Publié par : lettresdemontreal | 4 janvier 2009

Les peuples des Antilles contre la « géopolitique du divorce » V final

renedepestre

3. René Depestre-Révolution cubaine: Des relations idylliques des années 60 jusqu’à l’affaire Padilla et l’ostracisme des années 70.

René Depestre, est un poète et écrivain haïtien né le 29 août 1926 à Jacmel en Haïti. Il publie en 1945 ses premiers vers dans le recueil Étincelles. Depestre n’avait que 19 ans et sa poésie était influencée par le « réalisme magique » d’Alejo Carpentier, que j’ai mentionné précédemment. Engagé dans la vie politique de son pays, il est incarcéré puis doit s’exiler pour la France, où il s’initia à la Négritude et à a lutte anticolonialiste. Expulsé de France, il se refugie en Tchécoslovaquie où il commence à expérimenter un processus de désenchantement du « socialisme réel » étatique. Il passe en 1952 à Cuba, invité par Nicolas Guillén, où le gouvernement dictatorial de Batista l’expulse aussi du pays.

En 1959, invité par Che Guevara il arrive à Cuba où il participe à la fondation de Casa de las Americas, (la maison d’édition – fleuron du renouveau culturel et littéraire de la révolution cubaine), et aussi travaille pour le Ministère des affaires étrangères cubain, pour l’Imprimerie nationale et le Conseil national de la culture. Depestre inaugure les émissions de Radio-Habana-Cuba en créole, ce qui lui fait dire dans un documentaire récent, que cela lui faisait se sentir comme en Haïti, participant activement à la vie politique de son pays natal.

Bouleversé par ce qui était arrivé à plusieurs écrivains et créateurs cubains à partir de 1968, année de la radicalisation soviétisante des dirigeants cubains, et notamment lors de l’affaire Padilla qui ressemblait beaucoup aux purges staliniennes des années 30 et 50 en ex-URSS, Depestre commence à s’éloigner des attitudes extrémistes de ces compagnons cubains. À partir de 1971 il est déjà mal vu aux cercles du pouvoir de La Havane, et il commence à être ostracisé. C’est n’est qu’en 1978, et grâce à de vieilles amitiés et à des années de pèlerinage, qu’il réussit à quitter Cuba.

Depestre définie sa relation avec la Cuba d’aujourd’hui, dans un entretien qu’il a soutenu avec la journaliste Ghila Sroka.[1]

À la question : « Aujourd’hui, que ressentez-vous quand vous avez des échos de Cuba ? », Depestre répond :

«  Un sentiment de peine, comme une profonde tristesse. Cuba a consenti et consent toujours, depuis près de 35 ans, à de nombreux sacrifices, mû par la certitude de se sortir tôt ou tard de l’auberge de la pauvreté, de la misère, de l’analphabétisme, bref, de tous les maux propres aux pays sous-développés. Tout cela pour finalement se retrouver avec la situation actuelle du peuple cubain; c’est déplorable, et il est extrêmement douloureux de le constater. On peut parler d’un échec historique de la révolution… Le parti communiste cubain, dans son travail quotidien auprès des masses, a adopté les mêmes méthodes qui ont conduit le communisme à sa perte. La notion même de parti est une notion pseudo-religieuse. Le système communiste s’apparente à un ordre religieux ou chevaleresque. »

Il prépare un livre de fiction qui s’intitulerait: « Cuba : service après naufrage », une sorte de chronologie romancière de « tous les événements dont j’ai été témoin, sans tomber dans le règlement de comptes avec Castro et les Cubains. Simplement une recherche de la vérité à travers l’écriture ». On l’attend avec impatience, parce que Depestre continue à être l’intellectuel haïtien le mieux informé de Cuba.

4. Frantz Voltaire-Rigoberto López : Les liens entre les Haïtiens de la Diaspora québécoise et les Cubains de l’île.

En 2004 et pendant la Fiesta del Fuego[2] (la Fête du Feu) à Santiago de Cuba j’ai fais la connaissance d’un homme qui va marquer ma vie[3]: Frantz Voltaire, Haïtien résidant à Montréal et qui depuis 25 ans est le directeur du CIDIHCA (Centre International de la Documentation d’Information Haïtienne, Caribéenne et Afro-Canadienne)

Écrivain, historien, économiste, sociologue, éditeur, réalisateur[4], acteur communautaire, conseiller politique des présidents de son pays, Voltaire est l’exemple de l’intellectuel engagé, mais pas avec une tendance politique quelconque, son engagement a toujours été avec ceux et celles qui constituent le tronc de la nation haïtienne : son peuple, que ce soit en Haïti ou dans la grandissante diaspora haïtienne en Amérique du Nord et ailleurs. Il connaît d’ailleurs très bien l’Amérique latine, Voltaire a fait des études au Chili à l’époque de l’Unité Populaire, sous le président Salvador Allende, il connaît très bien l’histoire des derniers 50 ans de ce sous-continent, parce qu’il l’a vécu dans sa propre peau.

Sa relation avec Rigoberto Lopez, réalisateur cubain, notamment du film « Roble de Olor », est de longue date. Voltaire fait en 2000 avec lui le documentaire de 52 minutes « Port-au-Prince, ma ville », un portrait réaliste de Port-au-Prince, vue comme une ville assiégée, victime de surpopulation, de dégradation écologique et d’un manque d’infrastructures urbaines. Ce documentaire obtient le prix « Cora Coralina ».

Rigoberto lui-même dans un entretien que j’ai fait en 2004, dit de Voltaire : « Frantz Voltaire est une sorte d’homme de la renaissance caribéenne, un homme qui dans son envie de promouvoir pour Haïti et les Caraïbes un espace de reconnaissance dans le monde est capable d’effectuer les taches les plus différentes dans ce qui est de la promotion culturelle. C’est un intellectuel réellement brillant, un homme qui connaît les difficultés de l’histoire haïtienne, qui comme nous le savons est une histoire très tourmentée, pleine de péripéties dramatiques et de nombreuses fois drastiques ».

Pour la culture cubaine, pour Rigoberto, ce lien est une alternative porteuse d’avenir. L’intégration caribéenne et latino-américaine tant déclarée par les politiciens et souhaitée par les peuples ne réussira que si elle se fait dans le respect de la différence de tous et chacun, dans la nécessaire intégration des efforts et des talents, dans la libre évolution et le développement des idées créatives.

Voltaire incarne à mon avis, le type d’intellectuel le plus nécessaire des diasporas caribéennes dans le monde du Nord, ces hommes qui ont su donner un sens véritablement « nourricier » à leur éloignement de la terre natale, et pas seulement pour les ressortissants de son pays, dans son cas Haïti, mais aussi et surtout pour tous ceux qui cherchent à mieux comprendre leur insularité, leur latinité, leur tiers-mondisme, leurs mondes religieux, leurs traditions, leurs identités tourmentées, dans le contexte d’une globalisation sauvage qui arrive à un point tournant.

Frantz Voltaire continue son action quotidienne, il a en préparation d’édition pour l’année 2009-2010, une « Histoire des noirs du Québec » de sa plume, et plusieurs autres projets où les cultures de la Caraïbe sont à l’honneur et le Québec et le Canada les lieux où cela se passe. Nous y reviendrons.

Conclusion

Depuis 1555 quand Jacques de Sores occupa et incendia La Havane, en passant par les grandes émigrations de la fin du XVIIIème et début du XIXème siècles des colons français et leurs esclaves domestiques de Saint-Domingue, et en continuant par les aussi grandes émigrations des Haïtiens surtout aun début du XXème siècle, les relations entre les peuples hispanophones et francophones dans la Caraïbe, et notamment à Cuba et en Haïti, ont été difficiles mais fraternelles, contradictoires, mais complémentaires.

Le XXIème siècle n’augure pas des meilleurs développements. Haïti fond dans le chaos de la gouvernance impraticable et de l’occupation étrangère. Cuba à son tour vit la « fin de règne » d’une utopie qui est devenue cauchemar pour son peuple, dû à l’entêtement d’un gouvernement « révolutionnaire » qui se maintient au pouvoir sans conteste possible depuis 50 ans. Des phénomènes naturels tels que les ouragans ne font qu’empirer la situation, le changement climatique au niveau planétaire, pose des sérieuses questions de viabilité écologique, économique et sociale pour les peuples des îles de la Caraïbe. Entretemps les îles de cette « Méditerranée américaine » continuent à être, comme le furent depuis 1492, d’un fort intérêt stratégique et économique pour les grandes puissances régionales, et mondiales.

Un nouvel espoir s’ouvre néanmoins avec une nouvelle mentalité qui surgit dans l’hémisphère américain. Une nouvelle approche désidéologisée et solidaire s’impose pour sauver un héritage culturel et sociétal qui mérite d’être conservé et développé. Les diasporas des îles dans l’Amérique du Nord et dans d’autres coins du monde ne cesseront pas d’y contribuer, parce que le sens identitaire des gens de la Caraïbe est, et restera, fort, et parce que les peuples hispanophones et francophones de ces îles continueront à contrer la « géopolitique du divorce » que l’on veut nous imposer.


[1] « Haïti dans tous nos rêves », Entrevue avec René Depestre, réalisée le 24 sept 1997, par Ghila SROKA, http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/depestre_tribune.html

[2] Il s’agit de la célébration la plus importante des cultures de la Caraïbe qui a lieu tous les ans à Cuba.

[3] J’ai l’honneur de faire partie de son équipe d’édition au CIDIHCA.

[4]Autres réalisations documentaires de Frantz Voltaire: « Les Chemins de la mémoire », prix de l’ONF, « Le pèlerinage de Thumassin », de Frantz Voltaire et Didier Beni; « Au nom du père »; et « Musique Maestro ».

__________________________________________________________________________________________

Los pueblos de las Antillas contra la « geopolítica del divorcio » V y final

portoprens-se-pam

3. René Depestre-Revolución cubana: De las relaciones idilicas de los años 60 hasta el caso Padilla y el ostracismo de los años 70.

René Depestre, es un poeta y escritor haitiano nacido el 29 de agosto de 1926 en Jacmel, Haití. Publica en 1945 sus primeros versos en la recopilación Étincelles. Depestre tenía tan sólo 19 años. Su poesía fue influida sobre por el “realismo mágico” de Alejo Carpentier. Militante de izquierda en la vida política de su país, es encarcelado luego debe exiliarse en Francia, donde se inició en la Négritude y la lucha anticolonialista. Expulsado de Francia, se refugia en Checoslovaquia donde comienza a experimentar un proceso de desencanto del “socialismo real” oficial. Viaja en 1952 a Cuba, invitado por Nicolas Guillén, dónde el Gobierno dictatorial de Batista lo expulsa también del país.

En 1959, invitado por el Che Guevara llega a Cuba donde participa en la fundación de Casa de las Americas, (casa de edición emblemática del renacimiento cultural y literario de la revolución cubana), y también trabaja para el Ministerio de Relaciones Exteriores cubano, para la Imprenta nacional y el Consejo Nacional de cultura. Depestre inaugura las emisiones de Radio-Habana-Cuba en créol, lo que le hace decir en un documental reciente, que eso le hacía sentirse como en Haití, participando activamente en la vida política de su tierra natal.

Trastornado por lo que le había ocurrido a varios escritores y creadores cubanos a partir de 1968, año de la radicalización sovietizante de los dirigentes cubanos y en particular, el caso Padilla que se asemejaba demasiado a las purgas estalinistas de los años 30 y 50 en la antigua URSS, Depestre comienza a alejarse de las actitudes extremistas de sus camaradas cubanos. A partir de 1971 ya es muy mal visto en los círculos de poder de La Habana y comienzan condenarle al ostracismo. No es hasta 1978 y gracias a viejas amistades de sus años de peregrinaje, que consigue abandonar Cuba.

Depestre define su relación con la Cuba de hoy, en una entrevista que dió a la periodista montrealense Ghila Sroka. [1]

A la pregunta: ¿ »Qué experimenta hoy cuándo recibe noticias de Cuba? », Depestre responde:

“Un sentimiento de dolor, como una profunda tristeza. » Cuba ha hecho y hace siempre, desde hace cerca de 35 años, numerosos sacrificios, llevada por la certeza de salir más temprano que tarde del abrazo de la pobreza, de la miseria, del analfabetismo, en resumen, de todos los males consustanciales a los países subdesarrollados. Todo eso para para encontrarse finalmente con la situación actual del pueblo cubano; es deplorable, y es extremadamente doloroso constatarlo. Se puede hablar de un fracaso histórico de la revolución… El partido comunista cubano, en su trabajo diario con las masas, adoptó los mismos métodos que condujeron el comunismo a su pérdida. El concepto mismo de partido es un concepto pseudoreligioso. El sistema comunista se semeja a una orden religiosa o caballeresca.”

Depestre prepara un libro de ficción que se titulará: “Cuba: servicio después del naufragio”, una especie de cronología novelesca de “todos los acontecimientos de los cuales fui testigo, sin caer en un arreglo de cuentas con Castro y los cubanos. Simplemente una búsqueda de la verdad a través de la escritura.” Puedo decir que se le espera con impaciencia, porque Depestre sigue siendo el intelectual haitiano mejor informado sobre Cuba.

4. Frantz Voltaire-Rigoberto López: Los vínculos entre los haitianos de la Diáspora de Quebec y los cubanos de la isla.

En 2004 y durante la Fiesta del Fuego [2] en Santiago de Cuba conozco a un hombre que va a jugar un papel importante en mi vida actual[3]: Frantz Voltaire, haitiano residente en Montreal y que desde hace 25 años es el director del CIDIHCA (Centro Internacional de la Documentación y de la Información Haitiana, Caribeña y afro-canadiense)

Escritor, historiador, economista, sociólogo, editor, realizador[4], influyente actor comunitario, consejero político de los presidentes de su país, Voltaire es el ejemplo del intelectual comprometido, pero no con una tendencia política determinada, su compromiso ha sido siempre con los que constituyen el tronco de la nación haitiana: su pueblo, tanto en Haití como en la creciente diáspora haitiana en Norteamérica y en otros lugares, por otra parte, conoce muy bien América Latina, Voltaire hizo estudios en Chile en la época de la Unidad Popular, bajo el presidente Salvador Allende, él conoce muy bien la historia de los últimos 50 años de este subcontinente, porque los ha vivido en su propia piel.

Su relación con Rigoberto López, realizador cubano, en particular, del filme “Roble de Olor”, es de vieja data. Voltaire hizo en el 2000 con él el documental de 52 minutos “Puerto Principe mío”, un retrato realista de Port-au-Prince, visto como una ciudad asediada, víctima de la superpoblación, de la degradación ecológica y de una falta crónica de infraestructuras urbanas. Este documental obtuvo el premio Cora Coralina.

Rigoberto en una entrevista que le hice en el año 2004, me dijo de Voltaire: “Frantz Voltaire es de esa clase de hombres del renacimiento caribeño, un hombre que en su deseo de promover para Haití y el Caribe un espacio de reconocimiento en el mundo es capaz de efectuar las tareas más diversas en el campo de la promoción cultural. Es un intelectual realmente brillante, un hombre que conoce las dificultades de la historia haitiana, que como todos saben es una historia muy atormentada, llena de aventuras dramáticas y muchas veces drásticas.”

Para la cultura cubana, para Rigoberto, este vínculo es una alternativa portadora de futuro. La integración caribeña y latinoamericana tan declarada por los políticos y deseada por los pueblos sólo podrá tener éxito si se hace en el respeto de la diferencia de todos y cada uno, en la necesaria integración de los esfuerzos y talentos, en la libre evolución y el desarrollo de las ideas creativas.

Voltaire personifica en mi opinión, el tipo de intelectual más necesario de las diásporas caribeñas en el mundo del Norte, estos hombres que supieron dar un sentido verdaderamente “nutritivo” a su alejamiento del terruño, y no solamente para los nacionales de su país, en su caso Haití, sino también y sobre todo, a todos los que pretenden comprender mejor su insularidad, su latinidad, su tercer-mundismo, sus mundos religiosos, sus tradiciones, sus atormentadas identidades, en el contexto de una globalización salvaje que llega a un punto de viraje.

Frantz Voltaire continua con su rutina, tiene ahora en preparación de edición para el año 2009-2010, una “Historia de los negros de Québec de su pluma, y varios otros proyectos donde las culturas del Caribe serán honradas y donde Québec y el Canadá serán los lugares donde ello tiene lugar.

Conclusión

Desde 1555 cuando Jacques de Sores ocupó e incendió La Habana, pasando por las grandes emigraciones hacia Cuba de finales del siglo XVIII y principios del XIX de colonos franceses y sus esclavos domésticos de Santo Domingo, y continuando por las grandes emigraciones de haitianos, en particular a principios del siglo XX, las relaciones entre los pueblos hispanoparlantes y francófonos en el Caribe y en particular, entre Cuba y Haití, han sido difíciles pero fraternales, contradictorias, pero complementarias.

El siglo XXI no prevée una mejor evolución. Haití se hunde en el caos de una gobernabilidad impracticable y la ocupación extranjera. Cuba a su vez vive el “fin de reino de una utopía que se convirtió en pesadilla para su pueblo, debido a la terquedad de un Gobierno “revolucionario” que se mantiene en el poder, de manera incuestionable, desde hace ya 50 años. Los fenómenos naturales como los huracanes no hacen sino empeorar la situación, el cambio climático a nivel planetario, plantea serias cuestiones de viabilidad ecológica, económica y social para los pueblos de las islas del del Caribe. Mientras tanto las islas de este “Mediterráneo americanosiguen siendo, como lo han sido desde 1492, de un fuerte interés estratégico y económico para las grandes potencias regionales y mundiales.

Una nueva esperanza se abre paso sin embargo con una nueva mentalidad que surge en el hemisferio americano. Un nuevo enfoque desideologizado y solidario se impone para salvar una herencia cultural y societal que merece conservarse y desarrollarse. Las diásporas de las islas en Norteamérica y en otras partes del mundo no dejarán de contribuir, porque el sentido idéntitario de la gente del Caribe es, y seguirá siendo fuerte y porque los pueblos hispanoparlantes y francófonos caribeños seguirán contradiciendo la “geopolítica del divorcio que se quiere imponernos.


[1] » Haití en todos nuestros sueños « , Entrevista con René Depestre, realizado el 24 siete 1997, por Ghila SROKA, http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/paroles/depestre_tribune.html

[2]Se trata de la celebración más importante de las culturas del del Caribe que tiene lugar todos los años en Santiago de Cuba.

[3]Me complace formar parte del equipo de edición del CIDIHCA.

[4]Otras realizaciones documentales de Frantz Voltaire son: “Los caminos de la memoria”, premio del ONF, “El peregrinaje de Thumassin, de Frantz Voltaire y Didier Beni; “En nombre del padre”; y “Música Maestro.


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories

%d blogueurs aiment cette page :