Publié par : lettresdemontreal | 5 décembre 2008

Les peuples des Antilles contre la « géopolitique du divorce » IV

Guillen et Roumain

Guillen et Roumain

Les indépendances, le début du divorce intra-caribéen

Cuba obtient son indépendance le 20 mai 1902, comme résultat de deux des guerres indépendantistes en Amérique latine, les plus meurtrières qu’a connu le sous-continent. À Cuba seulement pendant ces deux conflits, l’Espagne avait plus de soldats que dans tous les champs de batailles en Amérique du Sud de 1808 à 1829. La première guerre, celle de 1868 à 1878 avait été déclenchée par Carlos Manuel de Céspedes, un propriétaire foncier et d’esclaves dans l’Est de Cuba. Par son geste il devient le premier président de la République en Armes et sera considéré après et depuis comme le « Père de la Patrie ».

Les contradictions entre criollos et péninsulaires (entre Cubains et Espagnols) avait atteint la limite du supportable pour les Cubains. Cette guerre, appelée la « guerre de 10 ans », va se conclure avec un traité de paix précaire avec les autorités espagnoles. Après quelques essais de reprendre les hostilités durant les 17 ans de trêve, ce n’est qu’en 1895 que commence la « guerre définitive », celle que dirigera José Martí, apôtre de l’indépendance de Cuba.

Deux générations de révolutionnaires-indépendantistes Cubains allaient former l’empreinte politique de l’île pour les prochains 30 ans de la nation cubaine, expérience d’ailleurs qui va se répéter dans la deuxième partie du XXème siècle et jusqu’à nos jours.

Cette deuxième guerre alors, dura trois ans (de 1895 à 1898) et mettra fin à un peu plus de 400 ans de domination espagnole de l’île. C’est l’intervention militaire des États-Unis dans le conflit qui précipite la fin de la guerre. Ce pays avait depuis longtemps l’intention d’acheter ou de l’arracher au pouvoir espagnol, « la clé du golfe », comme était appelée Cuba depuis les temps de la colonie.

James Monroe, deuxième président américain, le 2 décembre 1823 fixe les directives que devait adopter la diplomatie des États-Unis durant le XIXème et le début du XXème siècle. À partir de 1854 ces « lignes directrices » deviennent la « Doctrine Monroe »[1]. Théodore Roosevelt au début du XXème siècle « radicalise » cette doctrine. Il ne prône plus une neutralité absolue de la politique extérieure américaine. Cuba, avec Porto Rico et les Philippines deviennent les premiers objets de la matérialisation de cette politique.

L’immigration à Cuba au XXème siècle

Pendant la première moitié du XXème siècle, et comme résultat du développement de l’industrie sucrière à Cuba, avec notamment des capitaux des États-Unis, le pays commence à recevoir de plus en plus de la main d’œuvre immigrante en provenance des îles de la Caraïbe, et en particulier de l’île voisine d’Haïti, de plus en plus appauvrie et mal gouvernée. Les Haïtiens allaient à l’époque, comme ils le font encore aujourd’hui, en République Dominicaine, pour accomplir les travaux les plus durs de la chaine de production du sucre : la coupe de la canne dans les « cañaverales » – les vastes champs consacrés à la culture de la canne à sucre. Ces hommes devaient accomplir ce labeur sous le soleil implacable des tropiques et avec des conditions de travail qui étaient très peu différentes des celles des esclaves africains aux temps de la colonie espagnole. Les aglomérations d’Haïtiens dans des villages autour des « ingenios » (usines de canne à sucre à type plutôt industriel), comme le furent d’abord ceux des africains, organiserons de façon rudimentaire, mais efficace, leurs rituels, leurs fêtes et leurs associations d’ordre religieux et culturel.

Il se développera néanmoins une relation de plus en plus forte et profonde entre les intellectuels progressistes des deux pays, je vais vous donner quatre exemples en quatre temps.

Les échanges culturels dans la Caraïbe : Cuba-Haïti en quatre temps

1. Jacques Roumain-Nicolás Guillén : Une amitié forgée dans la lutte.

La relation qui uni les deux plus grands écrivains et poètes Haïtien et Cubain de la première moitié du XXème siècle fût une amitié forgée dans les luttes pour des acquis sociaux de ces deux pays de la Caraïbe.

Nicolás Guillén (Camagüey 1902 – La Havane 1989), fût un des plus grands poètes cubains du XXème siècle, métis, fils d’un imprimeur, il fit des études de droit, devint avocat, puis journaliste. Sa poésie parle du métissage qui caractérise la société cubaine, du refus de l’injustice, des relations troubles entre le puisant voisin du Nord et le peuple Cubain, des réminiscences dans la société cubaine qui est contemporaine des préjugés de la colonisation. On lui reconnaît généralement d’avoir inventé, sous l’influence de la négritude francophone et de la « Harlem Renaissance » New-Yorkaise, une poésie d’inspiration africaine et antillaise du nom de « negrismo », tout particulièrement dans ses premiers recueils de 1930 et 1931, « Motivos de Son » et « Songoro Cosongo ». Mais les thématiques afro-cubaines ne sont qu’une période initiale de son œuvre, qui est d’ailleurs plus concentrée dans la question de l’identité cubaine, l’engagement aux côtés des régimes communistes (il fût dès sa jeunesse membre du parti socialiste populaire –communiste – de Cuba et voyagea plusieurs fois dans les pays du bloc de l’Est), mais aussi le rejet de l’impérialisme des États-Unis. En 1937, par exemple il s’engagea auprès des Républicains espagnols, durant la Guerre d’Espagne. Après le coup d’état de Batista, en 1952 il s’exila à Paris, puis après la victoire de Fidel Castro, il revint à Cuba, et fût proclamé poète national en 1961.

Jacques Roumain (Port-au-Prince 4 Juin 1907 – 18 Août 1944), fût sans doute, l’écrivain haïtien le plus important du XXème siècle. Son œuvre Gouverneurs de la Rosée, parue en 1944, est peut-être le roman le plus référencié de la littérature haïtienne contemporaine. Il soulève dans l’imaginaire haïtien, la problématique de la représentation du pays natal. Son sujet fondamental étant la narration de la vision de la nation haïtienne par un voyageur qui, après quinze ans d’absence, revient et découvre le pays dans toute son altérité.

L’Amitié Roumain-Guillén : 1937-1944

Jacques Roumain, après quatre durs séjours en prison dans son pays natal, à cause d’un militantisme qui avait commencé à « inquiéter » le gouvernement haïtien des la fin de 1932, se voit expulser « de facto » et prend le chemin de l’Europe. À Paris en juillet 1937, il fait connaissance avec Nicolas Guillén, avec qui il participe au Congrès des écrivains pour la Défense de la Culture.

Quelques années plus tard et sur le conseil de son médecin, Roumain quitte New York à la fin décembre 1940, pour la Havane, le climat plus doux, la population bienveillante, la proximité d’Haïti, l’amitié de Nicolas et un relatif état démocratique des choses dans l’île[2] l’encouragent à accepter cette proposition. Roumain passe un an à Cuba à travailler avec Nicolas Guillén grâce auquel justement, le manuscrit de « Gouverneurs de la Rosée » a été sauvé. En 1941 il rentre en Haïti, grâce à un changement de régime. En août 1942 il accueille Nicolás Guillén en visite officielle à Port-au-Prince.

2. Alejo Carpentier – Haïti- René Depestre

Alejo Carpentier est né à La Havane[3] en 1904. Son père, d’origine bretonne, et architecte de profession était venu à Cuba avec sa mère, professeur de langues, d’origine russe. Après des études de théorie de la musique en France et d’architecture à Cuba, il se lance dans le journalisme en 1924. En 1927, ayant signé un manifeste contre le despote cubain Gerardo Machado, il est mis en prison pendant sept mois. En 1928, Robert Desnos, poète français, de passage à La Havane, l’aide à s’embarquer pour la France.

Carpentier voyage en Haïti en 1943 et connait des lieux remarquables de ce pays comme le château Sans-Souci, la citadelle La Ferrière, le Cap-Français. Précisément au Cap-Français son futur roman « Le Royaume de ce monde[4] » prend son essor. Carpentier fait une conférence en Haïti au sujet du « réalisme magique » qu’il va développer dans son roman consacré au sujet de l’histoire de ce pays. Un jeune haïtien de 19 ans appelé René Depestre prend connaissance du Cubain, et à partir de cette rencontre va se dérouler une amitié de longues années, source pour Depestre des plus importants engagements littéraires et politiques pendant les prochains 30 ans de sa vie.


[1] Premier principe de trois : « le continent américain doit désormais être considéré comme fermé à toute tentative ultérieure de colonisation de la part de puissances européennes, le second, qui en découle : toute intervention d’une puissance européenne sur le continent américain serait considérée comme une manifestation inamicale à l’égard des États-Unis. En contrepartie, (et troisième) : toute intervention américaine dans les affaires européennes serait exclue. http://fr.wikipedia.org/wiki/Doctrine_Monroe

[2] Il s’agissait de la première période présidentielle de Batista qui se transformera en 1952 grâce à un coup d’État, en une féroce dictature. N. de l’Auteur.

[3] D’autres auteurs disent qu’il est né à Lausanne. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Alejo_Carpentier)

[4] « Le Royaume de ce Monde », Paris : Gallimard (La Croix du sud, 7), 1954

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El Reino de este mundo

El Reino de este mundo


Los pueblos de las Antillas contra la « geopolítica del divorcio » IV


Las independencias, el principio del divorcio intracaribeño

Cuba obtiene su independencia el 20 de mayo de 1902, como resultado de dos de las guerras independentistas de América Latina, de entre las más costosas que conoció el subcontinente. En Cuba solamente y durante estos dos conflictos, España tenía más soldados que en todos los campos de batallas de la Sudamérica de 1808 a 1829. Carlos Manuel de Céspedes había desencadenado la primera guerra, la de 1868 a 1878, era un propietario de plantación y de esclavos en el Este de Cuba. Por su gesto se convierte en el primer Presidente de la República en Armas y se le considerará después y siempre como el « Padre de la Patria« .

Las contradicciones entre criollos y peninsulares (entre cubanos y españoles) habían alcanzado el límite de lo soportable para los cubanos. Esta guerra, llamada la « guerra de 10 años« , concluye con un precario tratado de paz con las autoridades españolas. Después de algunos intentos de reanudar las hostilidades durante los 17 años de tregua, sólo en 1895 es que comienza la « guerra definitiva« , que dirigirá José Martí, el apóstol de la independencia de Cuba.

Dos generaciones de revolucionariosindependentistas cubanos van a conformar la impronta política de la isla durante los próximos 30 años de la nación cubana, experiencia que por otra parte que va a repetirse en la segunda mitad del siglo XX y hasta nuestros días.

Esta segunda guerra entonces, duró tres años (de 1895 a 1898) y pone fin a poco más de 400 años de soberanía española sobre la isla. Es la intervención militar de Estados Unidos en el conflicto la que precipita el final de la guerra. Este país tenía desde hacía tiempo la intención de comprar o de arrancar al poder español, « a llave del Golfo », como se le llamaba a Cuba desde los tiempos de la colonia.

James Monroe, segundo presidente norteamericano, el 2 de diciembre de 1823 fija las directivas que debía adoptar la diplomacia de Estados Unidos durante el siglo XIX y principios del XX. A partir de 1854 estas « directrices » se convierten en la « Doctrina Monroe »[1]. Teodoro Roosevelt a principios del siglo XX « radicaliza » esta doctrina. Ya no se predica más una neutralidad absoluta de la política exterior norteamericana. Cuba, con Puerto Rico y las Filipinas se convierten en los primeros objetivos de la materialización de dicha política.

La inmigración a Cuba en el siglo XX

Durante la primera mitad del siglo XX, y como resultado del desarrollo de la industria azucarera en Cuba, en particular con la entrada masiva de capitales de los Estados Unidos, el país comienza a recibir cada vez más de la mano de obra inmigrante procedente de las islas del del Caribe, y en particular de la vecina isla de Haití, cada vez más empobrecida y mal gobernada. Los haitianos iban a Cuba en esa la época, como lo hacen aún hoy hacia la República Dominicana, para realizar los trabajos más duros de la cadena de producción del azúcar: el corte de la caña en los « cañaverales » – extensos campos consagrados al cultivo de la caña de azucar. Estos hombres debían realizar este trabajo bajo el sol implacable de los trópicos y bajo condiciones de trabajo que eran en muy poco diferentes de las que los esclavos africanos tuvieron en tiempos de la colonia española. Las aglomeraciones de haitianos en los pueblos en torno a los « ingenios » (fábricas de caña de azucar de tipo más bien industrial), como lo fueron en primer lugar de los africanos, organizan de manera rudimentaria, pero eficaz, sus rituales, sus fiestas y sus asociaciones de carácter religioso y cultural.

Se desarrollará sin embargo una relación cada vez más fuerte y profunda entre los intelectuales progresistas de los dos países, voy a darles cuatro ejemplos en cuatro tiempos.

Los intercambios culturales en el Caribe: Cuba- Haití en cuatro tiempos

1. Jacques Roumain – Nicolás Guillén: Una amistad forjada en la lucha.

La relación que unió a los dos mayores poetas y escritores haitiano y cubano de la primera mitad del siglo XX fue una amistad forjada en las luchas por conquistas sociales en estos dos países del Caribe.

Nicolás Guillén (Camagüey 1902 – La Habana 1989), fue uno de los más grandes poetas cubanos del siglo XX, mestizo, hijo de un impresor, hizo estudios de derecho, se volvió abogado, luego periodista. Su poesía habla del mestizaje que caracteriza a la sociedad cubana, trata también de la injusticia, de las relaciones turbias entre el poderoso vecino del norte y el pueblo cubano, de las reminiscencias en la sociedad cubana que le es contemporánea de los prejuicios de la colonia. Se le reconoce por haber inventado, bajo la influencia de la negritud francófona y de la « Harlem Renaissance » newyorkina, una poesía de inspiración africana y antillana llamada « negrismo », muy especialmente en sus primeras publicaciones de 1930 y 1931, de « Motivos de Son » y « Songoro Cosongo ». Pero los temas afrocubanos son tan sólo el período inicial en su obra, que por otra parte se concentra más en la cuestión de la identidad cubana, en su compromiso con los regímenes comunistas (pues fue desde su juventud miembro del Partido Socialista Popular –comunista –de Cuba y viajó varias veces a los países del bloque del Este). También caracteriza su obra la condena al imperialismo de Estados Unidos. En 1937, por ejemplo se comprometió con los republicanos españoles, durante la Guerra Civil española. Después del golpe de Estado de Batista, en 1952 se exila en París, y luego de la victoria de Fidel Castro en 1959 regresa nuevamente a Cuba, donde es declarado poeta nacional en 1961.

Jacques Roumain (Port-au-Prince 4 de Junio de 1907 – 18 de agosto de 1944), fue sin dudas, el escritor haitiano más importante del siglo XX. Su obra Gobernadores del Rocío, aparecida en 1944, es la novela quizás más referenciada de la literatura haitiana contemporánea. En ella plantea para el imaginario haitiano, los problemas de la representación de la tierra natal. Su tema fundamental es la narración, de la visión de la nación haitiana, por un viajero que, después de quince años de ausencia, vuelve a casa y descubre el país en toda su alteridad.

La Amistad Roumain-Guillén: 1937-1944

Jacques Roumain, después de cuatro duras penas en prisión en su tierra natal, causado por un militantismo que había comenzado « a preocupar » al Gobierno haitiano desde finales de 1932, va a ser expulsado « de facto » y toma el camino de Europa. En París en julio de 1937, toma conocimiento con Nicolas Guillén, con quien participa en el Congreso de los escritores en la Defensa de la Cultura.

Algunos años más tarde y por orientación de su médico, Roumain deja Nueva York a finales de diciembre de 1940, por La Habana, donde el clima es más suave, la población acogedora, la proximidad de Haití le entusiasma, la amistad con Nicolas le estimula y finalmente un relativo estado democrático de las cosas en la isla[2] le incitan a aceptar esta propuesta. Roumain pasa cerca de un año en Cuba trabajando con Nicolas Guillén quien precisamente, salvó el manuscrito de « Gobernadores del Rocío ». En 1941 vuelve a entrar a Haití, gracias a un cambio de régimen. En agosto de 1942 acoge a Nicolás Guillén en visita oficial en Puerto Principe.

2. Alejo Carpentier –Haiti – René Depestre

Alejo Carpentier nació en La Habana [3]en 1904. Su padre, de origen bretón, y arquitecto de profesión había venido a Cuba con su madre, profesora de idiomas, de origen ruso. Después de estudios de teoría de la música en Francia y de arquitectura en Cuba, se inicia en el periodismo en 1924. En 1927, habiendo firmado un manifiesto contra el déspota cubano Gerardo Machado, cae en prisión durante siete meses. En 1928, Robert Desnos, poeta francés, de paso por La Habana, le ayuda a embarcarse para Francia.

Carpentier viaja a Haití en 1943 y entra en contacto allí con lugares notables de este país como el castillo Sans-Souci, la ciudadela La Ferrière, el Cabo-Francés. Precisamente es en Cabo-Francés que su futura novela « El Reino de este mundo [4] » se inicia. Carpentier hace una conferencia en Haití sobre el concepto del « realismo mágico » que va a desarrollar en su novela, consagrada a la historia de ese país. Un joven haitiano de 19 años llamado René Depestre asiste a la conferencia del cubano y a partir de ese encuentro va a desarrollarse una amistad por muchos años, fuente para Depestre de los más importantes compromisos literarios y políticos durante los próximos 30 años de su vida.

Continuará


[1]Primer principio de tres: « el continente americano debe en adelante considerarse cerrado a toda tentativa posterior de colonización por parte de potencias europeas, el segundo, que se deriva de aquel: « se consideraría toda intervención de una potencia europea en el continente americano como una manifestación hostil respecto a los Estados Unidos. Como contrapartida, (y tercero): se excluiría toda intervención norteamericana en los asuntos europeos. http://fr.wikipedia.org/wiki/Doctrine_Monroe En francés.

[2]Se trataba del primer período presidencial de Batista que se transformará en 1952 gracias a un golpe de Estado, en una salvaje dictadura. N. del Autor.

[3]Otros autores dicen que nació en Lausane (http://fr.wikipedia.org/wiki/Alejo_Carpentier)

[4] » El Reino de este Mundo « , Paris: Gallimard (la Cruz del sur, 7), 1954


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