Publié par : lettresdemontreal | octobre 30, 2009

Une nueva etapa de Lettres de Montréal

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Comienza una nueva etapa en la vida de este blog, junto con artículos que irán saliendo de las entrañas de 44 años de experiencia cubana, mas casi dos de canadiense, van a aparecer desde ahora otros de un carácter diferente, esta vez del campo de la traductología, una disciplina que estudio actualmente a nivel de maestría y sobre la cual tengo mucho que decirles. Vaya entonces aquí este primer texto donde Borges es la estrella y sean siempre bienvenidos vuestros comentarios.

Commence une nouvelle étape dans la vie de Lettres de Montréal. Ensemble avec les articles qui apparaitront, « sorties des tripes » de 44 ans d’expérience cubaine, plus presque deux de celle canadienne, vont apparaître d’autres à partir de maintenant mais d’un autre caractère, cette fois-là il s’agit du champ de la traductologie, une discipline que j’étudie actuellement au niveau de maîtrise et sur laquelle j’ai beaucoup à vous dire. Voici ce premier texte alors où Borges est le « star » et vos commentaires seront toujours les bienvenus.

Texte: Ryan Fraser, “Past Lives of Knives: On Borges, Translation, and Sticking Old Texts”, in TTR, vol.17, no.1, 2004, pp.55-80.

Raúl Ernesto Colón Rodríguez
Université d’Ottawa

Parler de Borges pour un latino-américain, comme c’est mon cas, même s’il s’agit d’un compte rendu critique de lecture, semble toujours une tâche complexe et délicate. Complexe parce que Borges est en soi même l’un des meilleurs exemples d’une pensée complexe dans notre sous-continent, avec toutes les nuances que cela implique; délicate parce que lui-même fut souvent l’objet des critiques aigres d’un ou de l’autre bord de la vie sociale et politique latino-américaine. Il s’avère indispensable alors de prendre partie, et moi je prends partie du côté de Borges, dans son ineffable clarté méridienne vis-à-vis des autres. Deux exemples et je passe au sujet : à une question sur les communistes, il répond : « Je ne peux pas être d’accord avec une théorie qui prêche la domination de l’État sur l’individu. »; à une autre question sur les militaires argentins, il répond : « Les militaires argentins sont complètement fous…La réalité est bien plus terrible : ces « disparus » ont été séquestrés, torturés et assassinés. C’est un film qui finit très mal. »[1]  On n’a pas besoin de commentaires.

Fraser dans son texte analyse Borges d’après surtout une optique de la traduction et en particulier d’après l’histoire de la collaboration qu’a eue le traducteur états-unien Di Giovanni avec Borges, dans les dernières années de la vie du poète et écrivain argentin.  Le constat que Fraser nous fait du « nihilisme » de Borges est un point intéressant de départ. Dans sa maturité Borges veut se faire oublier, il est fatigué d’être lui-même. Il récrit mille et un fois ses textes dans une recherche de permanente actualisation, mais aussi d’autosuppression. Borges joue avec les sources, avec les conventions, avec tout ce qui est « établi » et derrière tout cela il y a une pensée que Fraser décrit, mais qu’il n’identifie pas : « there is nothing new under the sun », c’est le message de l’Ecclésiaste, du roi Salomon[2], ce livre biblique de sagesse impuissante et pessimiste que Borges d’ailleurs semble incarner tellement bien dans notre XXème siècle latino-américain, et qui lui couta l’anathème des utopistes furieux de son entourage intellectuel.

Le souci obsessif de Borges pour l’amélioration d’un texte, c’est dû aussi à son érudition, au fait qu’il se retrouve « mieux exprimé » dans les textes des autres, donc logiquement dans la traduction il trouvera un outil de renouvèlement qui n’a pas besoin de justification. Il y trouvera même la possibilité de récrire l’original, quand la traduction lui propose des coupures ou quand il écrit l’original d’après ce qu’il a pensé dans l’autre langue. L’image lui provient de cette possible traduction qui est en fait (elle se produit dans le cerveau du même Borges) en partie l’original. Il est curieux de constater dans ce contexte que Borges tout en reconnaissant les vertus de la langue espagnole, critique son usage. Dans une conversation avec Neruda et jouant à s’épater l’un à l’autre, Neruda lui dit : « On ne peut pas écrire en espagnol. » Borges lui a répondu : « Vous avez raison, c’est pour cela que personne n’a jamais écrit en cette langue. » Alors, Neruda suggéra : « Pourquoi ne pas écrire en anglais ou en français ? – Bon, (répond Borges) mais sommes-nous sûrs que nous méritions d’écrire dans ces langues ? ». Alors ils ont décidé qu’il fallait se résigner à continuer d’écrire en espagnol.[3]  Il y a ici une intertextualité[4] qui mériterait un développement à part. Borges à mon avis fait allusion au fait que l’espagnol est au moment où il parle dans un état de retard (vis-à-vis d’autres langues, et donc des cultures) par les produits de réflexion que ses détenteurs offrent. Il serait, parmi peu d’autres, l’exception qui confirme la règle.  Il y a un coté de Borges plus complexe encore et difficile de compréhension qui est son antihistoricisme. Fraser nous le fait voir à travers les fragments de ses conversations avec Antonio Carrizo, l’aspiration de Borges à un monde dépourvu d’un historicisme castrateur est quelque part aussi le reflet (à l’inverse) des aspirations utopiques de son époque. Anarchisme (influence de son père), éthique nazie (influence de Jünger), ce sont tous des éléments qu’il faut tenir en compte quand on analyse l’œuvre de Borges, parce que lui, il est allé chercher ce qu’il y avait de plus avancé ou reculé dans son époque. Il a consciemment voulu travailler avec les ingrédients de son temps, tel un alchimiste de la contemporanéité, toujours à la recherche de la pierre philosophale. Borges a aussi demandé d’être considéré « davantage pour ce qu’il n’a pas écrit que pour ce qu’il a écrit. C’est-à-dire, pour ce qu’il a gommé et qui se retrouve entre les lignes »[5].

Il semble claire que la collaboration d’un Di Giovanni-traducteur-recréateur avec un Borges-auteur qui ne veut plus l’être, et qui devient co-auteur de son propre œuvre, en fut une exceptionnelle. Peut-être ont-t-ils dépassés les limites du tolérable aujourd’hui? Sûrement, mais c’est toujours dans le laboratoire que les nouvelles formules voient le jour. Di Giovanni et Borges ont fait une magnifique représentation de ce qui peut être une autre forme de concevoir l’écriture et la traduction, pourquoi pas?

Notes:


[1] Les deux questions sont posées à Borges par Ramon Chao, lors d’une entrevue pour Le Monde Diplomatique. Voir : http://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/15501
[2] La paternité de ce texte attribué à Salomon est contestée par la critique contemporaine qui considère que l’Ecclésiaste fut écrit plutôt « aux alentours de 250 avant Jésus Christ par un intellectuel non-hellénisé appartenant au milieu du Second Temple de Jérusalem ». Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ecclésiaste
[3] Voir : http://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/15501
[4] L’intertextualité d’ailleurs est une permanente dans l’œuvre de Borges.
[5] Voir : http://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/15501

Publié par : lettresdemontreal | octobre 12, 2009

Dia de la Hispanidad – 2009

CristobalColonHabana

Es 12 de octubre y Radio-Canadá en francés nos deleita desde Montreal, con una muy pertinente selección de música que honra la Hispanidad. Victoria Abril canta maravillosos arreglos de canciones de Aznavour a lo flamenco, Vangelis “nos mete en la cabeza”  la imagen de Depardieu interpretando a Cristóbal Colón a la hora del desembarco en San Salvador-Guanahaní, hincando las rodillas en la arena, para agradecer a su dios cristiano o judío, quien sabe a estas alturas…

Nunca me he sentido tan satisfecho de ser heredero de la tradición española. Ella constituye la mayor parte de mi “ADN”, pero culturalmente es tan solo la mitad (esta lo africano y sobretodo lo mestizo en mi cultura cubana de origen) En Cuba, como en otros pueblos latinoamericanos “enfebrecidos” en el cultivo del odio y el frenesí, lo español se denigra, se oculta, se ignora o se arrincona.

La afirmación de lo autóctono, de lo indígena, de lo africano o mestizo no pasa por la negación y la fobia de la cultura antiguamente dominante, pasa si por el enriquecimiento mutuo, por el ínterculturalismo constructivo, pluralista y creador.

Sépanlo los autócratas del Sur, en Canadá aun sin ser un ejemplo impoluto, ¿alguien podría serlo? Se vive en paz y armonía con todas sus herencias y con todos los nuevos aportes.

En Canadá señores amamos a la España de Paco de Lucia o de Victoria Abril o de Ana Belén, o de Joaquín Sabina, o de Almodóvar o de Bigas Luna, o de Zapatero, ¡o hasta la de Rajoy, Pujols y Fraga, Julio Iglesias y Sarita Montiel!

Todas las Españas son nuestras, las llevamos dentro. De todas las Españas somos, nos lleva en su recuerdo. ¡Crezcan por favor! Y sobretodo dejen crecer a los pueblos que dirigen aun, sin tutelas, sin imposiciones lo van a lograr y ¡os sorprenderán!

Publié par : lettresdemontreal | octobre 4, 2009

“Todo Cambia” …se nos fue la Mercedes Sosa

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Sea este mi homenaje a la Mercedes Sosa, aquella que nos hizo y hará recordar siempre, que en el Sur somos algo más que adoradores de tótems impuestos, algo más que coderitos en las espaldas de un “salvador”, que el pensamiento dialéctico y complejo se apodera irremediablemente de los hijos de esa América sufrida y que con esas nuevas armas de pensamiento lograremos bien pronto la verdadera independencia, la de la soberanía de las ideas, múltiples y coexistentes, para tomar de una vez por todas nuestros destinos en las manos de los más y que los menos que nos someten, se vayan a predicar a sus “iglesias” políticas, religiosas, elitistas, las que sean.

Cambia lo superficial
Cambia también lo profundo
Cambia el modo de pensar
Cambia todo en este mundo

Cambia el clima con los años
Cambia el pastor su rebaño
Y así como todo cambia
Que yo cambie no es extraño

Cambia el mas fino brillante
De mano en mano su brillo
Cambia el nido el pajarillo
Cambia el sentir un amante

Cambia el rumbo el caminante
Aúnque esto le cause daño
Y así como todo cambia
Que yo cambie no es extraño

Cambia todo cambia
Cambia todo cambia
Cambia todo cambia
Cambia todo cambia

Cambia el sol en su carrera
Cuando la noche subsiste
Cambia la planta y se viste
De verde en la primavera

Cambia el pelaje la fiera
Cambia el cabello el anciano
Y así como todo cambia
Que yo cambie no es extraño

Pero no cambia mi amor
Por mas lejo que me encuentre
Ni el recuerdo ni el dolor
De mi pueblo y de mi gente

Lo que cambió ayer
Tendrá que cambiar mañana
Así como cambio yo
En esta tierra lejana

Cambia todo cambia
Cambia todo cambia
Cambia todo cambia
Cambia todo cambia

Pero no cambia mi amor…

Publié par : lettresdemontreal | septembre 28, 2009

Acuerdos del 1er Encuentro de bloggers latinos en Montreal

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Estimados amigos de la Blogosfera,

El sábado pasado tuvo lugar en el marco de las actividades de Latinarte (a quien agradecemos las fotos), el 1er Encuentro de bloggers latinos en Montreal en el Café L’Étranger, de la más centrica y concurrida calle de Montreal: la Sainte -Catherine.

En un ambiente de descubrimiento mutuo y colectivo, compartiendo nuestras experiencias y expectativas, todas diversas y enriquecedoras: cubanos, colombianos y peruanos tomamos los siguientes acuerdos:

1. Realizar un Taller de entrenamiento en las herramientas de la actividad blogger, para superación y autosuperación de los que asistimos y los que quieran unírsenos.

2. El periodico comunitario Directorio Comercial se comprometió a apoyarnos con una sección en su publicación ofrecida a los bloggers latinos de Montreal.

3. Intercambiar hipervinculos entre los asistentes, desde ya “Red de Bloggers latinos de Montreal, Quebec y Canada”.

4. Realizar un 2do Encuentro de Bloggers latinos en Montreal el próximo año 2010.

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Pronto estaremos publicando más detalles del evento y de los participantes. Gracias a las dos Natalias, a Isbel, a Victor, a Sergio, a Miguel, a Everardo, al Charlot que nos hizo ameno y de gran calidad artisitica el encuentro, gracias a todos, y en especial:

¡Gracias a Montreal!

Publié par : lettresdemontreal | septembre 25, 2009

PRIMER ENCUENTRO DE BLOGUEROS LATINOS EN MONTRÉAL

En el marco de LatinArte, evento de la cultura latina en Montreal, se celebrará el próximo 26 de septiembre del 2009, el Primer Encuentro pancanadiense e internacional de Blogueros Latinos.
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¿Eres latinoamericano? ¿Tienes un Blog? ¿Quieres compartir tu experiencia? LatinArte te invita a participar en este primer encuentro de blogueros en Montreal, en los albores de esta nueva era del periodismo digital.
Nos vemos en el Café L’Étranger, en el 680 de la calle Sainte Catherine Ouest de Montréal, a las 17:00 del sábado 26 de septiembre del 2009!
Publié par : lettresdemontreal | septembre 7, 2009

La Grande Noirceur y el Quinquenio Gris : 50 años aquí y allá.

DuplessisCastro

Entre Québec y Cuba ha habido y siguen habiendo muchas similitudes, para bien y para mal…también para peor. Pueblos latinoamericanos vecinos de otros anglosajones, inmersos o en constante relación conflictual con aquellos… “tan cerca de los Estados Unidos y tan lejos de Dios”, dice los mejicanos, “tan dependientes de los ‘prohombres’ en nuestra historia y tan indefensos ante ellos” podrían decir quebequenses y cubanos.

Québec después de la “Revolución tranquila” de los 60 se ha venido emancipando y hoy es una sociedad casi futurista (para las mayorías hambreadas del Tercer Mundo en todo caso) Cuba por su parte retrograda con cada día que pasa…”tan sometida a los Castros y con tanto cubano que sale echando”…actualización del proverbio propuesto.

Pero hablemos de esos momentos históricos teñidos de tonos opacos que han marcado la historia de las dos naciones (este es el término políticamente correcto para referirnos a ambos pueblos, en Québec porque es provincia canadiense y en Cuba porque el estado es una ficción completamente ineficaz, sin legitimidad popular y democrática.

En Québec el “reino” de 18 años de Maurice Duplessis (cuyo deceso arriba hoy al cincuentenario) fue “épocal”. Primer ministro de la proncia entre 1936 y 1939 y luego de 1944 a 1959, reelecto 6 veces (por una voluntad popular muy “ayudada” de sargentos políticos que recuerdan en mucho las elecciones “libres” cubanas) fue al mismo tiempo el gobernante mas autoritario y de derechas que recuerda la historia quebequense. Los huérfanos de Duplessis, ¿por qué será que los políticos de los extremos se ensañan con los ninos?, esos huérfanos fueron a parar a sanatorios mentales por “falta de camas en los orfanatos”, se imaginaran las consecuencias hasta hoy…

¿El anticomunismo estilo McCarthy?, pues si, Duplessis le aplico un “abrazo de oso” a los sindicatos y lideres obreros quebequenses en lo mas álgido de la Guerra fría. ¿Brutalidad verbal contra la oposición  y los periodistas? Si, Duplessis también sacó notas sobresalientes en esa asignatura. ¿Desprecio y humillación a sus correligionarios?, también, una vez le dijo a un ministro suyo en publico que se callara la boca, ¿Cuántas veces lo habrá hecho en privado? Mas pongamos una en su honor, Duplessis consolido la autonomía provincial de Québec la cual hasta hoy es una de las mas singulares en el Canadá, paso a la historia su frase celebre: “Cooperación siempre, asimilación jamás”. Pongamos dos a su favor: “El poder de poner impuestos es el poder de gobernar” también dijo el hombre que se casó con el poder (nunca con una mujer, ni hijos tuvo) Difícil no estar de acuerdo con ese enunciado, la historia contemporánea lo confirma fehacientemente. ¡Dialéctica de la historia! Los hombres que se apropian de la historia por periodos determinados, terminan haciendo cosas positivas, pues la sociedad los mueve sutilmente a ello.

Los extremos se tocan, todos lo sabemos. Esta enumeración de desgracias que se abatieron sobre la nacion quebequense en una época oscura de su historia y de la del mundo, la llaman La Grande Noirceur, o lo que es lo mismo La Gran Oscuridad. Como entenderán es imposible para un cubano que puede permitirse el lujo de opinar, no asociar este periodo histórico de Québec con nuestro Quinquenio Gris, eufemismo de Ambrosio Fornet para referirse a la nauseabunda negrura que con intervalos de “grisura” ha invadido la vida social cubana desde la “Ofensiva revolucionaria” de 1968 hasta nuestros días. Una política que tiene sus orígenes en la cultura política gangsteril de la generación de gobernantes cubanos que se autodenomina “histórica”.

Escuelas (cárceles) en el campo, anticapitalismo y antiimperialismos de opereta, para mantener al pueblo lejos de los medios de producción y “vacunado” contra tradiciones nativas o influencias foráneas de libre empresa. Represión brutal o sutil (todas las formas son validas) de cualquier tipo de oposición, claro que en este caso las palabras al uso serian: “mercenario”, pro-yanqui”, “anexionista”. Periodismo servil y amordazado hasta hoy, purgas sistemáticas en la elite gobernante de segunda clase (los desechables y no “históricos), mas pongamos una también a su favor: Cuba salio del anonimato político mundial bajo este “reino”. ¡Dialéctica de la historia!

Todo esto y mas hacen que La Grande Noirceur y el Quinquenio (x 10) Gris sean periodos históricos similares, no en sus colores políticos sino en sus resultados sociales. Hay, eso sí, una diferencia cardinal entre Duplessis y Castro y es que el primero dejó un país prospero a un precio social elevado, el segundo deja un pais en ruinas, a otro precio social elevado.

Québec pudo hacer su Revolución tranquila y poner a Duplessis en su justo lugar en la historia, el de una incomoda silla virtual. Cuba, yo quiero creerlo, también será capaz de hacer su similar Revolución ó quizás mejor su Evolución tranquila, una especie de Descastrización pacífica, y pasar a otra cosa, de preferencia a la era de la reconstrucción de nuestras democracia y economía, para que los Duplessis y Castros de este mundo, sólo se conozcan a través de los libros de historia.

Publié par : lettresdemontreal | septembre 4, 2009

El « brillante » calculo económico azucarero de los Castros

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La noticia la trae la BBC, el precio del azúcar está en alza, y Brasil es el gran beneficiado. Parabens para vocé Brasil e parabens para vocé Lula!

Aquí se aplica el viejo  proverbio portugués: Vocêganha o que você merece.

¡Que bien merecido!, y sobretodo ¡que ganancia tan justa!, pero no porque la India esté en desgracia, (sequías y malas cosechas la acosan), ese no es el punto. El punto es que en el continente americano solía haber una isla que era el mayor productor mundial del dulce grano, ¿se acuerdan?, la siempre fiel Isla de Cuba, desde los tiempos de la colonia era el azúcar la riqueza que hacia el país, “sin azúcar no hay país”, solían decir los políticos cubanos…para bien o para mal.

Si bien hacia la década del 50, la reducción de la cantidad centrales azucareros, ya era algo que venia haciéndose desde hacia tiempo, recuérdese que por una parte este fenómeno estuvo motivado, por los avances tecnológicos aplicados a la industria durante esas décadas y por otro, como señala Marifeli Pérez-Stable:En la década de los cincuenta la producción azucarera superaba los niveles anteriores a la gran depresión, pero el tonelaje per cápita develaba el agotamiento del sector: en los años veinte se producía una tonelada por habitante mientras que en los cincuenta sólo 0.86. La renta anual per cápita oscilaba con los vaivenes azucareros: hubo una caída del 2.5% durante la gran depresión, un aumento del mismo monto en los cuarenta y un estancamiento en los cincuenta”.

Con todo y eso y a pesar de una importante cita que esta autora aporta, cuyo origen es el Banco Nacional: “Cuba no puede continuar dependiendo casi exclusivamente del azúcar para el mantenimiento de su población, ni esperar soluciones del trato comercial favorable que nos den los Estados Unidos”. De lo que se trataba no era de liquidar la industria azucarera y abandonar de golpe y porrazo la fuente tradicional de divisas del país, se trataba de diversificar las producciones azucareras y no azucareras, para permitir darle al pais, “una estructura y orientación que permitan una distribución equitativa y adecuada de los medios de vida”. De eso se trataba.

Pero las cosas cambiaron mucho a partir del 1959,  y en particular después del estruendoso fracaso de la zafra de los 10 millones nunca alcanzados, el azúcar se convirtió para el reflexionador en jefe en un martirio que le zahería todos los años, una vez pa’arriba y una vez pa’abajo como el Tio Vivo, nunca daba pie con bola, se le escabullía la zafra como agua entre las manos y entonces decidió un día botar el muchacho, con el agua y la palangana, y todos los trastes por la ventana de la casa, llego a desmantelar la mitad de los centrales del país, por “obsoletos”, y venderlos como hierros viejos. Esta mentalidad de capitalismo primitivo y voraz es la que ha caracterizado a la gobernanza económica castrista, en lugar de promover la producción y dejar que los productores se beneficien, NO, “caca”, “eso no se hace”, lo que ha hecho y sigue haciendo es vender lo que no era suyo, explotar lo “confiscado”, sacarle el kilo a lo que “heredo”…la típica actitud del hijo inútil que hereda a papa, un propietario adinerado.

Un documento consultado[1], revela que actualmente:Según algunos expertos, uno de los problemas más graves del sector son los elevados costes de producción del azúcar debido principalmente a la ineficiencia de algunas de las pequeñas centrales azucareras. Para conseguir reducir el coste de producción, el primer paso que se dio fue el cierre de algunas de esas pequeñas fábricas mal explotadas e incapaces de aprovechar toda su capacidad.”

Lo que no dice ese documento es que la mala explotación no ha sido en ningún caso la responsabilidad de trabajadores y técnicos azucareros, sino de los administradores estatales, sometidos todos al arbitrario designio de un estado hipercentralizador e incapaz de administrar como se debe la economía de la isla.

Mas adelante ese mismo documento nos dice: “Con el fin de imponer la calidad se impuso[2] en el sector un ‘revolucionario’ sistema de retribución que vincula el sueldo de los trabajadores a la calidad de la caña recolectada y no a la cantidad. Los técnicos del Ministerio consideraron que este nuevo modelo estimularía a los productores para sembrar más variedad de cañas. La implementación de todas estas medidas se traducirán a medio plazo en la vuelta a cosechas de 7 millones de toneladas de zafra. Pero, las inclemencias metereológicas estropearon las previsiones del Gobierno, y sólo se recogieron 3,2 millones de toneladas”

¡Sería de risa si no fuera de llanto!, ¡siempre la culpa es del negro!, y si no del imperialismo, y si no del tiempo, ¡o de Rubiera! Pero nunca, entiéndase bien, NUNCA de cualquiera de los dos hermanitos de Biran.

Hoy vemos los resultados, Cuba hace tiempo dejo de ser la isla del azúcar y ya no es ni la sombra de lo que fue. Por otro lado países como Brasil, la India y China producen seis, siete, y ocho millones de toneladas anuales, compartiendo y manejando un mercado, que para el PIB de los tres es irrisorio, pero bien es sabido que ninguno de los tres desprecia ese centavo que hace el peso, por eso son o se están convirtiendo en países ricos.

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Você só ganha o que você merece…debió decirle el viejo Ángel Castro a su hijo mediano, en esa lengua gallega que tanto se parece al portugués, mas ¿le habría servido de algo?


[1] Servicio de información agropecuaria del Ministerio de Agricultura y Ganadería del Ecuador

[2] En la década del 90 (Nota mía)

Publié par : lettresdemontreal | septembre 3, 2009

Primeros pasos de… más de lo mismo

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Es innegable que el corresponsal de la BBC en La Habana es un buen periodista, Fernando Ravsberg ha hecho en Cuba el tipo de periodismo del que la misma isla carece vergonzosamente. Sus artículos son equilibrados, muy cercanos a la objetividad ejemplar (algo que en “aguas cubanas” es pez rarísimo y de aguas lejanas), su casi “sentimentalidad” hacia el tema cubano, le hace como ningún otro, el corresponsal extranjero que quizás mejor haya comprendido la esencia nacional del país en que trabaja, y por ende un factor de influencia entre gobernantes y gobernados, un “embajador” extraoficial de aquellos que quieren favorecer un mejor destino para los cubanos.

Hasta aquí el elogio, ahora viene la crítica. En su último post en el blog que sobre Cuba sostiene en el sitio de BBC mundo, Ravsberg analiza la reciente aparición de artículos críticos (a la “cubana” o sea y por este espacio de tiempo en que vivimos: a la castrista) sobre la realidad nacional, Juventud Rebelde, el Granma!!!, y mas aún el Noticiero de la TV, han sacado sendos reportajes, que como el mismo señala y lo parafraseo: la paradoja es que la aparición de “malas noticias” es la buena nueva.

Ravsberg se reconoce entre los optimistas ante este “fenómeno”, “de los que creen que un largo camino se inicia con el primer paso, si éste se da en la dirección correcta” se nota la influencia del rudo lenguaje oficial cubano, o quizás sea un guiño del periodista, algo así como: “denle, háganlo de verdad esta vez, sean coherentes”.

En todo caso, lo que no dice o no puede decir Ravsberg es que estos “amagos” de liberalidad ya se dieron en el pasado y resultaron siempre ser “pita que se lanza, para que muerdan los ingenuos”. Los ejemplos son tan numerosos que tan solo vale destacar el último: la convocatoria del 2007 a plantear los problemas por parte de la población en reuniones de circunscripción, para preparar un congreso del partido, ese que ni se celebra, ni se va a celebrar. Planteamientos que hasta el día de hoy se guardan en la última gaveta de ese castrismo de senectud y cancaneo, pero rigidez e intransigencia como las del primer día.

Una sociedad no se liberaliza desde arriba Ravsberg, como no se hacen revoluciones desde las poltronas del poder. Desde esas poltronas se diseñan y se ordenan la ejecución de políticas represivas, disuasivas, manipuladoras, todo con el único y “lógico” objetivo de mantener vigente ese poder, a eso se le llama “razón de estado” y para los que no somos ingenuos, es la personalísima “razón” de los que detentan en un puño los destinos de 11 millones de cubanos desde hace 50 años.

Para la renovación de la nación cubana hace falta una carga, una como aquella que pedía Ruben Martinez Villena, la de matar bribones, para acabar la obra de las revoluciones, para vengar los muertos que padecen ultraje, para limpiar la costra tenaz del coloniaje.

Las cargas de este siglo XXI no tienen que ser necesariamente como las del XX, en algo debemos diferenciarnos, la violencia ha sido endémica en la historia nacional, el civismo y la conciencia popular son los que más han sufrido con esa cruz. Esta carga del siglo XXI deberá ser de civismo y de exigencia de los millones que dentro y fuera de Cuba queremos, exigimos y seguiremos luchando, cada cual a nuestra manera y con nuestras fuerzas, por el CAMBIO, ese que lleve a nuestra sociedad y nación a un futuro de democracia y de participación ciudadana soberana, en los destinos del país, de una vez y para siempre.

Publié par : lettresdemontreal | septembre 2, 2009

La filosofía “Qulliq”

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Conversando recientemente con un buen amigo y compatriota de Montreal, el escritor César Reynel Aguilera, introduje y exploré un tema en el que ambos coincidimos, es un reflejo de una visión compleja del mundo.

El pueblo Inuit, del norte quebequense y canadiense, desde hace milenios ha iluminado y calentado las duras noches de invierno dentro de sus igloos, con una lámpara de aceite de foca que ellos llaman “Qulliq”.

El procedimiento consiste en hacer una oquedad en una piedra saponita (también conocida como creta hispánica), llenarla de aceite de foca o ballena, y con la ayuda de un pequeño palito o trozo alargado de la misma roca, mantener el fuego a través de varias pequeñas llamitas que es preciso alimentar constantemente. Es una ocupación eminentemente femenina y suele tener además un carácter ritual.

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Hasta en el escudo de la provincia canadiense de Nunavut, figura este objeto tradicional de la cultura esquimal. Allí junto al Inukshuk, ese hombre de piedra que es tan frecuente ver en tierras de Inuits, para anunciar la presencia humana, o el paso de nuestros congéneres por esas solitarias y extensísimas tundras, se encuentra el Qulliq simbolizando el calor del hogar comunitario.

Se comprenderá que en un país donde el frío llega hasta muy entrados los -30 y -40 grados, el valor del calor es tanto o mayor que lo que puede ser el del oro en la cultura occidental. No es, sin embargo, la utilidad de iluminación y calor del qulliq la que nos ocupa en esta reflexión, lo es sí, su filosofía, su Ser múltiple y diverso.

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Notarán en las imágenes que acompañan a este texto las diferentes pequeñas llamitas que dan vida al fuego, tan diferente es este acercamiento a la forma y la concepción misma, siempre individual, de hacer luz[1] en Occidente. El desarrollo tecnológico nos llevó a reproducir por millones bombillas de un solo filamento, siendo la “ideología” detrás de esta instrumentalización de un invento, la de una sola fuente de luz, la de una fuente del conocimiento, la de una sola guía en la vida, en fin puro monoteísmo patriarcal.

El Qulliq nos ofrece otra perspectiva, la de lo pequeño, pero múltiple, la de la unión entre semejantes que hace la fuerza, la de la preocupación por todos y cada cual, para que la llama siga viva. Se puede apagar una, pero otra se alumbra con los restos de aquella y el aporte de otras, no hay que salir a comprar una nueva bombilla fuera del igloo, ni aventurarse en el frío que corta la respiración para reponer la perdida, basta con tener suficiente aceite de foca o grasa de ballena, mas una voluntad y paciencia proverbiales (o sea femenina) para darle el cuidado que precisa el fuego, ese pequeñito fuego que pareciera desaparecer en cualquier momento rodeado de tanto reto: hielo, viento, carencia casi total de combustible donde crecer.

Más nos valiera mirar atentamente la experiencia de las culturas que tantos siglos hemos menospreciado. Mucho aprenderíamos de ellas y ganaríamos en posibilidades de adaptarnos mejor a un mundo en constante cambio y evolución.

La filosofía del Qulliq parece decirnos: “Vean que sencillo es mantener el fuego, vean que lo que exige es diversidad y constancia” Ese principio, como todas las cosas que finalmente reconocemos geniales, son siempre simples, porque son también complejas, porque integran una adaptación al medio ambiente en que nos desenvolvemos, desde el respeto por la tierra, el mar, el cielo, la gente y uno mismo.


[1] En los dos sentidos: literal y figurado de la expresión.

Publié par : lettresdemontreal | août 20, 2009

Un concierto polémico y una convocatoria pública de la PNR

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¿Que puede unir a estos dos sucesos, podríamos preguntarnos, en la compleja y siempre polémica vida cotidiana de los cubanos?

Pues bien analicemos uno y otro por separado, para luego llegar a una conclusión común.

El planeado concierto de Juanes en la Plaza de la Revolución acompañado de Silvio Rodríguez y Amaury Pérez quiéralo o no este colombiano con buenas intenciones, es un espaldarazo al régimen que gobierna sin contesta alguna el país desde hace 50 años.  Pueden y deben hacerse intentos por hacer desbloquear, al menos culturalmente, la situación cubana y bienvenidas sean las iniciativas, pero ¿por qué en la Plaza de la Revolución?, ¿por qué con representantes del establishment cubano o ahora sugiriendo la participación de opositores, para “equilibrar”? (veamos que sale de todo ese dudoso intento).

La cosa va mal, el gobierno de La Habana no va a aceptar que Porno para Ricardo se pare en un escenario como ese a cantar: “No coma tanta pinga comandante”, (de imaginarlo ya me estoy riendo a carcajadas), pero a los grises funcionarios del Ministerio de cultura en Cuba y a los del Consejo de Estado, deben estarle dando dolores de barriga esa posibilidad. Por otro lado el exilio cubano tampoco dejara pasar que se le haga propaganda gratuita a ese gobierno sin protestar. No olvidemos que cada país tiene el gobierno y la oposición que se merecen, en la misma medida en que se es intransigente de un lado se es del otro, y eso es algo que deberían acabar de entender los que se acercan a la realidad cubana desde posiciones de un cierto “buen pensar” primermundista civilizado, para darnos lecciones de buena conducta.

Aquí tenemos entonces esta otra noticia: se necesitan con cierta urgencia agentes secretos en la policía cubana. No se ha procedido esta vez como antes, a un reclutamiento discreto, entre las filas de los incondicionales, en el “circuito interno” de “segurosos”, “ministeriosos”, “gente del aparato” y otra fauna colindante, sencillamente es urgente realizar operaciones de gran envergadura y garantizar la continuidad en el mediano y largo plazos. El régimen se prepara a mantener a la sociedad cubana bajo una vigilancia mucho más férrea (lógica conclusión de un modo de pensar y actuar que tiene 50 años de efectividad, ¿por qué cambiarlo?)

“Cuba necesita abrirse al mundo y el mundo necesita abrirse a Cuba”, nos repetía Juan Pablo II, ¡santificado sea el Papa polaco tan solo por esas sabias palabras!, pero él y todos nosotros sabemos que la tarea es difícil, y lo seguirá siendo mientras la intransigencia “revolucionaria” o “contrarrevolucionaria” sea la que siga primando en la realidad cubana.

Los cubanos no somos “bobos”, ni los del gobierno, ni los de la oposición, ni los del exilio. Bien sabido es que ése es el delito capital de lesa cubanidad.

“¡Déjense de boberías caballeros!”, parecen decirnos estos sucesos, “mas claro ni el agua”, “el domino esta trancao”…

Se puede hacer una interminable lista de refranes para describir esta situación, la misma que caracteriza la realidad cubana desde hace ya tanto tiempo, por eso, otra frasecita célebre les dejo: “que se cambie todo lo que tenga que ser cambiado”, ¿Quién la dijo?, ¿quien la dijo?, pues uno que nunca cambió nada y que se prepara para seguir en sus trece.

Vivir para ver.

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