Publié par : lettresdemontreal | 9 mars 2009

Nous tuer d’ennui

Cuba exhausta

Cuba exhausta

Les récentes destitutions (à Cuba nous appelons ce processus « la tronadera ») de ministres à Cuba, en particulier celles des deux principaux acolytes du régime : Carlos Lage et Felipe Pérez Roque, nous ont fait bâiller d’ennui. Les purges des hautes figures du gouvernement de Cuba aujourd’hui, comme dans le passé, et dans le Bloc de l’Est, font parties du « paysage » totalitaire et soit disant « socialiste ».

Interpréter les propos d’un autocrate ou d’un clan d’autocrates peut être aussi risqué que de lire le destin avec les cartes, deviner au moyen des coquillages (selon la tradition africaine et afro-cubaine) ou de le faire avec le Tarot. Même si nous essayons de rationaliser, il faut reconnaître que pour les questions de politique autocratique nous serons toujours dans le domaine miné de l’irrationnel.

Je comprends que beaucoup de Cubains en exil « se cassent la tête » en essayant de déchiffrer la signification de ces purges, de ces « changements », d’une junte militaire qui à chaque jour qui passe se renforce de plus en plus dans les postes clef de l’administration de la société cubaine. En vain, parce que derrière la façade « d’activité frénétique » il n’y a rien. Il y a oui, un vide d’idées, de stratégies, de volonté d’améliorer la chance des Cubains.

Il y a en effet aussi une autre volonté, celle de garder le pouvoir, celle de jouer à des « petits jeux » géopolitiques, afin de continuer à profiter des alliés de circonstance. Celle de continuer à promettre au peuple un « futur lumineux », dans un monde de crise économique globalisée, ayant comme seul soutien réel pour la matérialisation d’une telle politique les « magouilles » mentionnés ci-haut. L’exploitation de l’émigration cubaine, à travers les envois d’argent taxés à prix fort, est un autre moyen. L’idée gargantuesque qu’un conciliateur gouvernement d’Obama ouvrira les portes de ses banques aux petits requins affamés de l’économie « d’État » cubaine en est une autre, et pire encore, l’espoir le plus rocambolesque du Castrisme : celui d’attendre que le Club de Paris nous « pardonne » la dette milliardaire avec ce groupe de pays et de créanciers internationaux.

Le vas et viens des Castros nous fatigue, nous fait bâiller, nous comble d’ennui. Ces messieurs prétendent « faire tourner la planète » à leur convenance et eux ils ne veulent pas voir qu’on ne vit pas des gloires passées et qu’encore ces gloires deviennent opaques et sèches à force de manquer tant la cible.

Ils me rappellent de plus en plus et à chaque fois ces têtus, aux pauvres vétérans de tant de guerres, qui victimes du syndrome guerrier, marchent inconscients dans leur manie de grandeur, avec des uniformes tabassés, puants, des êtres délirants, chargés de médailles, qui cherchent tous excités quelqu’un ou quelque chose, en implorant que les choses retournent à l’ordre précédent, au cours perdu, à leur « normalité ».

Ils ne comprennent pas que leur heure est déjà passée, qu’ils ont perdu leur train, qu’on les a « fait descendre » par force et au milieu du chemin, parce qu’ils ont continué en passagers clandestins après leur arrêt.

Ils ne comprennent pas que le train est parti sans retour et que le temps qu’ils feront perdre à ceux qu’ils retiennent derrière eux, en portant leurs ballots lourds et sans avenir, est proportionnel au dédain et à la condamnation que ses figures pathétiques obtiendront de l’histoire.

Ceux parmi nous qui sommes déjà libres de ce lest dans nos vies, les nouvelles du gouvernement de La Havane nous ennuient. Nos compatriotes dans l’île, ces nouvelles les mettent en fureur, ils se taisent et continuent « à avaler ». Mais il n’y a pas pire bouillon de la culture de la violence que la sourde clameur d’un peuple qui se réveille d’une tromperie.

Cuba mérite un meilleur destin, nous tous coïncidons dans cela, sauf deux fils d’un soldat galicien qui a combattu les mambises et qui a fait sa fortune sur la sueur des macheteros haïtiens. Un pommier ça donne des pommes.

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Matarnos de aburrimiento

Las recientes destituciones (en Cuba llamamos a este proceso « tronadera ») de ministros en Cuba, en particular las de los dos principales acólitos del régimen : Carlos Lage y Felipe Pérez Roque, nos han hecho bostezar de tedio. Las purgas de las altas figuras del gobierno de Cuba hoy, como en el pasado en la misma isla, y en el Bloque del Este, forman parte del “paisaje” totalitario y mal llamado “socialista”.

Interpretar los designios de un autócrata o de un clan de autócratas puede ser tan arriesgado como leer el destino en las cartas, adivinar mediante los caracoles o hacerlo por el Tarot. Aunque tratemos de racionalizar, deberemos reconocer que en cuestiones de política autocrática siempre estaremos en el campo minado de lo irracional.

Yo comprendo que muchos cubanos en el exilio “se rompan la cabeza” tratando de descifrar el significado de estas purgas, de estos “cambios”, de una Junta militar que cada día que pasa se afianza más y más en los puestos claves de la administración de la sociedad cubana. En vano, pues detrás de la fachada de “frenética actividad” no hay nada. Hay sí, un vacío de ideas, de estrategias, de voluntad de mejorar la suerte de los cubanos.

Hay sí también, otra voluntad, la de mantenerse en el poder, la de jugar a “jueguitos” geopolíticos con el fin de seguir esquilmando a aliados de circunstancia, la de continuar prometiendo al pueblo un “futuro luminoso”, teniendo como único sustento real para la materialización de tal política, en un mundo por demás, de crisis económica globalizada, las “marañas” antes mencionadas, más la explotación de la emigración cubana, a través de las remesas esquilmadas, a través de la ilusa idea de que un gobierno de Obama conciliador le abrirá las puertas de sus arcas a los tiburoncitos hambrientos de la economía “estatal” cubana y aún a través de las más ilusa de las esperanzas castristas: la de esperar que el Club de Paris nos “perdone” la miles de veces millonaria deuda con ese grupo de países y acreedores internacionales.

La cantaleta de los Castros nos cansa, nos fatiga, nos colma de tedio. Pretenden estos señores hacer girar el planeta a su conveniencia y no quieren ver que de las glorias pasadas no se vive y que aún ellas se hacen opacas y mustias a fuerza de errar tanto.

Me recuerdan cada vez más estos empecinados, a los pobres veteranos de tantas guerras, que victimas del síndrome guerrero, se pasean inconcientes en su manía de grandeza, con uniformes raídos, malolientes, delirantes, cargados de medallas, buscando excitados a alguien o a algo, implorando incluso que las cosas vuelvan al orden precedente, al curso perdido, a la “normalidad”.

No comprenden que su hora ya pasó, que perdieron el tren, que les “bajaron” a la fuerza y a mitad del camino, pues siguieron de polizontes después de la parada que les tocaba por el “ticket” que habían comprado y que no honraron.

No comprenden que el tren partió sin regreso y que el tiempo que harán perder a quienes aún retienen detrás de ellos, portando sus fardos pesados y sin futuro, es proporcional al desprecio y la condena que sus patéticas figuras obtendrán de la historia.

A los que somos ya libres de ese lastre en nuestras vidas, nos aburren las noticias del gobierno de La Habana, a nuestros compatriotas en la isla, ellas les enfurecen, callan y siguen “tragando”, pero no hay peor caldo de cultivo de la violencia que el clamor sordo de un pueblo que despierta de un engaño.

Cuba merece un mejor destino, todos coincidimos en ello, salvo dos hijos de un soldado gallego que combatió a los mambises y que hizo su fortuna sobre el sudor de macheteros haitianos. De tal palo, tales astillas.



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