor ayuda es la que cada cual pueda hacer al mayor número, la mejor donación, la que llegue al más necesitado.

Hablen con sus familiares en Cuba, indaguen quien en el barrio está más desamparado y cuando envien dinero a casa, diganle a la familia de darle una ayudita a esa persona, por poca que sea será un gesto humano y poco a poco estaremos ayudando a un gran número de personas.

Cuando Cuba no puede contar con más nadie que con los cubanos, es porque ha llegado la hora de ser solidarios y de ser ingeniosos, de ser humanos y de exigirles a todos que nadie se meta, que nadie quiera “administrar” ayudas, pues el pueblo en última instancia, se ayuda solo.


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