Publié par : lettresdemontreal | février 3, 2010

Judas B. Mosé – traducteur de l’École de Tolède. XIIIe siècle.

Comme promis, voici un texte sur la traduction!

Judas B. Mosé ou Yehuda ben Moshe haKohen fut le médecin et l’un des principaux traducteurs du roi Alphonse X de Castille, appelé « le Sage ».

Alphonse X régna pendant 32 ans (1252-1284) et après la reconquête, des mains de Maures, des villes comme Tolède, Cordoba et Séville, très endommagées par la guerre, il encouragea les juifs à y déménager. L’empreinte culturelle de ce roi dans l’histoire d’Espagne fut énorme, et on parle ici de sa reforme de la langue castillane. L’Espagne passe sous Alphonse le Sage de l’oralité à l’écriture de sa langue locale. Les traductions des textes des sciences de l’arabe, du latin et de l’hébreu, contribuent à l’émergence du royaume de Castille et Léon comme le centre rayonnant du savoir, parmi les reste de la péninsule ibérique et ailleurs. Du point de vue militaire son règne fut plutôt stable, il reconquit Jerez (1253) et Cadiz (1262). Du point de vue économique et social il implémenta des reformes monétaires, stimula le peuplement des zones sinistrés par la guerre de reconquête, commanda la rédaction d’un code légal unique au royaume. Son règne néanmoins fut soumis à une importante rébellion des mudéjares en 1264 et à la fin de sa vie, la rébellion de son fils Sancho pour des raisons de succession.

La place d’Alphonse X dans l’historiographie contemporaine[1] sur ce période est aussi un sujet de grand intérêt[2]. La traduction au monde hispanique et en Europe en général lui doit un élan considérable, un d’ailleurs qui allait préparer les conditions intellectuelles propices à la Renaissance du XVe et XVIe siècles européens.

La proximité de Yehuda ben Moshe du roi se devait nos seulement au fait qu’il était le médecin personnel du monarque, même avant que ce dernier devienne roi, mais aussi au fait qu’il était un connaisseur de l’astronomie, sujet auquel s’intéressait Alphonse. Un proche ami de Yehuda ben Moshe : Don Yitzchak de la Maleha, fût nommé trésorier de la court, parmi d’autres juifs qui avait des postes-clés dans la cour de Castille. Cela ne voulait pas dire que le clergé catholique n’était pas hostile aux juifs, au contraire, à Castille comme dans les autres royaumes espagnols de l’époque les juifs étaient mal vus, malgré cela, Alphonse X les protégeait et se servait d’eux dans plusieurs fonctions de l’État castillan.

Yehuda ben Moshe haKohen traduisait de l’arabe, et de l’hébreu vers le castillan de l’époque et vers le latin du Bas Moyen Âge.

Mais l’activité traductive de Yehuda ben Moshe s’initie avant le règne d’Alphonse X. Il était rabbin à Tolède, et personne d’influence dans la communauté juive de la capitale castillane à l’époque. Déjà en 1231 il collabore à la traduction latine du « Livre d’azafeha » un traité qui verse sur un instrument astronomique de précision semblable à l’astrolabe, mais qui permettait d’être utilisé dans toute latitude terrestre.

Yehuda ben Moshe commence à travailler en 1243 au service de celui qui était alors le prince dauphin. Il traduit « Le Lapidaire » entre 1243 et 1250, avec l’aide de Garci Pérez, un curé chrétien.  Le Lapidaire est un traité médical et magique sur les propriétés des pierres par rapport à l’astronomie.

Il contribue à la traduction  du livre de Hady Abenragel, astrologue arabe de la fin du Xe siècle et début du l’XIe siècle : le « Libro conplido en los judizios de las estrellas » en 1254, du  « Libro de la ochava esfera » (1256), en collaboration avec Guillén Arremón Daspa (ou de Aspa).

À partir de 1259 et en collaboration avec le rabbi Isaac ben Sid (le Rabiçag des sources chrétiennes), il travaille dans la rédaction des Tableaux astronomiques d’Alphonse, qu’il a finalisé de compiler et de rédiger en 1277. Entre 1262 et 1272 il prit partie dans les observations qui ont contribué à la composition de ces Tableaux astronomiques.

Ben Moshe contribue également à la traduction du  « Libro de las cruzes » (1259) et la même année du  « Libro de la alcora ».

Ben Moshe participe à la révision et rédaction finale du
« Livre des étoiles fixes » en 1276. Écrit par Abd Al-Rahman Al Sufi autour de 964. Le livre fut écrit en arabe, bien que l’auteur soit probablement persan. Il fut une tentative de créer une synthèse du travail classique le plus populaire dans l’astronomie : L’Almageste de Ptolémée.

Dans son article pour TTR, « La traduction-appropriation : les cas des traducteurs tolédans des 12e et 12e siècles », Clara Foz attribue à Judas B. Mosé et à Ishaq B. Sid le rôle de « traducteurs en chef » dans la cours d’Alphonse X. Les traducteurs réalisaient en plus une tâche qui consistait « autant à accéder aux grands textes scientifiques et philosophiques hérités de la culture arabe qu’à opérer sur ces derniers des transformations visant à les faire accepter par l’autorité à laquelle les traducteurs étaient soumis…l’Église catholique au 12e siècle et celle d’un roi mécène au siècle suivant »[3]

Comme le remarque Clara Foz dans son livre Le Traducteur, l’Église et le Roi, « L’œuvre de Judas b. Mosé est donc considérable : il traduisit en romance cinq traités d’astronomie et d’astrologie écrits en arabe, participa à la rédaction de tables astronomiques et à la révision d’un autre ouvrage dans ce domaine; il présente en autre la particularité d’avoir travaillé, à ses débuts, vers le latin… »[4]

Conclusion

Alphonse X Le Sage fonda par la traduction la « culture espagnole » et Yehuda Ben Moshe était l’un des ses « généraux » dans cette campagne. Il est évident que sa fonction de médecin du roi ne lui a pas permis de s’occuper de la traduction en temps plein, comme d’autres traducteurs de l’École de Tolède plus productifs que lui, néanmoins je crois que son rôle est essentiel pour la compréhension des choix de traductions dans la cours d’Alphonse X. C’était justement sa proximité du roi qui l’a permis de proposer au roi et aux autres traducteurs des projets de valeur, et de « choisir » pour lui les projets de traductions les plus intéressants de son époque, de même que choisir ses collaborateurs, et cet dernier aspect en est un de spécial intérêt. Foz (1998) le signale d’ailleurs dans son livre ci-dessus cité, dans le texte sur ben Mosé, qu’il ne travailla jamais seul, et cela est un bon indice d’un esprit de la traduction orientale qu’aujourd’hui se revendique de plus en plus par les historiens et théoriciens de la traductologie. Raison alors de plus pour étudier en profondeur l’œuvre de l’un de ces traducteurs, comme c’est le cas de Yehuda ben Moshe ahKohen, qui firent le pont entre l’Orient et l’Occident, un pont en permanente besoin de maintenance.

Notes

[1] Voir: Norman Roth. Jewish Collaborators in Alfonso’s Scientific Work, sur: http://libro.uca.edu/alfonso10/emperor5.htm

[2] Des nombreux symposiums, des colloques, des expositions et des publications se sont materialisés lors des 700 ans de sa mort. Voir : Larry J. Simon, Jews in the Legal Corpus of Alfonso el Sabio. Sur: http://escholarship.org/uc/item/7g82w5fs

[3] Clara Foz « La traduction-appropriation : les cas des traducteurs tolédans des 12e et 12e siècles », TTR : traduction, terminologie, rédaction, vol. 1, n° 2, 1988, p. 58-64, p. 62. Aussi sur : http://id.erudit.org/iderudit/037018ar

[4] Clara Foz, Le Traducteur, l’Église et le Roi. Les Presses de l’Université d’Ottawa. 1998. p.74

Bibliographie:

  1. Los intelectuales en la corte alfonsí. El saber y la literatura al servicio de la monarquía. (Publication : Georges MARTIN, « Los intelectuales y la Corona : la obra histórica y literaria », in : Alfonso X y su época, (Manuel RODRÍGUEZ LLOPIS, dir.), Murcie : Carroggio, 2002, p. 259-285)
  2. Clara Foz, Le Traducteur, l’Église et le Roi. Les Presses de l’Université d’Ottawa. 1998.
  3. Carlos Alvar y José Manuel Lucia Megias. Diccionario filológico de la literatura medieval española: textos y transmisión. Editorial Castalia S.A., 2002.

Web

1. Rabbi Yehuda Ben Moshe HaKohen. The Jewish Physician of Toledo, sur: http://www.chabad.org/library/article_cdo/aid/112510/jewish/Rabbi-Yehuda-Ben-Moshe-HaKohen.htm
2. Article: Yehuda ben Moshe, sur: http://es.wikipedia.org/wiki/Yehuda_ben_Moshe
3. Norman Roth. Jewish Collaborators in Alfonso’s Scientific Work in Robert I. Burns, ed., Emperor of Culture: Alfonso X the Learned of Castile and His Thirteenth-Century Renaissance Culture, sur: http://libro.uca.edu/alfonso10/emperor5.htm
4. Article: Alfonso X de Castilla, sur : http://es.wikipedia.org/wiki/Alfonso_X
5. Article : Escuela de traductores de Toledo, sur : http://es.wikipedia.org/wiki/Escuela_de_Traductores_de_Toledo
6. Article : Lapidario, sur : http://es.wikipedia.org/wiki/Lapidario
7. Herminia Provencio Garrigós, José Joaquín Martínez Egido (coaut.) La época alfonsí y los inicios de la prosa castellana, sur: http://www.cervantesvirtual.com/servlet/SirveObras/01361734322369497865891/p0000001.htm
8. Clara Foz « La traduction-appropriation : les cas des traducteurs tolédans des 12e et 12e siècles », TTR : traduction, terminologie, rédaction, vol. 1, n° 2, 1988, p. 58-64, p. 62. Aussi sur : http://id.erudit.org/iderudit/037018ar

Publié par : lettresdemontreal | février 3, 2010

¿Que más va quedando?

Una vez más, la noticia es para desamparar a los “optimistas”, para “cortar por lo sano” y para que “nadie se equivoque”…se acabaron los subsidios laborales, se acabaron los subsidios a los enfermos del VIH, ¿que más va quedando, se puede preguntar uno, en esa Cuba del 2010?

No mucho, parece ser la respuesta, casi nada, o más bien NADA en particular, que permita justificar la continuidad del autoritarismo, del estancamiento económico, del crecimiento exponencial de la deuda externa y del amordazamiento de la opinión publica isleña.

El gobierno de la Habana sabe que esas medidas no son populares, sabe que se juega el todo por el todo con la implementación de esa camisa de fuerza a un pueblo que ya tiene moretones por todos lados, que “boquea” como pescado fuera del agua y que no tiene espíritu de Claria, porque no se ha concebido ni en Asia, ni en la Antártica, esos continentes que ofrecen al mundo ejemplos de animalejos que han evolucionado en condiciones extremas y que cuando son “exportados” a otros medios naturales arrasan con la flora y fauna locales…como pasó en Cuba con ese monstruo, que no pez.

Eso es lo que le ha sucedido y sigue sucediendo en la Cuba posterior a 1959. La Claria en jefe que llegó entonces al poder comenzó un proceso de eliminación de la diversidad y la riqueza sociopolítica isleña, que nos ha dejado en la inopia actual. Si algún crimen de lesa humanidad contra el pueblo cubano ha cometido el señorito de Biran ha sido el de homogeneizar de tal manera a una buena parte del pueblo cubano, que la única manera de seguir siendo fiel a uno mismo ha sido desde entonces el exilio. Claro que hay gente brava que resiste y que protesta allí adentro, pero ¿que pueden ellos contra el estado mas militarizado y con los servicios policíacos y de vigilancia mas infiltrados en todo el tejido social, de la América latina entera?

Como la Claria en Cuba o como la Carpa asiática en varios ríos norteamericanos, ese “sistema” de gobernar un país “fabrica su propio sepulturero”, (¡que casualidad, antes los clarios del CC PCC decían que era el capitalismo el que lo hacia!), y lo hace porque consume todas las fuerzas que son capaces de darle continuidad a la vida económica y social del país. Su funcionamiento es similar al avance de las células cancerosas en un organismo vivo. El cáncer vence al cuerpo para morir con él.

¿Que más va quedando cuando la salud publica es una sombra trágica de lo que fue?, que mas va quedando cuando la educación se degradó hasta el nivel que las nuevas generaciones perdieron todo interés en los estudios?

Va quedando que los cubanos nos despertemos de esta pesadilla y nos digamos ¡basta! Va quedando que se cambie de gobierno y comience la reconstrucción de la vida, de la familia, de la economía, de los hogares, de las relaciones con nuestros vecinos.

Va quedando que Cuba se de la posibilidad de pasar a otra cosa, porque la obstinación es, como decía Henri-Frédéric Amiel: “la voluntad que se afirma sin poder justificarse; es la persistencia sin motivo plausible, es la tenacidad del amor propio que se constituye en tenacidad de la razón o de la conciencia. » Y de ese “medicamento” hemos tenido suficiente los cubanos.

Haití vive el Apocalipsis y en Cuba Santa Bárbara truena. En la mitad haitiana de la Hispaniola, a la que ya se le puede llamar tierra-mártir, se “vive” el fin del mundo y en la mayor isla del Caribe, la degradación alcanza el antiguo “flamante” hospital psiquiátrico de La Habana, más conocido como Mazorra. ¿Que importa si fueron 26 o 30 los muertos por el frío y/o la desidia?, ¡un solo muerto por esas razones hubiese sido demasiado!

“Si ves las barbas de tu vecino cortar, pon las tuyas a remojar”, dice el refrán, y los cubanos deberíamos apurarnos a hacerlo, los indicios de la desgracia son insistentes y la irresponsabilidad, el inmovilismo, la “flojera” y la terquedad de los gobernantes en ambos países es sencillamente una afrenta a la humanidad de cada uno de los ciudadanos de esos dos países vecinos y hermanos. En aquella primera republica caribeña el gobierno se esfumó sencillamente, cuando más se necesitaba y en la isla grande el gobierno hace años permanece inmóvil, “concentrándose” en reprimir todo intento de sus ciudadanos por darle un camino diferente o tan sólo menos ineficaz, al rumbo de la nación.

Haití desfallece y Cuba no puede sino casi que “presenciar” el espectáculo, ceder espacios aéreos, enviar dos o tres médicos “simbólicos”, ni un kilogramo de alimentos*, pues no dispone de los necesarios, ni siquiera para alimentar a sus enfermos mentales, que se les mueren literalmente en los hospitales por causa de un vientecillo invernal del Norte.

Todo país debiera darse una política a la medida de sus medios y no de las ambiciones de sus gobernantes. Este es un asunto de mero pragmatismo político y/o de simple sentido común, sin embargo los cubanos, desde hace ya 50 años, estamos sumidos a los designios de un señor que se cree el “salvador de la tierra” y por ende, como alguien debe pagar por esas ambiciones, pues ahí están los 11 millones de cubanos para hacerlo, mas aún, cuando estos ya son física y moralmente incapaces de seguir “sirviendo a la causa” a la altura de las exigencias materiales de ese “líder” y sus secuaces, pues aquí estamos los 3 millones del exilio para seguir “financiando” indirectamente el mesianismo castrista a través del envío de remesas, lo que hacemos y haremos evidentemente, para permitir la sobrevivencia de los que dejamos detrás.

El desastre de Haití es premonitorio de muchas cosas por venir en el Caribe. EE. UU. está ocupando mayoritariamente la dirección y organización de todos los espacios vacíos: aeropuerto, policía, ministerios, puertos y hospitales, etc. Alguien debe hacerlo y ellos son capaces. Cuando una sociedad se encuentra en desorganización total, en el concierto de naciones y estados que le circundan y siguiendo la repartición tacita que establece la geopolítica, el más fuerte se toma el derecho en sus manos, pues la soberanía del país es letra muerta si su gobierno y fuerzas del orden no están presentes.

Sírvanos de advertencia a los cubanos. El esquema es muy claro: luego de una dictadura  “de por vida y hereditaria” de los Duvalier, Haití cae en la anarquía estatal y social, las desgracias naturales no hacen sino reforzar el efecto devastador de los ciclones políticos y sociales, y un terremoto-bomba atómica le da el tiro de gracia a la nación.

Demasiados puntos en común acercan a Haití y Cuba. Reforcemos los históricos y culturales y alejémonos de los políticos. En ello nos va la vida como nación.

*Postcriptum: Hoy 17 de enero, Prensa Latina acaba de publicar la noticia de la llegada a Haití de un avión cubano con « decenas de toneladas de alimentos, agua, avituallamiento y medicamentos », más 32 médicos que se unen a los 400 existentes.  Si esos alimentos son para el pueblo haitiano o para sostener con fuerzas propias a los médicos cubanos en su humanitaria labor, no se sabe, y debieran decirlo. Haití y la comunidad internacional no merecen ese tipo de manipulación. Algún día los dirigentes de La Habana comprenderán que andar con la verdad por delante da mejores resultados que burdas elucubraciones. El milagro de que los 400 y tantos médicos cubanos estén vivos es lo que habría que destacar, al parecer tan solo hay un estudiante de maestría oriundo de Cuba que se encuentra herido grave en Puerto-príncipe. ¿Que acciones esta tomando la comunidad haitiana en Cuba para ayudar a sus compatriotas?, ¿que posibilidades existen de acoger en familias cubanas a niños haitianos huérfanos? ¿Cuando la sociedad civil en Cuba se va a despertar del “sueño de los benditos” al que la obliga el gobierno? De todas estas cuestiones y muchas más nos harán hablar estas circunstancias trágicas. Cuba necesita el concurso del esfuerzo y talento de todos sus ciudadanos y no solo del dirigismo político de sus gerontocráticos gobernantes.

Publié par : lettresdemontreal | janvier 13, 2010

Ayudar a Haití

Haití esta en ruinas, en particular Puerto príncipe la capital, pero también Jacmel y muchos pueblos del Sur y sur occidente de ese país ya sufrido y hambreado antes y hoy simplemente: mártir.

Miles de haitianos han muerto. Se encuentran bajo los escombros o tirados en las calles, sin fuerza humana capaz de hacer respetar la dignidad humana que tuvieron en vida. Capaz de darles una sepultura que honre esas vidas tronchadas por la peor catástrofe natural en 200 años. Miles y quizas millones de sobrevivientes, esperan un vaso de agua, un pomo de leche, un pedazo de pan.

Canadienses, estadounidenses, haitianos de la diáspora, cubanos, todos debemos ayudar a Haiti, que cada cual según sus posibilidades y según su conciencia ayude a un pueblo que ha pagado demasiado tiempo por culpas que no tiene.

La Cruz Roja canadiense acepta diferentes tipos de donaciones, incluida una variante en linea. Es una vía segura de hacer llegar ayuda de primera necesidad.

Hoy es Haití, mañana puede ser Cuba, pasado mañana Canadá, nunca se sabe y todos estamos expuestos. Demasiado hemos forzado a la naturaleza, es hora de aflojar la presión. Demasiado nos hemos olvidado del prójimo y es hora de ser solidarios.

Que nos sirva de algo mejor que una campaña de turno esta experiencia.

Publié par : lettresdemontreal | janvier 2, 2010

Los Beatles es un buen comienzo para 2010

Mi último post del 2009 refleja el estado de espíritu de un año que aportó mas dudas que esperanzas. El primero de este 2010 que comienza va a ser portador de un poco más de optimismo, o al menos de humor, ya les digo por qué.

Acabo de ver un filme magnífico y lo recomiendo vehementemente: Across the Universe. Allí pude ver « en contexto » esta canción de Los Beatles que motiva este primer envío. Revolution. Léanla bien, sobretodo cubanos y latinoamericanos, encontrarán en ella muchas claves de comprensión de nuestras realidades.

Es probable que aquellos que quieren  hacernos escuchar tan sólo a  »Imagine » (¿quien puede dudar que es una magnifica canción?), les digan: « nooooo, Revolution no es la mejor canción de la banda maravillosa, hay otras mejores, más universales » y cosas por el estilo. Esos son los que les hacen estatuas y homenajes a Lennon y a la banda de Liverpool para apropiárselos, para mejor manipular a los manipulables, y nada menos que con la obra de músicos que ellos mismos prohibieron en su época!

Yo quisiera proponerles hoy que piensen y me digan si no es esta la mejor canción para hacernos pensar en Cuba y en el mundo de hoy.

¿Ustedes que creen?

Revolution

You say you want a revolution
Well, you know
We all want to change the world
You tell me that it’s evolution
Well, you know
We all want to change the world
But when you talk about destruction
Don’t you know that you can count me out
Don’t you know it’s gonna be all right
all right, all right
You say you got a real solution
Well, you know
We’d all love to see the plan
You ask me for a contribution
Well, you know
We’re doing what we can
But when you want money
for people with minds that hate
All I can tell is brother you have to wait
Don’t you know it’s gonna be all right
all right, all right
Ah
ah, ah, ah, ah, ah…
You say you’ll change the constitution
Well, you know
We all want to change your head
You tell me it’s the institution
Well, you know
You better free you mind instead
But if you go carrying pictures of chairman Mao*
You ain’t going to make it with anyone anyhow
Don’t you know it’s gonna be all right
all right, all right
all right, all right, all right
all right, all right, all right
* Aquí pueden poner el « muñecón » que prefieran, yo les propongo a los Castricos.
Publié par : lettresdemontreal | décembre 31, 2009

2010, ¿que nos espera?

En unas breves horas mas habrá comenzado ese año 2010 tan esperado, en particular para quienes 2009 será tan sólo un recuerdo amargo y yo diría que suman miles de millones los que piensan así. Igual un nuevo año es motivo de esperanzas y planes nuevos o renovados.

Esperemos pues que para las mayorías, estos nuevos 365 días sean algo mejores, que el mundo sea un lugar menos hostil a la vida y a la realización de los sueños y aspiraciones de los seres humanos, pero igual quisiera desear que se avanzara hacia el equilibro que le falta a la vida en general en el planeta. Es una utopía bien lo sé,  pero, ¿qué otra cosa se puede desear cuando sabemos que el camino que estamos siguiendo nos lleva a un callejón sin salida?

Copenhagen fue un fracaso, o un éxito insuficiente para las necesidades de la Humanidad. 2009 parece haber sido el año de los avances limitados, del inmovilismo consolidado, de las expectativas frustradas. Sin embargo pudo haber sido peor. Aún en estas horas finales hay quienes quieren « darse a conocer », cegando unas cuantas vidas mas, sacrificando a los suyos y los demás.

Si algo sobra en este mundo es la certeza de esos algunos que se arrogan el derecho de decidir por millones. Se escudan en ideologías, en « creencias » (las pongo entre comillas porque respeto a los verdaderos creyentes), o cuando es insuficiente la imponen mediante las armas, que para el caso es lo mismo. Hay miles de seres humanos que diariamente desfallecen porque nada se ha hecho por ellos, ni en su familia, ni en su comunidad, ni en su país, ni en el mundo.

No hay ningún indicio que 2010 vaya a ser cardinalmente diferente. Sin embargo quiero pensar (que no es lo mismo que creer), que hay ligerísimos indicios de un cambio. Esa misma cumbre climática de Copenhagen no ha sido del todo inútil, parece que algo se evidencia en el mundo de hoy después de ella, y es que fuertes y débiles, grandes y chicos saben que están todos en la misma caldera recalentada y que en ella cambios mínimos pueden ser suficientes para comenzar a perderlo todo.

2010 puede ser un año mas o puede ser un año diferente, no el del CAMBIO, pero sí el de la preparación para ese cambio con minusculas, que se necesita tan urgentemente: el de tomar conciencia por parte de cada uno, de que hay que dar pasos, de que hay que hacer algo…para poder sobrevivir…para que podamos ser sustentables, para que podamos seguir viviendo con una esperanza de legar algo mejor a nuestros hijos y nietos.

Feliz 2010 amigos, fuerte esperanza y mejor propósito de salir del impasse planetario, quien sabe si dentro de otros cien años esa ansiada descendencia se diga: ellos supieron reaccionar a tiempo.

Quizás no sea todavía tarde y todo pueda ser refundado, « con todos y para el bien de todos ».

Publié par : lettresdemontreal | décembre 24, 2009

Libre circulación de migrantes, pero también los cubanos!

Radio Canada trae la noticia:

« LULA ABOGA POR LA LIBRE CIRCULACIÓN DE LOS MIGRANTES EN EL MUNDO

El presidente brasileño, Luiz Inacio Lula da Silva abogó por la libre circulación de los migrantes en el mundo.  Las medidas discriminatorias y represivas son ineficaces, escribe el presidente Lula en el prefacio de un libro que acaba de publicar la casa de edición Emmaus International en París. El libro publicado el día internacional de los migrantes, el 18 de diciembre, contiene testimonios de 150 personas de 20 países diferentes, migrantes, responsables de asociaciones y trabajadores sociales. »

Fin de la cita.

Habría que preguntarle a quienes « gobiernan » Cuba si los millones de cubanos que vivimos en el exterior y que seguimos expuestos a sus « normas especiales » de entrada y salida (o ni entrada ni salida), no « entramos » para ellos, y valga tanta redundancia,  en esa categoría…

En todo caso voy a tratar de leer el libro que ha prologado Lula a ver si dice algo de nosotros, quizás si, y entonces los señores de la « Plaza de la Revolución », puede que tengan algo que decirnos, aunque sea para no seguir hundiéndose más en esos lodos de la cacareada « unicidad » del caso cubano.

Publié par : lettresdemontreal | décembre 10, 2009

¿Por qué reaccionó como lo hizo?

Por que Obama dijo esto:

“First, in dealing with those nations that break rules and laws, I believe that we must develop alternatives to violence that are tough enough to actually change behavior — for if we want a lasting peace, then the words of the international community must mean something. Those regimes that break the rules must be held accountable. Sanctions must exact a real price. Intransigence must be met with increased pressure — and such pressure exists only when the world stands together as one.”

Ya por ahí se dijo: “uf esto huele mal” y en efecto le huele mal a quien esperaba que Obama fuera el “blando” el que se dejara “meter el pie”.

Luego Obama subrayó la idea y dijo:

“The same principle applies to those who violate international laws by brutalizing their own people. When there is genocide in Darfur, systematic rape in Congo, repression in Burma — there must be consequences. Yes, there will be engagement; yes, there will be diplomacy — but there must be consequences when those things fail. And the closer we stand together, the less likely we will be faced with the choice between armed intervention and complicity in oppression.”

Ya por ahí se dijo: “casi que me menciona, el fuego esta cerquita… anda buscando la unión de los que con tanto esfuerzo he logrado dividir.”

Y el tiro de gracia lo dió casi enseguida después Obama, cuando dijo:

Only a just peace based on the inherent rights and dignity of every individual can truly be lasting.”

No seamos ingenuos, cada país defiende sus intereses, pero Obama ha sabido poner dentro de la defensa del mainstream de los deseos del planeta a los intereses de los Estados Unidos. ¿De que se trata?, pues de los derechos y la dignidad que exige para sí, para su familia, para su comunidad y para su pueblo,  cada ser humano.

Obama también dijo: « The absence of hope can rot a society from within. » ¿A que sociedad se habrá referido?, « seguro que no a la cubana »…es obviamente el pensamiento de uno solo de los que allí han nacido.

Los que piensen que sacrificando los derechos de algunos, ó quizás de miles, ó ¿por qué no?, de cientos de miles, ó ya que estamos ahí, ¡que importa!  ¡de millones!, se puede llegar a “cambiar el mundo” se equivocan. Se equivocan y se van al basurero de la historia. Obama lo comprendió, ¿lo comprenderán quienes se le oponen?

Algún día y seguro que ya será tarde.

Publié par : lettresdemontreal | octobre 30, 2009

Une nueva etapa de Lettres de Montréal

jorge-luis-borges

Comienza una nueva etapa en la vida de este blog, junto con artículos que irán saliendo de las entrañas de 44 años de experiencia cubana, mas casi dos de canadiense, van a aparecer desde ahora otros de un carácter diferente, esta vez del campo de la traductología, una disciplina que estudio actualmente a nivel de maestría y sobre la cual tengo mucho que decirles. Vaya entonces aquí este primer texto donde Borges es la estrella y sean siempre bienvenidos vuestros comentarios.

Commence une nouvelle étape dans la vie de Lettres de Montréal. Ensemble avec les articles qui apparaitront, « sorties des tripes » de 44 ans d’expérience cubaine, plus presque deux de celle canadienne, vont apparaître d’autres à partir de maintenant mais d’un autre caractère, cette fois-là il s’agit du champ de la traductologie, une discipline que j’étudie actuellement au niveau de maîtrise et sur laquelle j’ai beaucoup à vous dire. Voici ce premier texte alors où Borges est le « star » et vos commentaires seront toujours les bienvenus.

Texte: Ryan Fraser, “Past Lives of Knives: On Borges, Translation, and Sticking Old Texts”, in TTR, vol.17, no.1, 2004, pp.55-80.

Raúl Ernesto Colón Rodríguez
Université d’Ottawa

Parler de Borges pour un latino-américain, comme c’est mon cas, même s’il s’agit d’un compte rendu critique de lecture, semble toujours une tâche complexe et délicate. Complexe parce que Borges est en soi même l’un des meilleurs exemples d’une pensée complexe dans notre sous-continent, avec toutes les nuances que cela implique; délicate parce que lui-même fut souvent l’objet des critiques aigres d’un ou de l’autre bord de la vie sociale et politique latino-américaine. Il s’avère indispensable alors de prendre partie, et moi je prends partie du côté de Borges, dans son ineffable clarté méridienne vis-à-vis des autres. Deux exemples et je passe au sujet : à une question sur les communistes, il répond : « Je ne peux pas être d’accord avec une théorie qui prêche la domination de l’État sur l’individu. »; à une autre question sur les militaires argentins, il répond : « Les militaires argentins sont complètement fous…La réalité est bien plus terrible : ces « disparus » ont été séquestrés, torturés et assassinés. C’est un film qui finit très mal. »[1]  On n’a pas besoin de commentaires.

Fraser dans son texte analyse Borges d’après surtout une optique de la traduction et en particulier d’après l’histoire de la collaboration qu’a eue le traducteur états-unien Di Giovanni avec Borges, dans les dernières années de la vie du poète et écrivain argentin.  Le constat que Fraser nous fait du « nihilisme » de Borges est un point intéressant de départ. Dans sa maturité Borges veut se faire oublier, il est fatigué d’être lui-même. Il récrit mille et un fois ses textes dans une recherche de permanente actualisation, mais aussi d’autosuppression. Borges joue avec les sources, avec les conventions, avec tout ce qui est « établi » et derrière tout cela il y a une pensée que Fraser décrit, mais qu’il n’identifie pas : « there is nothing new under the sun », c’est le message de l’Ecclésiaste, du roi Salomon[2], ce livre biblique de sagesse impuissante et pessimiste que Borges d’ailleurs semble incarner tellement bien dans notre XXème siècle latino-américain, et qui lui couta l’anathème des utopistes furieux de son entourage intellectuel.

Le souci obsessif de Borges pour l’amélioration d’un texte, c’est dû aussi à son érudition, au fait qu’il se retrouve « mieux exprimé » dans les textes des autres, donc logiquement dans la traduction il trouvera un outil de renouvèlement qui n’a pas besoin de justification. Il y trouvera même la possibilité de récrire l’original, quand la traduction lui propose des coupures ou quand il écrit l’original d’après ce qu’il a pensé dans l’autre langue. L’image lui provient de cette possible traduction qui est en fait (elle se produit dans le cerveau du même Borges) en partie l’original. Il est curieux de constater dans ce contexte que Borges tout en reconnaissant les vertus de la langue espagnole, critique son usage. Dans une conversation avec Neruda et jouant à s’épater l’un à l’autre, Neruda lui dit : « On ne peut pas écrire en espagnol. » Borges lui a répondu : « Vous avez raison, c’est pour cela que personne n’a jamais écrit en cette langue. » Alors, Neruda suggéra : « Pourquoi ne pas écrire en anglais ou en français ? – Bon, (répond Borges) mais sommes-nous sûrs que nous méritions d’écrire dans ces langues ? ». Alors ils ont décidé qu’il fallait se résigner à continuer d’écrire en espagnol.[3]  Il y a ici une intertextualité[4] qui mériterait un développement à part. Borges à mon avis fait allusion au fait que l’espagnol est au moment où il parle dans un état de retard (vis-à-vis d’autres langues, et donc des cultures) par les produits de réflexion que ses détenteurs offrent. Il serait, parmi peu d’autres, l’exception qui confirme la règle.  Il y a un coté de Borges plus complexe encore et difficile de compréhension qui est son antihistoricisme. Fraser nous le fait voir à travers les fragments de ses conversations avec Antonio Carrizo, l’aspiration de Borges à un monde dépourvu d’un historicisme castrateur est quelque part aussi le reflet (à l’inverse) des aspirations utopiques de son époque. Anarchisme (influence de son père), éthique nazie (influence de Jünger), ce sont tous des éléments qu’il faut tenir en compte quand on analyse l’œuvre de Borges, parce que lui, il est allé chercher ce qu’il y avait de plus avancé ou reculé dans son époque. Il a consciemment voulu travailler avec les ingrédients de son temps, tel un alchimiste de la contemporanéité, toujours à la recherche de la pierre philosophale. Borges a aussi demandé d’être considéré « davantage pour ce qu’il n’a pas écrit que pour ce qu’il a écrit. C’est-à-dire, pour ce qu’il a gommé et qui se retrouve entre les lignes »[5].

Il semble claire que la collaboration d’un Di Giovanni-traducteur-recréateur avec un Borges-auteur qui ne veut plus l’être, et qui devient co-auteur de son propre œuvre, en fut une exceptionnelle. Peut-être ont-t-ils dépassés les limites du tolérable aujourd’hui? Sûrement, mais c’est toujours dans le laboratoire que les nouvelles formules voient le jour. Di Giovanni et Borges ont fait une magnifique représentation de ce qui peut être une autre forme de concevoir l’écriture et la traduction, pourquoi pas?

Notes:


[1] Les deux questions sont posées à Borges par Ramon Chao, lors d’une entrevue pour Le Monde Diplomatique. Voir : http://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/15501
[2] La paternité de ce texte attribué à Salomon est contestée par la critique contemporaine qui considère que l’Ecclésiaste fut écrit plutôt « aux alentours de 250 avant Jésus Christ par un intellectuel non-hellénisé appartenant au milieu du Second Temple de Jérusalem ». Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ecclésiaste
[3] Voir : http://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/15501
[4] L’intertextualité d’ailleurs est une permanente dans l’œuvre de Borges.
[5] Voir : http://www.monde-diplomatique.fr/2001/08/CHAO/15501

Publié par : lettresdemontreal | octobre 12, 2009

Dia de la Hispanidad – 2009

CristobalColonHabana

Es 12 de octubre y Radio-Canadá en francés nos deleita desde Montreal, con una muy pertinente selección de música que honra la Hispanidad. Victoria Abril canta maravillosos arreglos de canciones de Aznavour a lo flamenco, Vangelis “nos mete en la cabeza”  la imagen de Depardieu interpretando a Cristóbal Colón a la hora del desembarco en San Salvador-Guanahaní, hincando las rodillas en la arena, para agradecer a su dios cristiano o judío, quien sabe a estas alturas…

Nunca me he sentido tan satisfecho de ser heredero de la tradición española. Ella constituye la mayor parte de mi “ADN”, pero culturalmente es tan solo la mitad (esta lo africano y sobretodo lo mestizo en mi cultura cubana de origen) En Cuba, como en otros pueblos latinoamericanos “enfebrecidos” en el cultivo del odio y el frenesí, lo español se denigra, se oculta, se ignora o se arrincona.

La afirmación de lo autóctono, de lo indígena, de lo africano o mestizo no pasa por la negación y la fobia de la cultura antiguamente dominante, pasa si por el enriquecimiento mutuo, por el ínterculturalismo constructivo, pluralista y creador.

Sépanlo los autócratas del Sur, en Canadá aun sin ser un ejemplo impoluto, ¿alguien podría serlo? Se vive en paz y armonía con todas sus herencias y con todos los nuevos aportes.

En Canadá señores amamos a la España de Paco de Lucia o de Victoria Abril o de Ana Belén, o de Joaquín Sabina, o de Almodóvar o de Bigas Luna, o de Zapatero, ¡o hasta la de Rajoy, Pujols y Fraga, Julio Iglesias y Sarita Montiel!

Todas las Españas son nuestras, las llevamos dentro. De todas las Españas somos, nos lleva en su recuerdo. ¡Crezcan por favor! Y sobretodo dejen crecer a los pueblos que dirigen aun, sin tutelas, sin imposiciones lo van a lograr y ¡os sorprenderán!

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